Téter le téton à tout prix : seconde tétée

Publié le 23 avril 2012 - par - 5 989 vues
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Depuis de longues semaines de campagne électorale, nos candidats dissertent de sujets sérieux tels que l’emploi ou l’avenir de l’Europe, promettent monts et merveilles et que nos capacités intellectuelles commencent à saturer. Voyons  à quoi s’emploient les « savants » de l’islam.

Dans Téter le téton à tout prix (1), nous avions raillé le jusqu’au-boutisme de la logique de l’islam dans l’interdiction de la mixité. Pour les « docteurs » de cette religion, le diable est toujours présent en cas d’aparté homme-femme. Mais pour  légitimer une mixité inévitable quand le travail féminin, en milieu sexuellement « hostile », devient fréquent, les défenseurs de la pureté archaïque, les enturbannés, se sont efforcés de dénicher des hadîths (2) qui doivent les tirer de cet embarras juridique. Ainsi, partant de l’interdit des rapports sexuels entre frère et sœur de lait, ils ont extrapolé en émettant une fatwa qui consiste à créer des liens mère-fils avec tous les hommes qu’une femme peut avoir à côtoyer, dans son milieu de travail, dans un taxi, à son domicile, avec les médecins, les livreurs, etc …

Cette solution a été trouvée en 2007 par un dignitaire égyptien ‘Azzat ‘Attia, alors professeur à al-Azhar. Dans sa fatwa, le vénérable mufti recommandait aux femmes d’allaiter leurs collègues masculins pour créer un lien « parental » qui  leur rend  illicite le désir d’aller plus loin et de passer à l’acte (sexuel) et leur accorder la licitation de cette promiscuité. Cela permet aussi à la femme de retirer son voile et de révéler ses cheveux puisqu’il s’agit d’un « fils ».

« Je viens téter mais rien d’autre, qu’Allah m’en garde …

J’apporte des biscuits, c’est  juste pour un petit déjeuner »

(Caricature d’Égypte (3)) 

Cette affaire est ressortie en 2010 grâce au cheikh saoudien al-‘Obeikan qui a contesté la tétée « à la source » c’est-à-dire au mamelon, et a intimé l’ordre à l’homme de boire le lait dans un bol.

La polémique est revenue sur le devant de la scène, dans garaanews.com (4), un site jordanien, lorsqu’un « savant » salafiste égyptien, Gamal  al-Marâkibi (5), a abordé le problème, cette fois-ci, de la tétée d’un homme au sein de son épouse. Ce dignitaire affirme « qu’il n’est pas possible que l’homme tète sa femme ». Mais il a ajouté que « l’homme a le droit de jouir de sa  femme  et que, s’il suce son sein, ce n’est pas illicite. Mais il n’est pas permis de lui sucer son lait car cette situation le place dans un état de gêne ».

Trois dignitaires koweïtiens sont intervenus dans ce débat ô combien majeur (4).

Le cheikh Nazim al-Misbah donne un satisfecit à son collègue égyptien : « Al-Marâkibi est un savant honorable […] ; quand il dit que, si l’homme tète sa femme, cela n’est pas interdit, c’est un propos vrai. Car à l’origine, toutes les choses sont licites et il n’y a pas dans ce cas de preuve interdisant cela ».

Quant à Bassâm al-Shatti, professeur de charia, il distingue deux choses: « Si, volontairement, l’homme boit le lait du sein de son épouse, il entre dans (le domaine) de l’interdit (harâm) ; par contre, si cela intervient lors des caresses de l’homme à sa femme, hors d’une circonstance de domination, il n’y a rien à dire, sauf que c’est détestable. C’est aussi l’avis des quatre imams  (des écoles juridiques). C’est  une chose considérée comme une transgression qui n’atteint pas le degré de l’illicite ».

De son côté, le cheikh Sa’d al-‘Anzi dit : « Ce que je constate, c’est qu’il y a une divergence sur le problème entre les juristes. Ce qui prédomine, c’est que lorsque l’homme caresse son épouse et suce son sein il n’y a rien à dire car c’est une caresse, mais si le lait lui parvient à la bouche, il doit le cracher même si une partie de ce lait passe dans ses entrailles. Dans ce cas, il n’y a pas d’interdit d’après un hadith au sujet de l’allaitement, car : « Il n’y a pas d’allaitement tant qu’il n’y a pas un développement des os et une croissance de chair (du nourrisson) […] ». Il a aussi précisé que, même si l’interdit n’intervient pas et au cas où la femme sécrète du lait, l’homme devrait s’éloigner de ses seins afin d’éviter l’écoulement de lait.

Les « savants » musulmans semblent avoir du temps disponible pour couper les cheveux en quatre et veiller sur la doctrine de toute conduite inappropriée.

Bernard Dick

(1) http://ripostelaique.com/Teter-le-teton-a-tout-prix.html

(2) Hadîth ou tradition : paroles ou faits concernant Mohammad, tenus pour transmis par ses compagnons.

(3) http://raymodibrahim.com/11535/islam-fatwa-breastfeeding

(4) http://garaanews.com/news.php?sid=2&nid=17128

(5) http://arabic.rt.com/news_all_news/news/52278/

 

 

 

 

 

 

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