Taxe carbone : La décroissance mise en pratique pour se serrer encore plus la ceinture !

Finalement le Président a fixé la taxe carbone à 17 euros la tonne de CO2, après la mise en scène de la semaine passée où on a voulu le présenter en contradiction avec son Premier ministre selon un scénario bien huilé. Derrière ces faux-semblants on a trouvé l’excuse des arbitrages où les verts se sont encore illustrés pour justifier cette taxe injuste.
Une mise en scène qui a permis à ces messieurs d’arriver à leur fin, pour porter le prix de cette nouvelle taxe au niveau désiré, qui n’est d’ailleurs qu’une première étape. En attendant que les foules se révoltent contre cette énorme manipulation politique, la taxe alourdira le prix du litre de super sans plomb de 4 centimes (+ 3 %), soit 2,3 euros pour un plein de 50 litres, celui du diesel de 4,5 centimes (+ 5 %) et celui du fioul de 4,5centimes (+ 7 %).
Le gouvernement met en avant le fait que les prix des carburants ont davantage baissé depuis un an. Il est bien le seul à s’en apercevoir, car à la veille des vacances et des retours, les prix des carburants ont encore fait du yo-yo, pour flirter avec le pic qu’ils avaient connu lorsque le baril s’envolait l’année passée. Le prix du gaz augmentera de 0,35 centimes par KWh, soit un surcoût moyen de 60 euros par an. « La hausse du tarif du gaz atteindrait 7 % si la taxe carbone était intégralement répercutée lors des prochaines révisions de tarifs », indique l’Elysée.
Le coût global de la taxe (TVA incluse) s’élève à 2,7 milliards d’euros pour les ménages, soit 74 euros en moyenne par foyer fiscal. Selon les calculs de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), un couple vivant dans un appartement de 70 m chauffé au gaz paierait moins de 32 euros, tandis qu’un couple vivant dans une maison individuelle de 150 m chauffée au fioul paierait 132 euros par an. Pour un particulier parcourant chaque jour 100 km en voiture, le surcoût représente 122 euros par an.
Si les couches les plus modestes de la population sont touchées par cette nouvelle taxe, les classes moyennes sont particulièrement visées, une catégorie de la population qu’on est en train de tirer vers le bas sur tous les plans en les faisant payer en lieu et place des gros salaires et des riches qui peuvent compter entre autres, sur le bouclier fiscal. Un très mauvais signe pour l’avenir de notre société, pour laquelle ces classes moyennes représentent la possibilité d’une l’évolution sur l’échelle sociale. C’est un symptôme grave des effets de la crise et de la façon dont on oriente aujourd’hui notre société vers plus d’inégalités, entre autres derrière le prétexte de la taxe carbone.

Le coût ne sera « que » de 2 milliards pour les entreprises. 270 millions pour l’industrie (0,4 % de la valeur ajoutée), les entreprises les plus consommatrices d’énergie (verre, ciment, sidérurgie, etc.) étant exemptées de taxe, car déjà soumises au marché européen des quotas. La part additionnelle de la valeur ajoutée liée à la taxe atteindrait néanmoins 18 % pour la fabrication d’engrais et 5,7 % pour la chimie minérale et les matières plastiques. Pour le secteur tertiaire, le surcoût représente 570 millions d’euros (0,04 % de la valeur ajoutée), les plus exposés étant les cafés, hôtels et restaurants (0,13 % de la VA). Les secteurs de l’agriculture et de la pêche subiraient une ponction de 133 millions d’euros. Enfin, le secteur du transport devra acquitter 1,09 milliard de frais supplémentaires, assumés par les transporteurs français comme par les internationaux de passage (1,9 % de la valeur ajoutée pour le transport de marchandises interurbain).
Qui va payer aussi ces augmentations, le consommateur qui paiera ainsi deux fois. Un véritable hold-up digne des pires malfrats du capitalisme!
Du côté des changements attendus, l’Ademe estime que les émissions de CO pourraient diminuer de 4 % par rapport à la tendance (hors secteur soumis au marché des quotas), et de 14 % en 2020 avec une contribution relevée à… 54 euros. La consommation de carburants ne diminuerait cependant que de 1,25 % avec le prix actuel. L’impact serait plus fort sur les émissions de CO2 liées au chauffage (de 3 % à 6 %) et celles des entreprises (entre 3 % et 7 %).
Mais que représente les changements attendus à l’échelle mondiale en regard de ce qui apparaît comme une goutte d’eau si on considère l’énormité des émissions de pays comme la Chine ou l’Inde, pour ne citer qu’eux !
En réalité, la taxe carbone c’est la décroissance qui s’impose d’elle-même pour des millions de foyers français qui vont devoir se serrer la ceinture. On veut avec cette taxe changer les comportements, mais où sont les alternatives pour les banlieusards qui ne peuvent éviter de prendre leurs voitures, de banlieue à banlieue si mal desservies en Ile de France en transports collectifs, pour travailler ou chercher du travail. Et dans le dédale des taxes et impôts en tous genres qui grèvent le budget des ménages, où sont donc les moyens de se doter pour eux d’une voiture électrique pour la ville où elle peut seulement se trouver à être utilisée en regard des contraintes techniques actuelles, et une autre pour les grands déplacements du week-end ou des vacances ? Faudra-t-il économiser sur la sortie en voiture du dimanche après avoir déjà supprimé le cinéma ou la piscine ?
Les Cohn-Bendit, Hulot et consorts, demandent à ce que progresse cette taxe au plus vite à peine créée au nom de se mettre, selon ces bons apôtres, à la hauteur des enjeux. Voilà une bourgeoisie verte qui est sans complexe, appointant au système qui les met à l’abri du lendemain pendant que paient les autres, que souffrent des millions de familles paupérisées par la crise, avec cette taxe qui entérine une nouvelle injustice sociale à être la même pour tous peut importe sa richesse… C’est une logique de classe implacable et déjà vue !

