Le temps des murs va revenir en force

Couverture1-42023LeMurL’Empereur Hadrien, dans sa sagesse, avait fait construire un mur à l’extrémité nord de l’Angleterre pour empêcher les incursions des Pictes, mais aussi pour montrer que l’Empire devait se fixer des limites, matériellement concrétisées, et qu’il fallait se garder de vouloir étendre ses territoires à l’infini sous peine de le voir devenir ingérable.
L’Union Européenne oublie régulièrement son Histoire. Ou plutôt, elle la renie. Aussi n’a t-elle de cesse que d’étendre son territoire, non pour nous rendre plus forts face à d’éventuels adversaires, mais par une idéologie de l’ouverture inconditionnelle. Souvenez-vous: il ne fallait pas laisser Socrate à la porte.
L’adhésion de la Turquie est le serpent de mer qui régulièrement revient et nous donnerait, si elle se réalisait, des frontières avec la Syrie et l’Irak. Il semble d’ailleurs que si cette adhésion ne se concrétise pas, ce sera plus du fait de la Turquie qui y aura renoncé, que de l’Union Européenne qui semble incapable de savoir dire non, voire se réjouit de ce qui entraînerait la perte accélérée de notre identité.
Malgré tout, nous voyons de ci de là,  des murs s’ériger aux confins de l’infiniment expansible Union Européenne: Melilla, la Bulgarie, la Macédoine, la Hongrie. Ces murs, comme on s’en doute, vont à l’encontre des sacro-saints principes de l’UE et de la mondialisation, quand ils ne rappellent pas  les heures sombres de notre Histoire.  Comme le disait Angela Merkel à l’Irish Times :  » Nous avons dans notre histoire récente, réussi à abattre des murs. On ne devrait donc pas en remonter. »  L’Europe ne veut pas d’un nouveau rideau de fer. La fermeture de la frontière de la Hongrie avec la Serbie a fait plus particulièrement l’objet de critiques. Or, c’est principalement par la Serbie que les migrants, après avoir transité par la Grèce, arrivent par milliers aux portes de l’Union Européenne.
En amont, un pays est particulièrement exposé: la Macédoine. Les réfugiés, essentiellement syriens, arrivent en Grèce avec l’intention d’atteindre l’Europe du Nord. La Grèce, qui a bien d’autres chats à fouetter en ce moment, est même accusée de faciliter le passage des migrants, et de transporter ceux-ci directement à Gevgelija, à la frontière grèco-macédonienne.
Or, voilà que cette frontière, un temps gardée par des barbelés et des policiers, cède sous le nombre. Les autorités renoncent et laissent passer tout le monde. Il est certain que la Macédoine ne saurait à elle toute seule, servir de rempart au reste de l’Europe, surtout quand l’Union européenne ne fait rien contre l’arrivée des migrants, sinon vouloir les relocaliser dans les divers pays membres.
Ces derniers jours, on entre donc en Macédoine comme dans un moulin. Ensuite la Serbie et enfin, un pays de l’Union Européenne.
Les barbelés de Macédoine viennent de céder. De l’autre côté de la Serbie, le maillon fort que devait être le mur hongrois se fissure lui aussi. On voit bien combien il est difficile de lutter contre cette invasion migratoire quand d’un côté il y a le nombre et la détermination,  de l’autre un projet fou et le flou des limites territoriales, voire la volonté de les abolir.
Face à cette folie, il y a de ci de là quelques irréductibles. L’Italie, comme on a pu le voir est soumise à des pressions, voire des injonctions, internes et externes, de céder des chambres d’hôtels, des résidences secondaires, des villages désertés, afin d’y loger les migrants. Or, des élus italiens, membres de conseils municipaux ou maires de petites communes, sont bien déterminés à entrer en résistance. Nombreux sont ceux comme R. Bozzoni, maire de Pontevico, près de Brescia en Lombardie, qui s’insurgent contre des décisions prises sans la moindre consultation ni concertation avec les élus locaux et s’opposent avec leurs moyens à ces projets. Le maire d’Albettone, près de Vicence en Vénétie, Joe Formaggio, tel un Peppone, se dit prêt à construire un mur lui aussi, si les communes voisines accueillent des migrants.
On peut sourire.  Quelle chance de survie aurait un petit camp retranché? On peut hausser les épaules de lassitude. C’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer…
Et, pourtant, si c’était de là que viendrait l’espoir? L’UE est une machine folle. Nos dirigeants n’ont pas la sagesse d’Hadrien. C’est donc de la base, des terroirs, du peuple d’en bas qui garde son bon sens et de leurs élus locaux, que viendra peut-être le salut. Il n’est que d’observer chez nous le soutien que reçoivent de leurs administrés, des maires tels que Ménard ou Engelmann.
Alors, la solution, aussi dérisoire puisse-t-elle paraître, vient peut-être des petits villages d’irréductibles gaulois, transalpins ou cisalpins.
Ce matin-même, François Hollande vantait l’initiative personnelle de nos trois héros américains. Prenons le au mot. Osons l’initiative à notre modeste échelle, soutenons nos élus lorsqu’ils font une action salutaire, regroupons-nous : nous pouvons rejoindre un parti ou une association, à commencer par Résistance Républicaine, le rejeton de RL,  qui possède déjà un solide maillage local.
N’oublions pas notre Histoire. Et surtout, aujourd’hui et maintenant, construisons-là.
 
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Par chèque : 18 euros, à l’ordre de Riposte Laïque, BP 32, 27140 Gisors
 

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9 Commentaires

  1. C’est pas un mur qu’il faut c’est les virer a coup des pied au cul …….

  2. commençons par rétablir les frontières en dénonçant le traité Shenghen, après nous y verrons plus clair pour organiser la rémigration

  3. L’Empereur Hadrien, dans sa sagesse, avait fait construire un mur à l’extrémité nord de l’Angleterre pour empêcher les incursions des Pictes, mais aussi pour montrer que l’Empire devait se fixer des limites… et qu’il fallait se garder de vouloir étendre ses territoires à l’infini sous peine de le voir devenir ingérable. C’est aussi une notion de base en psychologie de l’enfant. Le problème des limites pose une question morale. Le mur est un symbole sur lequel on peut polémiquer comme avec le mur des « juges-cons ». Mais le problème des limites est nié par le trans-genre du lobby GOF-LGBT. C’est pourquoi le PS est à la remorque des « bobos-déconstructeurs » si incompétents en matière de matérialisme scientifique. Contre de telles dérives, la sagesse du judaïsme nous rappelle que « l’homme n’est pas la mesure de toute chose ». L’Empereur Hadrien, dans sa grande sagesse, a donc fait son devoir de nous l’enseigner…

  4. Bonjour,
    Les murs ne servent qu’un temps, un peu comme la Ligne Maginot ! Je ne suis d’ailleurs pas d’accord en terme de stratégie militaire avec l’image de la France coupée en deux par un mur. La réalité du futur champ de bataille de la guerre civile est en fait une « peau de léopard », des enclaves, qui existent déjà. Tactiquement, nous avons encore l’avantage, en effet, les souchiens patriotes ENCERCLENT les « taches ». Nous avons aussi un énorme avantage, la France est vaste, et la « zone libre » est inaccessible à une bande armée type Jihadiste. Tout le problème est de confiner les taches pour ne pas qu’elles ne se relient pas et d’éviter des métastases (ce qui est en cours avec la dispersion volontaire des « migrants »). Sinon, le scénario ISIS va se reproduire sur notre territoire. Il y a bien un général dans la salle qui va nous expliquer le reste. A ANGELINI. Capitaine de réserve.

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