Texte d’un survivant des camps de la mort aux musulmans

hitler_muftiLe ‘haïm, Haïm

Haïm Lewkowicz nous a quittés, il y a deux ans, en mars 2012.

Haïm a été déporté à Auschwitz, en 1944, quand le ghetto de Lodz (prononcer Woudch en polonais) a été liquidé. Haïm Lewkowicz avait alors seize ans. Il a fait la marche de la mort,  dans les neiges et le froid glacial du mois de janvier 1944. Il a aussi tiré les traîneaux remplis du butin SS pris sur les dépouilles du 1,8 millions de Juifs (hommes, femmes, vieillards, enfants) mis à mort, dans cette usine à exterminer tout en tirant un maximum de résultats utiles ou inutiles, de la force de travail réduite à un esclavage absolu de celles et ceux qui n’étaient pas immédiatement emmenés à la chambre à gaz.

Haïm aimait dire, aux enfants des collèges qui venaient l’écouter : que si lui avait survécu, lui l’enfant juif tisserand de Lodz, la Manchester de Silésie orientale polonaise, ce n’était pas parce qu’il avait été meilleur ou plus fort, mais parce que des circonstances, dont on ne pouvait savoir à l’avance qu’elles seraient favorables, l’aideront*1 à survivre.

Un dimanche de 2009, Haïm me remit le texte ci-après.

Quand l’avait-il écrit ? Il n’est pas daté. Vous verrez, que s’il avait été écrit pour répondre à la situation de 2014, il n’aurait pas à être bien différent.

Haïm Lewkowicz s’adresse à la masse musulmane. Il l’invite à réagir et à s’opposer à la tyrannie sanguinaire qui parle en son nom. Cinq années ont passé, depuis ce dimanche de Neuilly-sur-Marne , quand Chaïm me remit ce texte. Les choses qu’ils dénonçaient ont-elles disparues ou, au contraire, ne se sont-elles pas aggravées ?

Haïm ne parlait pas une bribe de français, avant de venir vivre pour travailler dur, en région parisienne, après être allé quelques années vivre en Israël, sur la terre de ses aïeux, dont un bout  (un quart de l’ancienne Judée) recouvrera son indépendance politique et sa véritable nature de terre de conscience et de liberté pour tous ses habitants, quoi qu’en disent les diffamateurs professionnels.

Dans et par le travail, dans et par les relations professionnelles, lui le modeste tisserand de Silésie polonaise, il s’exprimera dans un français clair, ne conservant qu’un discret accent yiddish.

Revenons à l’actualité de ce poème :

Boko Haram, dont on parle et dont on va encore beaucoup parler, a multiplié par 234 (plus encore ce soir, parce que d’autres fillettes nigérianes ont été enlevées depuis) le crime de kidnapping qui bouleversa la planète toute entière, quand on enleva contre rançon l’enfant Lindberg.

L’armée du djihad Haoussa, (qui décline depuis les deux dernières décennies du 19ème siècle une forme de l’islam conquérant proche du wahhabisme des Saoud)*2, refuse aux filles, musulmanes et non-musulmanes,  le droit de s’instruire, leur prohibe absolument le droit élémentaire d’aller à l’école.

Pour le « wahhabisme » haoussa, la femme n’est pas faite pour s’instruire. La femme n’est faite que pour être un ventre recevant la semence masculine pour produire des enfants que l’on pourra envoyer à la mort, joyeusement, pour se faire exploser au milieu des impies, pour la plus grande gloire du « prophète » et de Dieu, dont MHMD serait le dernier en date et l’ultime messager.

Haïm demandait, à ses auditoires : mais que voulez-vous de nous ?

Nous vous avons tout donné : nos prénoms, nos concepts, une partie de notre langue, que vous pensez être votre propre langue et non de l’hébreu, notre Histoire devenue votre Histoire, notre religion. Vous recevez les fruits de notre passion de l’étude, qui a fait de nous un peuple fécond ayant donné pas loin de la moitié de tous les prix Nobel, dans tous les domaines du savoir, de la recherche et de la culture, alors que nous ne sommes qu’un grain humain minuscule représentant un peu plus d’un millième de toute l’Humanité.

Que nous reprochez-vous, qui justifie qu’on nous ait enfermés à cent dans des wagons à bestiaux, pour nous mener à la chambre à gaz, parfois précédée du travail forcé sans presque être nourri?

Pourquoi tolère-t-on tant de choses, quand un tyran fanatique comme El Bechir envoie les Jenjawid massacrer par centaines de mille les pacifiques Darfouris, pas suffisamment musulmans, et nous refuse-t-on le moindre et simple droit de nous protéger des hommes et des femmes, voire des adolescents, venant se faire exploser au milieu des nôtres ?

