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La torture devient légitime quand l’urgence s’impose : on commence quand ?

salah-abdeslamEn Israël, le Shin Beth – service de sécurité intérieure – est autorisé à employer la « pression physique et psychologique modérée » sur certains sujets de type terroriste qui mettraient la vie des citoyens du pays en danger. « Enfer et damnation », hurleraient, chez nous, les officines du droit-de-l’hommisme ! Il n’empêche : l’Etat hébreu obtient ainsi des résultats et ne se contente pas d’envoyer ses élus pleurnicher sur les plateaux de télévision après coup ; des coups qui nous ont coûté pas mal de morts en 2015 et qui viennent de frapper Bruxelles.

« Nous sommes en guerre », vient de redire, à cette occasion, Manuel Valls, mais il n’agit pas, précisément, comme un chef de guerre. Imaginez-le en 1916 à Verdun avec la même motivation : en moins d’une semaine le Kaiser buvait le thé à l’Elysée !

La guerre, on ne la fait pas avec des bonnes intentions, mais une volonté de la gagner. Et m’est avis que si on bousculait un peu plus Salah Abdeslam – dont l’avocat, Sven Mary, défenseur de truands, a décidé de porter plainte contre le procureur de Paris pour avoir dévoilé des éléments du premier interrogatoire de son client ! –, on obtiendrait des informations stratégiques en un temps record.

Le général Aussaresses – « Enfer et damnation », bis repetita ! – s’était jadis justifié du recours à la torture en ces termes : « [La torture] devient légitime quand l’urgence s’impose. » Seulement ça, c’est inadmissible pour la caste médiatico-politique qui pratique le coup d’Etat permanent – pour reprendre une formule de Mitterrand, qui l’adressait à de Gaulle – en France depuis plus de quarante ans. Plus inadmissible que de voir le sol d’une salle de concert jonché de cadavres de spectateurs ; que de voir une salle de rédaction retapissée de sang ; que de voir, enfin, des gamins abattus à bout portant et filmés par leur bourreau ?! Je laisse le soin à certains d’avoir au moins l’honnêteté de dire publiquement qu’ils pensent que oui !

Ça me rappelle un excellent film de Michael Mann – Heat – où Al Pacino, qui campe un flic de Los Angeles, s’entretient dans un snack avec un braqueur, joué par Robert de Niro. A un moment de la discussion, il lui dit ceci :
« On est ici, tous les deux. Toi et moi, comme deux types vraiment ordinaires. Toi tu fais ton truc, comme tu le sens, et de mon côté je fais la même chose. Et, bien qu’on se soit vus face-à-face, si je suis là-bas et que je dois te neutraliser, ça me plaira pas, mais je le ferai. Si je dois choisir entre toi et un pauvre malheureux qui a une femme dont t’apprêtes à faire une veuve, mon pote, je serai forcé de te descendre. »
Eh bien, l’emploi de la contrainte physique sur cette poignée de fanatiques no limit – une grosse poignée, puisqu’il y a quelques mois on parlait de 3 000 djihadistes sur le sol européen –, ce devrait être le choix de nos élus qui, en ce moment, pinaillent sur la déchéance de nationalité – « une sorte d’infamie », a déclaré l’écologiste Noël Mamère à l’Assemblée nationale.

La guerre que nous devrions mener n’est pas une guerre conventionnelle entre deux armées clairement identifiées : nous élevons et nourrissons nos ennemis qui poussent chez nous comme des champignons, dans l’attente de nous frapper  dans le dos. Alors les scrupules, vous permettez ! Tous les moyens sont les bienvenus pour les agenouiller. Opposer le droit à la lutte antiterroriste c’est comme combattre des chars avec des arcs, ça ne marche pas.

Enfin, si inaudible soit-elle, il est une vérité qu’il faudra bien admettre un jour ou l’autre, sauf à préférer mourir : nous ne devons pas affronter des brebis égarées d’une religion d’amour ; nous devons affronter cette religion. L’acceptation du voile et des repas confessionnels, ce fut la porte d’entrée du djihad. Autrement dit, la plus petite parcelle d’islam est potentiellement dangereuse. Et à ceux qui confondent l’islamophobie et le racisme, qu’ils en parlent aux chrétiens et juifs de toutes les couleurs qui croisent la route des soldats d’Allah. Partout où l’islam s’implante, les conflits se font jour. Quant au vieux rêve d’un islam républicain, c’est impossible, car ce ne serait plus l’islam.

En 2017, plus que la question économique, ce sera celle de notre survie qui se posera au moment d’élire un nouveau Président. Comme les Alliés ont lancé la dénazification de l’Allemagne après la guerre, il faut désislamiser l’Europe, sinon nous sommes morts. Et si, pour cela, il faut s’asseoir sur les droits de l’Homme, d’accord !

Charles  Demassieux