Tous islamaniaques ! Libération fait la promotion de l’Institut des Cultures de l’Islam

Publié le 16 janvier 2012 - par - 1 232 vues
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Ne parlez plus d’islamophobie, parlez « d’islamania », une forme d’obsession univoque de l’Occident envers l’Islam. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le titre d’un livre : Islamania, de l’Alhambra à la burqa, histoire d’une fascination artistique. Voici la présentation que son éditeur en fait sur Amazon :

« Tous ISLAMANIAQUES ! « Ce livre est né d’un agacement face à cette forme contemporaine d’“islamania” pour le moins ambivalente, face à cette réception occidentale de l’islam autant hyperbolique qu’univoque. Face à un oubli aussi. En effet, pourquoi les musulmans seraient-ils réfractaires à l’intégration, alors qu’ils sont en réalité présents depuis si longtemps en Occident que cette question pourrait dans un autre contexte sembler totalement hors de propos ? » Véronique Rieffel À mi-chemin entre essai et livre d’art, Islamania est un « contre-dictionnaire des idées reçues » sur l’islam. Il analyse les œuvres d’artistes occidentaux, d’origine musulmane ou non, qui explorent des questions aussi controversées que celles du port du voile, de la construction de minarets ou de l’islamisme en Occident, d’une façon souvent plus pertinente que les sempiternels débats de société. Il aide aussi à mieux comprendre l’influence des arts d’Islam sur les grands maîtres occidentaux et sur l’évolution de la création contemporaine, des arts graphiques et plastiques à la haute couture, sans oublier le cinéma et l’architecture. À travers des témoignages, des entretiens et des analyses d’œuvres, des intellectuels et écrivains tels que Nicolas Fargues, Pascal Blanchard, Nacira Guénif-Souilamas, Raphaël Liogier, Catherine David et des artistes contemporains tels que Martin Parr, Jean Paul Gaultier, Shirin Neshat, Héla Fattoumi, mounir fatmi, Zaha Hadid, Yousef Nabil, Akhenaton, Hassan Hajjaj, Mehdi Moutashar, Majida Khattari, François Morellet et bien d’autres contribuent à nourrir la réflexion. Ôtons nos babouches conceptuelles, chaussons nos lunettes critiques : bienvenue dans l’Europe du 21 siècle où l’Islam joue un rôle parfois déroutant mais essentiel dans sa construction, son évolution, et surtout sa création artistique ! »

On nous refait d’abord le coup de la présence séculaire de l’Islam en Occident. L’Alhambra est en effet situé en Espagne, c’est un immense palais forteresse construit par les musulmans dans l’émirat de Grenade au XIIIe siècle. Cette présence est certes relativement ancienne, mais elle fut limitée dans l’espace et dans le temps. De plus, on fait fi encore une fois de son caractère colonisateur, une colonisation qui s’est faite par la guerre !

On nous refait ensuite le coup de l’influence artistique primordiale de l’Islam sur l’art occidental, dans la lignée des déclarations du directeur du Louvre : « Les arts de l’Islam ont beaucoup apporté à la culture occidentale et même jusqu’à une période récente, puisqu’ils ont influencé des artistes tels Delacroix ou Matisse » (http://ripostelaique.com/louvre-propagande-musulmane-et-business-islamique.html). Or  si l’orientalisme, par exemple, a bien existé il n’est pas un courant artistique fondamental. Il est de plus assez éloigné de l’Islam, avec notamment ses nombreux nus. Au passage, le rapprochement insidieusement effectué (semble-t-il) par le directeur du Louvre  entre la Révolution française et l’Islam à travers Delacroix – auteur du fameux tableau La Liberté guidant le peuple – m’avait échappé ! Bref, pour en revenir à Islamania, ce n’est pas en mentionnant des témoignages comme ceux du rappeur converti à l’Islam Akhenaton, qu’on a des chances de nous convaincre du rôle majeur de l’Islam sur la culture française. Vu son nom de scène, Akhennaton s’imagine en effet peut-être que l’Islam est présent en Égypte depuis 3000 ans, à l’instar de son ami Jamel Debbouze pour l’Europe…

L’Islamisation de la France,  c’est ICI et maintenant !