J’ai survécu, par chance. Je veux comprendre. Expliquez moi.

Alain Rubin

« Es brent, au feu

Au feu, Frères, au feu

Car l’univers s’embrase, jusqu’aux cieux

Vous qui vivez sur cette terre

Il y a des fous qui s’exaspèrent

Et nous qui sommes si désunis

Avec nos pertes de vies.

 

Au feu, Frères, au feu

Ne restez pas vos bras croisés

Pendant qu’il est encore temps

Ne restez pas vos bras croisés

Avant qu’on arrive au sang.

 

Au feu, Frères, au feu

Toute la vie s’écroule autour de nous

Ne tardez pas, soyez sincère

Vous qui vivez sur cette terre

Avant qu’eux nous enterre, au feu.

 

Ce qui est insensé, au feu

Ne restez pas vos bras croisés, au feu.

 

Au feu, frères, au feu !

Réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard

Réveillez-vous mes chers citoyens

Empêchez par tous vos moyens

Sauvez nos vies et tous nos biens

Le feu n’épargne rien !!

 

Au feu, frères, au feu !

Ne restez pas vos bras croisés, au feu            ;

 

Au feu, frères, au feu !

Car l’univers s’embrase jusqu’aux cieux

Nous balaierons leurs habitudes

Nous prêchons l’amour sur terre

Eux ! Ils prêchent seulement la haine

Nous sommes leurs mécréants.

 

Ne restez pas vos bras croisés, au feu !

 

Au feu, peuple d’islam

Ne laissez pas salir vos êtres et âmes

Éradiquez cette gangrène

Leur terreur vous-mêmes assène

Comment pouvons-nous vous croire

Si vous ne faîtes plus rien !

 

Ne restez pas vos bras croisés

Il est encore temps.

 

Nettoyez le sang sur leurs mains

Et tous ces crimes d’innocents

Au feu, frères, au feu.

Haïm Lewkowicz dit Monsieur Gérard

1 Ainsi ce jeune SS qui l’affectera à son Kommando de travail. Un matin, un jeune SS allemand entrera dans le baraquement où se trouvait Haïm. Il demandera, en allemand : « Qui est le chanteur ? ». La veille, avant de s’endormir, les compagnons de notre ami lui avaient demandé de chanter. Haïm était connu d’eux pour avoir chanter à la Szul, à la synagogue, seul et aussi avec un grand Cantor, un ‘Hazan aussi fameux que Koussewitski ou Waldman. Haïm chantera. Le jeune SS l’avait entendu et écouté de l’extérieur, sans intervenir. Le lendemain, le jeune allemand viendra chercher le chanteur, non pour le mener à la mort immédiate, mais pour le prendre dans son Kommando de travail à l’extérieur du camp, au milieu des champs.

Le jeune allemand discutera régulièrement ; il expliquera sa situation. Il laissera aussi son groupe de travailleurs juifs ramasser et rapporter des pommes de terre, ce qui permit à notre ami de conserver des forces et tenir jusqu’à l’évacuation du camp d’Auschwitz le 18 janvier 1945.

*2 Le « wahhabisme haoussa décline une forme particulière de l’islam djihadiste soudanais. Djihadisme récurrent qui constituera le pivot multiséculaire de la traite négrière initiale et de celle qui se poursuivait à la fin du 19ème siècle, pendant tout le 20ème et continue encore aujourd’hui.

Ce djihadisme soudanais s’est aussi nourri de la « guerre sainte » contre la puissance britannique. C’est ainsi que le « Mahdi » soudanais fera couler des flots de sang, dans tous les villages qui ne rallieront pas son étendard.

Les Soudanais, de toutes religions, paieront le prix fort, à cette tyrannie « religieuse ».

Il est de bon ton, chez ceux qui se disent « anti impérialistes » en 2014, – une déclinaison tardive de ce que les marxistes appelaient péjorativement les « tiers mondistes »-, de mettre aujourd’hui un signe plus, un signe positif, sur les massacres perpétrées par les bandes djihadistes du Mahdi.

Avant que les britanniques de Kitchener ne le stoppe et ne l’anéantisse, le Mahdi ravagera la libre Éthiopie. Résultat : en 1882, deux tiers des Juifs de ce pays, les Béta Israël, mieux connus sous le sobriquet péjoratif de Falashas (étrangers), furent massacrés par ces bandes de fanatiques armés préfigurant : Boko Haram, El Béchir et les Jenjawid, Mujao, Ansar Din, les bandes « syriennes » d’El Nosra (toutes joyeuses d’avoir décapité les arméniens d’une ville du nord de Syrie conquise sur l’armée baathiste), le Hamas, le Hezbollah, etc.

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