Toussaint rouge: la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954 en Algérie

Toussaint rouge : dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, des opérations étaient lancées par le FLN sur toute l’Algérie.

« Toussaint rouge » est un bien grand mot compte tenu de ce qui s’est passé par la suite et  du bilan relativement mitigé de ces attentats : 9 morts au total, 3 bombes (Radio Alger, Gaz d’Algérie et pétroles Mory) qui explosent et une vingtaine d’autres qui n’explosent pas, des bombes fabriquées pour faire beaucoup de bruit et peu de dégâts, à base de chlorate de potasse, quelques attaques de ferme, des récoltes brûlées, des poteaux télégraphiques coupés, des mitraillages contre les murs d’une gendarmerie (Cassaigne) et de deux casernes (Boufarik et Blida).

La première victime de ce 1er novembre sera un jeune homme de 22 ans, à peine libéré du service militaire, Laurent François. Il est abattu devant la gendarmerie de Lapasset.

Les autres victimes : le lieutenant Darnault + 2 spahis à Kenchela.

Le garde forestier Braun près de Saint-Denis du Sig.

Le brigadier-chef Eugène Cohet et un soldat, Pierre Audat, du 9° régiment des chasseurs d’Afrique.

Hamed Harouk, un agent de police à Dra-el-Mizan..

Et enfin, le plus spectaculaire, celui dont s’empareront tous les médias métropolitains, l’assassinat du caïd de M’chounèche, Ben Hadj Saddok et du jeune instituteur Guy Monnerot (sa jeune femme, Jeanine, sérieusement blessée à la cuisse droite sera sauvée. Elle décèdera 40 ans plus tard le 11 novembre 1994), dans le car qui faisait le trajet entre Aris et Tifelfel, dans les gorges de Tighanimine.

Le chauffeur du car était complice des meurtriers qui avaient l’ordre d’assassiner uniquement le caïd. Tous seront sévèrement châtiés (leur chef exécuté) par le responsable de la région Mustapha Ben Boulaïd.

Après ce 1er novembre 1954, il ne se passera plus une seule journée et une seule nuit sans attentats, sans meurtres, sans explosions. Le processus était enclenché.

On considère en général que le 1er novembre 1954, baptisé Toussaint rouge, est symboliquement la date de début de la guerre d’Algérie.

Certains considèrent également que le 19 mars 1962 marque la fin de la guerre d’Algérie.

Bien entendu il n’en est rien, tout cela est faux. Si une date devait être retenue comme début de la guerre d’Algérie ce pourrait être le 8 mai 1945 et les évènements dramatiques qui se sont déroulés (Massacre d’une centaine d’européens, enfants, femmes et vieillards, qui fêtaient la fin des hostilités, et répression brutale, plusieurs milliers de morts, ordonnée par le gouvernement communiste de l’époque sous les ordres de De Gaulle).

En ce qui concerne le 19 mars 1962 et les accords passés à Evian, il ne s’agit en réalité que d’un cessez le feu unilatéral de l’armée française et, tout au contraire, le démarrage d’un génocide programmé (La valise ou le cercueil) de toute une population non musulmane afin qu’elle quitte l’Algérie devenue indépendante (des milliers d’enlèvements civils et militaires, de disparus, d’exécutions, de crimes, notamment à Oran le 5 juillet 1962).

Le 10 novembre 1954, François Mitterrand alors ministre de l’intérieur prononçait ces phrases : « L’Algérie est partie intégrante de la nation française. Il se trouve que l’Algérie c’est la France parce qu’il se trouve que les départements de l’Algérie sont des départements de la République française. Qui hésiterait à employer tous les moyens pour préserver la France ? La France ne reconnaîtra pas chez elle d’autre autorité que la sienne. »

Toujours en cette fin d’année 1954, c’était au tour de Pierre Mendès-France de s’exprimer : »Les départements d’Algérie constituent une partie de la République Française. Ils sont français depuis longtemps et d’une manière irrévocable. Jamais la France, aucun gouvernement, aucun parlement français, ne cèdera sur ce principe fondamental. »

Nous connaissons la suite… De Gaulle est arrivé !

