Tous les esprits libres sont avec Eric Zemmour

Publié le 20 février 2011 - par - 597 vues
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Pour avoir fait part d’une vérité attestée statistiquement, Eric Zemmour vient d’être condamné à 2 000 euros d’amende avec sursis. Manque de chance pour le célèbre chroniqueur, la vérité montrait du doigt les Arabes et les Noirs ! Il ne faut donc pas montrer du doigt les Arabes et les Noirs, même s’il s’avère qu’ils sont majoritaires dans l’univers carcéral !

Il ne faut donc pas parler comme Malek Boutih, Secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions de société, lorsqu’il déclare : «Beaucoup de raisons expliquent pourquoi il y a plus de «bronzés» que de blancs dans les centres de jeunes détenus»(1) car Malek Boutih verse alors dans le racisme ! Il ne faut pas parler comme lui lorsqu’il avoue : «Je n’ai pas envie que les enfants d’immigrés, qui constituent ce que j’appelle la nouvelle génération de Français, deviennent les noirs américains de notre société, qui ne soient bons qu’à faire du sport ou des films et, pour le reste, passage par la case «prison»(1) car il donne une image insultante des «noirs américains» et, par la même occasion, des «enfants d’immigrés» !

Il ne faut pas parler comme Thierry Baranger, Président de l’association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, lorsqu’il affirme : «Ce n’est pas un hasard si une partie très importante des jeunes que nous avons à traiter et qui se retrouvent en prison sont issus de l’immigration. Il s’agit bien souvent, me semble-t-il, de familles fragiles, de parents qui ne peuvent pas dialoguer avec l’école et ne trouvent pas leur place au sein des institutions»(1) car sont «stigmatisés» d’un même mouvement les «jeunes issus de l’immigration», les «familles fragiles» et les «parents qui ne peuvent pas dialoguer avec l’école et ne trouvent pas leur place au sein des institutions» !

Il ne faut pas parler comme Victor Hugo, lorsqu’il écrit à la fin de «Claude Gueux» ces lignes déshumanisantes : «Allez dans les bagnes. Appelez autour de vous toute la chiourme. Examinez un à un tous ces damnés de la loi humaine. Calculez l’inclinaison de tous ces profils, tâtez tous ces crânes. Chacun de ces hommes tombés a au-dessous de lui son type bestial ; il semble que chacun d’eux soit le point d’intersection de telle ou telle espèce animale avec l’humanité. Voici le loup-cervier, voici le chat, voici le singe, voici le vautour, voici la hyène» (Claude Gueux, GF Flammarion, p. 70) !

Il ne faut pas parler comme Voltaire, lorsqu’il invective Mahomet par la voix de Zopire, tombant ainsi dans le blasphème : «Voilà donc tes desseins ! C’est donc toi dont l’audace /De la terre à ton gré prétend changer la face ! /Tu veux, en apportant le carnage et l’effroi, /Commander aux humains de penser comme toi : /Tu ravages le monde, et tu prétends l’instruire. /Ah ! Si par des erreurs il s’est laissé séduire, /Si la nuit du mensonge a pu nous égarer, /Par quels flambeaux affreux veux-tu nous éclairer ? /Quel droit as-tu reçu d’enseigner, de prédire, /De porter l’encensoir, et d’affecter l’empire ?» («Le Fanatisme, ou Mahomet le Prophète», Acte 2, scène 5).

Il ne faut surtout pas parler des «jeunes des cités», même s’ils font de leur lieu de vie des zones de non-droit. Il ne faut surtout pas parler de l’immigration, même si elle bouscule l’identité française et vide les caisses de l’Etat. Il ne faut surtout pas parler de l’islam, même si chaque vendredi des imams appellent au djihad. Il ne faut surtout pas parler des prières dans les rues, même si la liberté de circulation s’en trouve supprimée. Il ne faut surtout pas parler du Coran, même s’il malmène les juifs, les chrétiens, les apostats, les athées, les homosexuels et les femmes. Il ne faut surtout pas parler des mosquées, même si elles sont construites avec une partie de l’argent public. Il ne faut surtout pas parler du halal, même s’il contredit la Déclaration Universelle des Droits de l’Animal. Il ne faut surtout pas parler de la laïcité, même si elle est en péril.

Pourtant, dès 2001, Christian Delorme, (le fameux «curé des Minguettes», qu’on ne saurait soupçonner ni de racisme, ni de fascisme, ni de xénophobie, ni d’islamophobie), tirait la sonnette d’alarme : «En France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses, parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la sur-délinquance des jeunes issus de l’immigration, qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons impose l’évidence de cette sur-représentation pour la reconnaître publiquement. Et encore, les politiques ne savent pas comment en parler» (Le Monde, 4-12-2001).

Mais si nos politiques ne savent pas comment en parler, le peuple français, lui, en parle, et même sans complexe, car il en a plus qu’assez de vivre au quotidien les conséquences délétères de la pensée confisquée. Tous les Français sont donc pour Eric Zemmour, car la liberté d’expression est leur âme. Tous disent «non» à cette attitude policière qui ferme la porte au débat. Aucun n’envisage de taire ce qu’il pense, quand bien même il se tromperait ou choquerait. Tous refusent de se censurer, car tous portent en eux l’insolence de la pensée. La santé mentale n’est pas autre chose ! Tous savent qu’une société qui ne permet pas de dire et d’écrire sans que rôde quelque censeur est une société malade, qui fabrique des penseurs et des pensées malades et qui, en préférant les interrogatoires aux interrogations, transforme la France en prétoire ! Ceux qui ont cru bon de sanctionner Eric Zemmour relèvent donc d’une maladie grave, qui altère la perception du monde en prohibant les penseurs de ce monde oubliant, au passage, que la quête inlassable de la vérité est la marque de fabrique des esprits libres, et le fait de la dire la marque des esprits courageux.

Maurice Vidal

(1) Délinquance des mineurs : la République en quête de respect (rapport de la commission d’enquête sur la délinquance des mineurs)

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