Je ne réagis pas ici directement au livre, que je n’ai pas encore lu, je réagis dans un premier temps aux différents thèmes abordés par l’article de Libération paru le 06/01/12, et intitulé En France, «l’islam n’est pas une réalité exotique» (http://www.liberation.fr/politiques/01012381097-en-france-l-islam-n-est-pas-une-realite-exotique).

Un article qui fait parti d’une série de portraits réalisés par Libé « pendant toute la campagne présidentielle » dans le quartier de la Goutte-d’Or. Au moins, le parti pris de Libé pour un certain électorat est clair ! D’autant plus qu’ils insistent sur le fait que le quartier compte plus d’un tiers d’étrangers. Alors que les étrangers sont donc minoritaires, tout est fait pour associer le quartier à ceux-ci et à l’Islam. Qui ne serait donc pas « une réalité exotique », comme dans le reste de la France d’ailleurs. Ce que nous confirmera sans doute un jour Nicolas Sarkozy – alias Bob l’Éponge Mondialiste – , lorsqu’il nous parlera un jour « des racines musulmanes de la France ». L’objet de cet article est donc de brosser un portrait de « l’auteure » d’Islamania, Véronique Rieffel, mais aussi de cracher au passage sur les « apéros saucissons-pinards » organisés par Riposte Laïque et Résistance Républicaine…

L’article fait aussi la promotion de l’ICI : l’Institut des Cultures d’Islam, dont Véronique Rieffel est la directrice (et qui édite son livre). L’institut est donc situé dans le quartier de la Goutte-d’Or : « ICI, car l’islam n’est pas une réalité exotique, tirée des Mille et une nuits. C’est à Paris, en France, aujourd’hui et maintenant.». Passons sur la référence aux contes des Mille et Une Nuits – une œuvre dont l’origine est pré-islamique – Pour nous pencher sur ce qu’on nous apprend de la directrice de l’ICI. Véronique Rieffel est une « islamaniaque positive » fascinée par la culture musulmane. Elle a vécue en Égypte, parle couramment l’arabe (égyptien), parcourt le monde (arabe), etc. Bref, elle apprécie les charmes de l’orient, et c’est son droit. Par contre, elle serait bien avisée de ne pas reprocher à l’enseignement supérieur parisien d’être très « occidentalo-centré ». Parce qu’il est normal qu’un enseignement transmette  notamment et prioritairement la vision du monde de sa civilisation d’origine. Va-t-elle nous apprendre que l’enseignement de l’université du Caire ne fait pas de même ? Va-t-elle affirmer qu’il est moins ethnocentrique que celui de Paris ?

L’ICI est un Établissement culturel de la Ville de Paris. Voici la présentation qu’il fait de lui-même :
« En étroite collaboration avec les associations locales, des structures universitaires partenaires et des établissements culturels parisiens, l’Institut des Cultures d’Islam se veut le reflet d’expressions culturelles diverses, encore trop souvent perçues comme étrangères, et ambitionne de s’interroger également sur la manière dont l’art peut offrir à l’Islam une opportunité de questionner son rapport à la contemporanéité. »
http://www.institut-cultures-islam.org/ici/l-institut-des-cultures-d-islam/

Sa mission : « Tous au service des Cultures d’Islam ! ». Ses équipes : « Un conseil d’administration prestigieux, avec notamment Messieurs Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant, pour construire ensemble la place que ces cultures d’ailleurs méritent ICI. » Inutile de dire que l’ICI sert la propagande islamique, en prônant par exemple les « accommodements raisonnables » : http://www.institut-cultures-islam.org/ici/notre-programmation/brunchs-litteraires-107/john-bowen-samedi-14-janvier-11h.html .

ICI et là-bas. Sur le site de l’Institut des Cultures d’Islam, on apprend que celui-ci va déménager dès cette année, pour aller s’installer successivement dans deux bâtiments. Des lieux qui incluront des salles de prières, pour accueillir notamment les « fidèles qui prient actuellement dans la rue ». Et que le but de l’ICI consistera à « accorder une place majeure à la culture artistique contemporaine de l’Islam » :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=0dVQvgpmZTM[/youtube]

 

Bref, il s’agit une fois de plus de mosquées déguisées en centre(s) culturel(s) prosélytes. Une propagande à 22 millions d’Euros s’il vous plait ! Cette ancienne vidéo, dont l’introduction commence par « Institut des Cultures d’Islam, un lieu pour la culture et le culte musulman », l’explique encore mieux :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x9bd94_le-futur-institut-des-cultures-d-is_news[/dailymotion]