Dès 1956, il avait des contacts secrets avec l’Organisation Extérieure de la rebellion algérienne et, en 1958, il utilisait Abderhamane Farès comme intermédiaire avec le futur GPRA.

Le 1er novembre 2012, le président de la République Française, François Hollande, avait adressé un message de félicitations au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’occasion de la célébration du 58e anniversaire de la Révolution du 1er novembre 1954. Message dans lequel il s’est réjoui de la « vigueur renouvelée » des relations algéro-françaises.

«A l’occasion du 1er novembre, j’ai le plaisir de vous adresser à vous-même ainsi qu’au peuple algérien mes vœux très sincères et amicaux», a écrit le chef de l’Etat français dans son message. « En cette année du cinquantenaire de l’indépendance algérienne, je me réjouis de la vigueur renouvelée de nos relations qui se manifeste à travers les nombreux domaines dans lesquels coopèrent nos deux pays» avait  souligné François Hollande. 

 *Adresser des félicitations au chef du FLN le jour même de l’assassinat, cinquante-huit ans plus tôt, de six français et de quatre musulmans fidèles à la France. 

Le féliciter pour les bombes qu’il a faites exploser ce 1er novembre, date maudite qui a marqué le début du massacre de milliers de nos enfants, de vos enfants mères métropolitaines. 

Cela serait qualifié, en temps de guerre, comme « intelligence avec l’ennemi » et passible du peloton d’exécution. 

Ce jour-là, j’ai eu honte pour mon pays. La France était déshonorée une fois encore.

Je me permets de conseiller à l’actuel président de la République, et à ceux qui lui succèderont, quelques dates à commémorer:

– 20 août 1955… 50 femmes, enfants et ouvriers innocents, massacrés à El Halia.

– 18 mai 1956…  A Palestro (Ouled Djerrah) 21 soldats du contingent, la plupart de la région parisienne, déchiquetés, émasculés, les testicules dans la bouche.

– 18 juillet 1956…  19 soldats du contingent découverts atrocement mutilés au douar Sidi Ghalem.

Mais aussi… celles de la côte 116, des bombes du casino de la Corniche, du Milk-Bar, de l’Otomatic, du stade municipal (12 morts et 45 blessés) et la date ou 18 « exploiteurs du peuple algérien », âgés de 8 à 12 ans, furent assassinés alors qu’ils attendaient le bus, après l’école, rue Sadi-Carnot à Alger, mais également tous les disparus et massacrés après le 19 mars, dans toute l’Algérie, et jusqu’au 5 juillet 1962 à Oran.

Tous les noms de ces milliers de victimes sont gravés dans le marbre et sur les tombes des cimetières, alors que l’on réclame toujours, depuis 1961, les noms des soi-disant 200 à 300 Algériens « jetés dans la Seine » un 17 octobre, et célébrés chaque année par le président des Français.

 (Vous pouvez lire cette suite dans mon livre « J’accuse De Gaulle »)

Manuel Gomez

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46 Commentaires

  1. Vivement une toussaint rouge en FRANCE pour l’ éradication totale de cette POURRITURE MAGHRÉBINE sur notre sol.

  2. je respecte enormement vos analyses tellement vraies concernant la guerre d’algerie ;
    les dates que vous enumerez ne sont pas celles choisies par la presidence de la republique ;nous pouvons ecrire que la preference est aux terroristes du F L N meme si la recherche de la paix peut etre l’argument serieux a retenir ;

  3. N’oublions pas « septembre noir », cet homme qui fut obligé d’assister à l’égorgement de ses fils.

    • Septembre noir ( JO munich ) c etait en 72 ! Quel rapport avec le texte de manuel gomez ?

  4. et macron le fossoyeur, toujours à plat ventre devant les ennemis de la FRANCE ne demande pas au FLN de s’excuser?
    algériens retour en algérie … c’est votre pays
    Vive la FRANCE libérée !!!

  5. c’rtait un beau pays , il est gravé en moi et ne s’effacera jamais parce que mes enfants le connaissent par mes récits heureux

  6. Merci de rétablir l’atroce vérité historique subie par nos compatriotes et oubliée sciemment par les lâches et les traîtres qui nous gouvernent. Pauvre France piétinée, salie et mourante mais un grand espoir : Zemmour.