De la grippe A à la taxe carbone : catastrophisme et principe de précaution contre la liberté de pensée

Dans l’émission « On n’est pas couché » samedi dernier sur France 2, le Professeur Debré qui dénonce les exagérations concernant la grippe A, qu’il présente comme bien d’autres spécialistes comme moins grave que la grippe saisonnière, devait s’exclamer pour donner une explication à cet emballement politico-médiatique : « : « Il est terrifiant le principe de précaution ! » Effectivement, et il est un domaine où il sévit particulièrement, derrière la thèse du réchauffement climatique qui nous promet la fin du monde si on ne renonce pas au progrès, mis en accusation permanente. Il faudrait régresser pour durer !
Eric Zemmour devait surenchérir à propos du réchauffement climatique. Ce sujet avait occupé la dernière émission avec la présence de Claude Allègre, présenté comme un iconoclaste à opposer des arguments à ce phénomène que l’on ne pourrait contester. Le journaliste devait signaler avoir reçu de nombreux mails de chercheurs lui présentant des analyses différentes concernant la thèse dominante en question, qui soulignent leur difficulté à se faire entendre derrière le bruit de cette nouvelle idéologie dominante dont le principe de précaution est un des avatars.
Il est de ce point de vue intéressant de noter que des chercheurs qui eux, ont accepté le principe du réchauffement climatique, proposent face à la taxe carbone une toute autre approche de la chose. Ils avancent qu’il vaudrait mieux s’adapter au lieu de lutter.
Le statisticien prône une adaptation alliée à une réduction progressive et non pas drastique des émissions de CO2 et précise que « le problème du réchauffement ne se produira pas dans le monde développé mais dans les pays en voie de développement ».
Une étude publiée par le statisticien danois Bjorn Lomborg et réalisée par des chercheurs italiens, conclut que limiter à 2°C le réchauffement climatique serait particulièrement coûteux et engendrerait une multiplication des taxes sur l’essence. Selon Bjorn Lomborg, ce projet pourrait diminuer de 12,9% le PIB mondial d’ici la fin du siècle. Autrement dit, sans même être sûr d’être sauvé du réchauffement climatique, la planète connaîtrait une catastrophe humanitaire à grande échelle bien réelle en même temps que la démographie poserait des problèmes de développement insolubles.
Investir dans des programmes d’adaptation au changement climatique, spécialement en direction des pays émergeants pressentis comme les plus touchés par le phénomène serait beaucoup plus rentable, estiment certains chercheurs. Un investissement de 10 milliards de dollars ferait selon eux gagner 16 milliards de dollars sur un siècle.
« S’il pleut moins, vous vous adaptez et vous utilisez le goutte-à-goutte. S’il pleut davantage, vous aurez plus de cultures et vous serez plus productifs » explique Bjorn Lomborg qui dirige le Centre de consensus de Copenhague. Il préconise la mise en place d’aides pour inciter les agricultures des pays en voie de développement à modifier leurs méthodes de culture mais aussi pour adapter les habitations aux changements climatiques à venir.
On voit que même du côté des défenseurs de la thèse du réchauffement climatique on propose des réponses différentes et qu’il n’y a pas en la matière une seule réponse.
L’écologie d’aujourd’hui est une pensée unique dangereuse à nous soumettre à une sorte de diktat qui pourrait nous conduire en vérité, à une des plus terribles catastrophes humaines de l’histoire !

L’écologie d’aujourd’hui, une pensée du sacré dangereuse pour l’homme !

Des changements climatiques n’ont cessé depuis l’origine de notre planète de se manifester, avec des périodes de réchauffements et de refroidissements, bien avant que l’homme ne foule la terre qu’il habite aujourd’hui. Le pire ici sans doute est que, derrière les thèses écologistes, on s’interdit de penser la planète comme vivante et poursuivant sa propre trajectoire à laquelle l’homme doit s’adapter pour survivre, pour s’émanciper et non s’y soumettre.
En l’espace de quelques années, les préoccupations écologiques ont envahi la scène publique et pèsent désormais lourd dans la vie politique française. Le consensus paraît total. Pour la communauté scientifique, le triomphe de cet «écologisme» n’est, hélas, en réalité qu’une défaite de la raison.
En 2008, la crise alimentaire mondiale est venue rappeler que l’espèce la plus menacée de la planète c’est l’homme. Face à ce défi, les savants ont une mission essentielle face à la montée des obscurantismes, faire entendre leurs voix à rebours des idées reçues sur ces questions qui engagent résolument l’avenir.
Seul ce qui est dans l‘ordre du sacré obtient ce statut qui est celui de la religion, tel que cette pensée unique et interdite d’opposition, que la thèse du réchauffement climatique qui a succédé à la théorie des trous dans la couche d’ozone qui devait nous réduire tous en cendres. Derrière l’enjeu d’un débat sur ce sujet
Dans ce contexte de crise du capitalisme à la recherche des moyens pour se continuer à tous prix qui pousse au repli de l’histoire, le retour du religieux n’est pas seulement dans le communautarisme mais aussi dans toutes les formes de la pensée, de l’écologie au principe de précaution et à l’obscurantisme ambiant, aux rancunes de la mémoire sacralisées, à l’icône de l’immigré comme exutoire des culpabilités.
Le chemin de notre liberté passe par briser cette pensée qui nous conduit vers le pire, à la défaite de l’homme !
Guylain Chevrier
historien

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