Taubira vers le conseil constitutionnel : cela promet !

Publié le 19 mars 2015 - par - 2 016 vues
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TaubirajesuischarliePauvre, pauvre, pauvre Taubira, la rumeur bruisse : le gouvernement sera remanié après les toutes prochaines élections et… cette si brave, si noble et si sensible dame Taubira, serait de la charrette du ou des débarqué(s) du remaniement.

Mais ne soyons tout de même pas trop tristes

La malheureuse victime d’un insistant racisme produisant une perte de maroquin ministériel, se retrouverait, comme promue. Pour finir ses jours, sans trop avoir à se serrer la ceinture, celle que de méchants racistes appelaient la garde des baquets, -pour éviter un jeu de mots de cour de récréation d’école primaire de la troisième république-, serait exfiltrée, direction… le Conseil constitutionnel.

Ce ne serait pas mal, quand même

Ce ne serait pas exactement du bénévolat ; la patrie reconnaissante marquerait ainsi tout ce que le pays lui doit, en reconnaissant son inoubliable talent et son inlassable dévouement. La malheureuse victime du racisme pourrait ainsi couler des jours paisibles, à l’abri du besoin, en disant, de temps à autres, ce qu’est la loi au plan constitutionnel.

Mais d’autres méchants s’acharnent

Il m’est revenu aux oreilles d’autres bruissements. Que véhiculent-ils ceux-là ?

« La dame crie au racisme, dès qu’elle est mise en cause dans l’exercice de sa responsabilité gouvernementale ».

« Les journalistes et beaucoup de politiques, pratiquant la connivence, n’ont eu de cesse de crier eux aussi au racisme, quand tout cela n’avait rien à voir avec la couleur de peau, un peu plus sombre, de l’intéressée.».

Il m’est revenu aussi cet autre propos : Madame Taubira a enfourché le canasson de l’ancien ministre Georgina Dufoix. Comme elle, le slogan se résume à « ni responsable, ni coupable » !

  • Si le fusilleur d’écoliers de Toulouse avait été remis en liberté avant la fin de la peine à laquelle il avait été condamné, elle n’en est pas responsable
  • Si le demi-frère de Mehra a pu partir faire le djihad pour violer, décapiter, fusiller, Yezidis « hérétiques », Assyro-Chaldéens chrétiens, militaires Syriens et Irakiens, Kurdes, Irakiens chiites ou sunnites non djihadistes, pour mettre femmes en esclavage et en jouir comme des objets, si l’écolier à peine adolescent a pu quitter Toulouse et la France pour se retrouver dans «l’Etat » de Daesh et y exécuter à ses côtés, d’une balle dans la tête, un arabe israélien accusé d’être membre du Mossad
  • Si les frères Kouachi, si Nemmouche, si Coulibaly de l’Hyper casher, ont pu aller et venir, vaquer sans entrave et tuer, c’est certes parce qu’on les avait remis en liberté avant terme

Mais de cela, le ministre en charge des juges n’est en rien fautif. Ni responsable, ni coupable, vous dis-je, Madame le ministre Taubira !

Comme sa devancière, Madame le ministre Dufoix, qui avait laissé autoriser la mise en circulation, auprès des hémophiles, de produits sanguins infectés, Madame le ministre des juges n’est en rien fautive des dysfonctionnements du système judiciaire et encore moins de sa propre intention affichée et soutenue, contre vents et marées, d’amplifier les dits dysfonctionnement remettant en liberté des criminels endurcis devenant bourreaux djihadistes.

Comme Madame Georgina Dufoix, madame Christiane Taubira est une pure innocente. C’est une femme ministre, mais ni responsable, ni coupable !

Les familles des victimes passées et les familles des victimes prochaines du système judiciaire que Christiane Taubira défend et de celui qu’elle promeut, – amplifiant les facteurs qui ont permis aux Nemmouche, Mehra, Kouachi, Coulibaly, de préparer tranquillement leurs opérations de guerre, après avoir bénéficié de la grandeur d’âme humaniste de magistrats et du sommet ministériel- devront-elles, comme leurs devanciers, les parents des hémophiles infectés par l’incurie sanitaire gouvernementale, venir réclamer devant les tribunaux : Justice pour les djihadisés, mis à mort alors que leurs assassins auraient dû être derrière des barreaux ?

Devront-ils se heurter à un ancien ministre recasé pour nous dire, jusqu’à la fin de son existence, ce que doit-être ou ne pas être la loi ?

En attendant, continuons de dire, -c’est devenu une obligation quasi-légale- : Madame le ministre Taubira est un excellent ministre ; sans quoi nous allons nous faire poursuivre pour… racisme.

Szya Waldman

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