  7. Une triste nouvelle ! Le 29 octobre, à la veille du 1er novembre s’est éteint notre compatriote Jean-Marc LOPEZ, un membre important de la communauté « Pieds-Noirs », le fondateur du Magazine « Pieds-Noirs d’Hier et d’Aujourd’hui ». Jean-Marc s’était engagé dans un combat sans fin, contre l’injustice et les mensonges, il dénonçait sans relâche les traîtres, les vendus, les salauds ! Je rend hommage à cet homme de foi,un homme d’engagement qui jusqu’au dernier instant s’est battu pour les siens ! Que Dieu lui réserve une place bien mérité au Paradis des Pieds-Noirs. Adieu mon frère !

    • Jean-Marc LOPEZ nous a quitté

      Le vendredi 29 octobre 2021

      Les Français rapatriés perdent un ami et un de leurs grands défenseurs

      Une messe sera dite en l’Eglise Sainte-Anne de Six-Fours (83340)

      Vendredi 5 novembre 2021 à 10 heures

  8. Que sont devenus ces enfants, ces adolescents, ces jeunes hommes et jeunes femmes, enlevés par milliers par les algériens après le cessez le feu ? Que sont-ils devenus ? Quel homme ou femme politique aura le courage et l’honneur de réclamer des comptes au algériens ? Quel Présidente ou Présidente s’engagera à rendre les « Accords d’Evian » caducs ? Il est impératif de régler le sort des tous ces manges-merde qui se revendiquent sans honte et avec arrogance, malgré leur double appartenance franco-algérienne, être eux et leur famille FLN…comme l’a fièrement dit la sénatrice Samia Ghali et comme ne s’en cache pas le Commentateur Karim Zeribi qui s’est vanté que son père était pro-FLN et qui en réalité était un collecteur d’impôts pour les criminels et terroristes du FLN. Cela ne devrait pas exister dans un pays digne et respectable ! Mais la France l’est-elle ?

    • il serait bon que vous nous donniez les sources de ce que vous écrivez au sujet de Karim Zeribi , en fait il était pro FLN … je ne peux le regarder lorsqu’il apparait ..;

      • zeribi a ete condamner avec son fils pour detournement de fonds public a 5 ans d’inigibilite et 50 0000 euros d’amende mais il a fait appel,la gauchiste de ferrari ne devrait plus l’inviter en attendant son jugement en appel,a la sncf ou il avait une place de responsabilite,lui a ete retire en attendant sont jugement

  9. Il n’y a que nous « pieds noirs » qui nous sommes là pour nous rappeler de ces carnages, les « patosses » dorment dessus que voulez vous la vie est ainsi faite, moi je ne pourrai jamais oublier en rajoutant la date du 26 mars 1962. Merci à vous pour ce rappel.

  10. 50 morts seulement le 20 août 1955 à El Halia?
    Cher Monsieur Gomez, pouvez-vous confirmer ce chiffre qui me semble inférieur à la réalité?
    Par ailleurs, ce même 20 août 1955, eurent lieu de terribles massacres à Ouued-Zem et à Khénifra au Maroc. Il convient de le rappeler.
    En effet, quelques semaines auparavant, lors d’une conférence au Caire, le FLN représenté par Ben Bellah, et l’Istiqlâl du Maroc, dirigé par Allal El Fassi, étaient convenus d’une action concertée dans l’ensemble du Maghreb, cette date du 20 août marquant le deuxième anniversaire de la déposition du Sultan du Maroc, Mohammed Ben Youssef, le futur Mohammed V.
    Il s’agissait de multiplier les fronts dans l’ensemble de l’Afrique du Nord, alors même qu’une partie du corps expéditionnaire français se trouvait encore en Indochine en instance d’évacuation.

