Tariq Ramadan est l’avant-garde d’un projet de conquête islamique

Publié le 20 avril 2010 - par

J’ai fait passer cette lettre dans le courrier des lecteurs du journal Le Devoir, de Montréal (N° du 17 Avril).
A propos de la visite de Tarik Ramadan à Montréal, où, de retour des USA (1ère visite depuis son interdiction…) il a donné des conférences.

Masques

Durant l’Occupation en France, les Allemands avaient choisi, pour certaines régions réputées agréables à vivre (Bordelais, Champagne, le vin!), des gauleiters parfaits hommes du monde, francophones, redoutables séducteurs dont le but était de montrer aux gens que la germanisation à venir pouvait se fondre sans douleur dans un bain commun de cultures.

Monsieur Ramadan est de cette caste fort précieuse pour ceux qui entendent forcer leurs hôtes à changer un jour ou l’autre leurs façons d’être, de vivre et de penser, en fonction et dans le moule des leurs.
Je conçois et partage la colère de ceux, trop peu nombreux encore, qui ont pris la réelle mesure du danger, immense, qui nous enveloppe, exactement comme le font les cendres d’un volcan, paralysant peu à peu l’essentiel, en l’occurence et concernant la nuée ardente islamiste, nos esprits.

Quelques personnes, en France, ont commencé à débarrasser Monsieur Ramadan de son masque. Ils y ont du mal, pour deux raisons : la mollesse assez veule de nos grands médias et l’indifférence “vacancière” de la majorité du public.

Nous sommes en effet devant des méthodes de désinformation à côté desquelles les efforts des staliniens et de leurs sous-marins français pour nous présenter (à défaut de pouvoir nous l’imposer) leur avenir radieux font rétrospectivement figure d’aimables conversations de salon. Entre gens finalement de même culture. L’Europe d’aujourd’hui n’en n’est-elle pas l’heureuse conclusion?

L’Islam en passe de nous être imposé par ses représentants les plus impitoyablement sectaires est tout sauf cela, et ses agents accueillis chez nous avec les égards dus à d’authentiques démocrates sont tout sauf d’aimables partenaires avec qui l’on peut discuter à égalité des problèmes de nos sociétés.

Si l’on n’admet pas que ces gens sont à l’avant-garde d’un projet de conquête, je répète : si l’on ne se rend pas compte qu’ils sont des conquérants, alors, c’est soit que l’on n’a rien compris, soit que l’on ne veut pas comprendre, soit que l’on a compris mais que l’on accepte, d’ores et déjà, cette conquête et les hommes qui la préparent, la mènent et demain, la gouverneront.

L’Islam est un volcan demeuré longtemps quiescent après l’éruption commencée au VIIIè siècle et achevée en Espagne six cents ans plus tard. Nous sommes aujourd’hui face à un réveil dont la violence nous sidère au point que nous en sommes à chercher de bien faibles moyens de défense, empêtrés que nous sommes dans les grands principes qui fondent nos libertés. Notre goût pour le débat jusqu’à l’absurde, notre inclination à l’auto-flagellation, notre charge de culpabilité soigneusement entretenue par Monsieur Ramadan et par ses émules, sont les roues du Cheval de Troie désormais bien installé au milieu de nos cités.

Seul un sursaut de la Loi peut désormais nous permettre de prévenir le pire. Je dis bien, de la Loi et d’elle seule, qui évitera le basculement vers les extrêmes, de part et d’autre. Car ne nous y trompons pas : sans elle, nous irons inéluctablement vers l’affrontement civil, le pire de tous.
Mais pour faire appliquer la Loi, il faut des gens qui, comme on dit, “en aient”. Existent-ils? Certains le prétendent. Pour l’instant, ces guides civiques semblent occupés ailleurs. L’éruption est pourtant visible de loin!

Alain Dubos

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