Partenaires particuliers

Je voudrais maintenant m’attarder un peu sur les partenaires de l’ICI, des partenaires parfois particuliers :

Il y a bien sûr les partenaires institutionnels : Marie de Paris et du Mairie du 18e. Pas besoin d’en rajouter…

On y trouve aussi des partenaires étranges, comme « Clair & Net », une « association loi de 1901 conventionnée Entreprise d’Insertion et agrée Entreprise Solidaire par l’État », dont le but est d’effectuer du ménage de manière écologique dans le quartier de la Goutte-d’Or (http://clairetnet-ecoproprete.org/).

Depuis la parution de l’article de Libé, le nombre de partenaires média a été divisé par deux. Il ne reste donc plus que Mondomix (musiques du monde) Saphir News & Salam News, Beur FM, et le fameux Omma.com (http://www.institut-cultures-islam.org/ici/nos-partenaires/medias/).
La capture d’écran ci-dessous, que j’ai prise la semaine de parution de l’article de Libé, vous montre qu’on y comptait encore : Les Inrockuptibles, Mediapart, Radio Nova, Radio Orient, et A Nous Paris.

Dans la sous-rubrique des partenaires « culturels et scientifiques », la présence du British Council et surtout celle de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique en France mérite toute notre attention. En effet, qu’attend donc le Quai d’Orsay pour convoquer l’ambassadeur américain,  Charles Rivkin, afin de lui demander de cesser son ingérence continuelle dans notre pays, dans le but de promouvoir  les « minorités ethniques et religieuses » aux dépens des autres ? Que la France reconnaisse le génocide des indiens d’Amérique ? On peut se demander à quel point l’islamophilie de Barrack Obama, qui a nommé Rivkin et qui se serait déclaré comme musulman durant sa jeunesse en Indonésie (d’après Wikipédia), compte dans ce soutien à l’Institut des Cultures de l’Islam (http://fr.wikipedia.org/wiki/Barack_Obama). Une islamophilie de l’administration Obama que l’on retrouve aussi ici :
http://ripostelaique.com/les-etats-unis-et-lue-fers-de-lance-de-la-tentative-islamique-de-criminaliser-la-liberte-dexpression.html

Voici quelques articles décrivant cette ingérence américaine, effectuée dans le but de recruter les futures élites cosmopolites qui domineraient la France du XXIe siècle, au profit des américains bien sûr :

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-americains-recrutent-parmi-les-77901

http://www.defrancisation.com/le-projet-rivkin-comment-la-mondialisation-utilise-le-multiculturalisme-pour-assujettir-des-nations-souveraines/

http://www.enquete-debat.fr/archives/frederic-taddei-rockaya-diallo-etes-vous-un-agent-de-la-cia

La vidéo ou Taddéï demande à Rockhaya Diallo si elle est un agent de la CIA (en rigolant à moitié parce qu’il ne peut en apporter la preuve ?) :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=eNFOCuafTIc[/youtube]

Quelques mois plus tard, Rockhaya présente sa propre émission sur La Chaîne Parlementaire : Démago mais pas trop. Pardon, Égaux mais pas trop :

http://www.lcp.fr/emissions/egaux-mais-pas-trop/vod/18761-aux-portes-de-l-elite  

«l’antidote aux ‘apéros saucisson’ antimusulmans»

Enfin, je terminerais brièvement sur cette basse attaque faite dans l’article aux « apéros saucissons-pinard ». Le titre de ce paragraphe reprend l’exergue de Libération. Qui au passage a oublié le pinard. Quel dommage ! Le pinard ne serait-il pas autant un « poison » que le saucisson ? Car un antidote est un remède contre un poison, et je ne pense pas que le mot ait été choisi par hasard. Ces apéros sont une réponse aux prières de rue illégales, qui ont pour but de faire du prosélytisme islamique dans l’espace public. En quoi célébrer la gastronomie française sur un territoire français constitue-t-il un poison ? Si les apéros sont antimusulmans, ces prières de rue seraient-elles antichrétiennes ?  Ah mais au fait, quel est ce miraculeux antidote ? « Pendant le ramadan, on sert ici un repas ». No comment, comme disent nos amis anglo-saxons.

Stéphane Buret

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