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The Voice : derrière le sourire, la takiyya ?

Mennel vient de chanter en arabe un extrait de Hallelujah :

« Y a Ilâhi …» (Ô mon Allah…)

Le 5 février, le site syrien Champress pavoise sur la moisson médiatique de « Manâl, la Syrienne, qui s’est emparée des projecteurs de l’émission française The Voice. » Nous nous posons cependant quelques questions : que reste-t-il à Manâl Ibtisâm de sa syrianité alors qu’elle est née en France, à Besançon, il y a 22 ans ? Ensuite des indices portent à croire que sa seule appartenance intime va à sa religion, l’islam. Enfin, à cause de révélations sur Facebook, sa sélection à The Voice met l’émission et TF1 en difficulté. Essayons d’y voir plus clair.

Que nous disent son patronyme et son prénom ?

Son patronyme Manâl, signifie en arabe le don reçu ou le but que l’on souhaite atteindre. Quand, en psychologie, on dit d’une femme qu’elle est « manâl », c’est qu’elle est aimée, sympathique, désirable, qu’elle est sûre d’elle-même jusqu’à l’arrogance, qu’elle aime être un centre d’intérêt et se distinguer des autres femmes. La transcription du patronyme en « Mennel » est soit erronée soit ainsi francisée.

Ibtisâm, le prénom, signifie sourire. Il exprime un visage joyeux mais muet. Un beau sourire peut cacher beaucoup de choses.

Le succès de Mennel à « The Voice » le 3 février 2018  

Ce soir-là, 6 millions de téléspectateurs avaient branché leurs yeux et leurs oreilles sur une candidate qui chantait Hallelujah de Léonard Cohen. Certains devaient s’interroger sur le sens de son turban turquoise. Coquetterie ou voile islamique ? L’audition étant à l’aveugle, les coachs n’étaient pas en mesure de le voir. Leur mission est de se retourner ou non sur une voix, présélectionnée par un comité.

Dès le 4 février, des internautes réagissent

Des internautes ressortent des messages, qu’ils jugent scandaleux, de Mennel postés sur Facebook à propos des attentats de Nice du 14 juillet 2016. Dans ces messages, elle défendait le terroriste en ces termes : « Et toujours pour rester fidèle, le « terroriste » [avec des guillemets] prend avec lui ses papiers d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup, on oublie surtout de prendre ses papiers ». Il y a un autre message accompagné du hashtag #PrenezNousPourDesCons. Dans un autre message, elle écrit : « Les vrais terroristes, c’est notre gouvernement. »

Quand la polémique a surgi, elle s’est dépêchée de supprimer ses déclarations de son compte Facebook. Mais la vérité avait déjà fait le tour de l’hexagone.

Les excuses d’enfumage ne passent pas 

Les messages sur Facebook (ainsi que les tweets) sont courts, limités et précis. Mennel a voulu se disculper, stopper l’effervescence médiatique, par un message dénué de toute excuse vraie, en attribuant la colère des internautes à une mauvaise interprétation : « Depuis hier, je lis beaucoup de choses qui sont sorties de leur contexte » et «  On me prête des intentions qui ne sont pas les miennes et qui ne reflètent aucunement ma pensée ». Enfin, elle déclare aussi avec fermeté : « J’aime la France et je condamne bien évidemment avec la plus grande fermeté le terrorisme. C’était la raison de ma colère. Comment imaginer défendre l’indéfendable. » Ces déclarations sont une excuse pire que la faute.

La prestation de Mennel à « The Voice »

Si Mennel est jolie, si Mennel a une jolie voix, elle a repris le fameux slogan de l’islam quand il est sur la défensive (RATP : Religion d’Amour de Tolérance et de Paix) : « Je prône un message d’amour, de paix et de tolérance, la preuve en est mon choix de chanter Hallelujah de Léonard Cohen. Cette chanson illustre parfaitement le message que je souhaite faire passer en tant qu’artiste. »

Le problème est que cette chanson ne parle pas de tolérance ni de paix mais d’un amour purement charnel. Le choix de Hallelujah est ambigu. Quand on connaît l’aversion de l’islam pour les juifs (Léonard Cohen est juif) et le rôle quasi nul qu’il réserve à la femme dans la société, on est étonné du choix de cette chanson érotique sulfureuse (faiblesse de l’homme devant la chair de la femme) dont les paroles sont tirées de faits bibliques et qui évoque des exemples de domination par deux femmes, Bethsabée, épousée par le roi David, responsable de la mort de son mari, et Dalila, la Philistine aimée par Samson qui le trahit et provoqua sa mort.

Ou Mennel est inconsciente du sens de cette chanson ou elle a agi par provocation. Mais connaissant son background, c’est plutôt cette seconde hypothèse qui nous privilégions. Son sourire éclatant n’est peut-être qu’une takiyya (dissimulation) réfléchie, pensée, peut-être collectivement avec son entourage, pour assurer à la télévision, par son turban, la visibilité de l’islam radicalisé en France. C’est d’ailleurs ce que fait remarquer le site syrien Champress : « Manâl est la première fille voilée qui participe au programme de The Voice, ce qui n’a pas été approuvé par la majorité de ceux qui ont suivi l’émission. »

Comment les Français vont-ils réagir ?

Dans quelques semaines, à moins d’une disqualification qui pose de nombreux problèmes, Mennel réapparaîtra dans The Voice. Les Français boycotteront peut-être l’émission … Laissons faire la vox populi.

Bernard Dick

Au 07/02/2018 : nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles :