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Toulon : ils veulent interdire à nos femmes de s’habiller à l’européenne

femmecolereDimanche dernier, un groupe de jeunes « frenchies », 3 hommes, 2 femmes, 3 enfants, armés de vélos et rollers suivaient la piste cyclable à l’est de Toulon. Temps magnifique, belle chaleur estivale. Les shorts sont de rigueur. On rit. Bref une petite sortie dominicale bien tranquille.

Le problème c’est que cette voie, protégée des automobiles, longe une cité, celle des Œillets, où les femmes voilées passent inaperçues. Une bande d’une dizaine d’individus traîne en bordure. La vue des shorts énerve. Ils apostrophent les femmes. Ces putes. Les hommes interviennent et demandent le respect. Ils reçoivent de ces salauds un déferlement de violence et de haine. Un d’entre eux, au sol continue à recevoir des coups de pieds. Plusieurs fractures à la tête et aux cervicales, hospitalisation et 30 jours d’ITT. 10 pour un second adulte et 4 pour le troisième et les enfants, les femmes ont été bousculées et jetées à terre.

Qui peut penser que ce groupe d’amis aura envie de reprendre cette piste cyclable au voisinage de la cité ! Qui peut penser que les deux jeunes femmes pourront remettre leur short sans appréhension. Oseront-elles seulement le remettre.

En juin déjà une jeune femme, Maud Vallet s’était fait agresser, frapper, cracher dessus,  dans le bus, en plein centre ville par un groupe de harpies, musulmanes, qui lui reprochaient son short.

Dans telle école primaire de Toulon, bon nombre de petites filles portaient le short pendant la même période jusqu’à ce qu’une rumeur se développe selon laquelle il valait mieux éviter de le faire. Et en cette rentrée, après les épisodes Maud Vallet et les Œillets, quelle va être l’attitude des mamans ?

Mais il ne s’agit pas que du short, la jupe aussi est susceptible de déclencher la haine et les insultes  de ceux que certains considèrent comme des chances pour la France. « Quand je vais à Toulon je fais attention à ce que je mets ».

Et quelle était la tenue vestimentaire de cette jeune fille de seize ans qui ce même dimanche dernier, à 19 h, à un arrêt de bus, s’est fait agresser par une bande, là encore. Fort de leur dizaine, ils entreprennent de l’enlacer, l’embrasser, de lui mettre la main aux fesses ? Les trois plus actifs seront interpellés. Ils ont entre treize à quinze ans, dont 2 de nationalité marocaine. (Var Matin du 8 septembre).

Il est clair que nos femmes et leur manière de s’habiller à l’européenne, à la française, sont la cible d’une campagne très vive de dénigrement, de menaces et de violences sur Toulon de la part d’individus pratiquement assurés de l’impunité au prétexte de la nécessité de préserver « le vivre ensemble ». Et Toulon n’en est que l’expression la plus médiatisée.

Cette forme d’ attaque n’a pas, encore, entraîné de mort, mais elle est extrêmement dangereuse en ce qu’elle est portée au cœur même de notre façon de « vivre à la française » dont la préservation à terme est concrètement remise en question.

En l’absence de réaction des pouvoirs publics, dirigés par un gouvernement dans lequel la ministre Belkacem considère que « la société française est d’abord minée par le repli identitaire, le ressentiment à l’égard des musulmans.» ( l’Obs) il appartient aux citoyens de rabattre l’activisme musulman et notamment la misogynie islamique et de porter haut la liberté de Marianne.

Jean Théron