  11. les massacres ont continué après l’indépendance avec les harkis et le pieds noirs qui n’avaient pas pu partir à temps. Que dire des atrocités à Boufarik (à 40kms d’Alger) ou ils avaient réuni des femmes kidnappées au hasard dans l’école qui leur servait de bordel. On entendait leurs hurlements toutes les nuits d’après le témoignage d’un appelé dans la caserne voisine et qui avaient ordre de ne pas bouger ! (ne pas oublier qu’une partie de l’armée française est restée plusieurs mois après l’indépendance).
    Ce qui arrive actuellement en France c’est pas fait par des « déséquilibrés » mais par des « combattants/martyrs » qui font des attentats sur des personnes au hasard comme au début en Algérie. Ce sont les prémices de la guerre civile annoncée avec la complicité des lâches qui nous gouvernent. Avril 2022 sera décisif pour notre avenir et surtout celui de nos enfants.

    • Salut « Ralbol » !!! Vous écrivez: Avril 2022 sera décisif pour notre avenir et surtout celui de nos enfants.
      Le choix est facile à faire.
      E Macron ! PAS D’ENFANTS
      E.Zemmour ! 3 ENFANTS

    • Non seulement l’armée fse est restée plusieurs mois après l’indépendance (mon unité n’est partie qu’en octobre 62) mais en plus nous avions croisé d’autres bataillons qui débarquèrent pour rester jusqu’en 1963. D’ailleurs la condition d’AC a été élargit juqu’à cette année.

  12. La guerre d’Algérie débute le 8 mai 1945. Elle faite suite à l’initiative datée de 1944 des services secrets allemands,l’Abwehr, qui envoyèrent en Algérie un groupe d’allemands et d’algériens, avec à leur tête Saïd Mohammedi pour créer un soulèvement sur les arrières des armées alliées ( ils firent la même chose en France métropolitaine sans succès ). Capturé en 1944, Mohammedi fut emprisonné jusqu’en 1952 où, à sa libération, il reprit le projet de soulèvement qui se concrétisa finalement en 1954. Saïd Mohammedi participa à nouveau à l’insurrection du FIS à la fin des années 80 et vint mourir en ….. France. La guerre du FLN, à l’initiative de l’Abwehr, perdure en France aujourd’hui encore sous la forme d’attaques sur des particuliers, dite guerre de basse intensité, avec le laisser-faire ou la collaboration des autorités civiles et militaires du pays.

  13. pourquoi pas un jour de recueillement de la toussaint rouge en france,debut en algerie des attentats du FLN,et de milliers de morts dont 28 000 soldats francais

  14. Celà fait 60ans qu’ils ont leur indépendance , il est temps de se débarrasser de CETTE POURRITURE MAGHRÉBINE. qui tous les jours envahit notre sol .
    Ne pas attendre pour imposer immédiatement  » la valise ou le cercueil « .à toute cette racaille.

  15. 1954 – Recherche de la Vérite – 1962

    C’ÉTAIT LA VEILLE DE LA TOUSSAINT DE 1954
    =
    Laurent FRANCOIS et Jean-François MENDEZ
    font échouer l’attaque de la Gendarmerie de Cassaigne
    MÉMOIRE, NE NOUS ABANDONNE PAS
    &
    Article de presse de l’Echo d’Oran et Témoignage
    Recueillis pour le Site par Régis GUILLEM
    Presque un demi-siècle sera passé, et personne encore ne rendra justice à un jeune homme de 22 ans qui, grâce à son courage, évita sans aucun doute une terrible effusion de sang sur toute une région.
    Ce jeune homme, natif de Picard dans les monts du Dahra, fût LA PREMIERE VICTIME du début de l’insurrection algérienne.
    Pour l’histoire, ce sera Guy MONNEROT cité première victime. Des pages complètes lui seront dédiées- ce qui somme toute était naturel – sur les différentes revues, livres, quotidiens. Cependant, si l’on veut rétablir une vérité historique, rappelons-nous que l’attentent contre le car dans lequel voyageait Guy MONNEROT et sa jeune épouse, ne fût attaqué qu’en milieu de la matinée du 1er novembre 1954

    Laurent FRANCOIS, car c’est de lui qu’il s’agit, a été assassiné alors qu’il allait avertir la gendarmerie de Cassaigne d’une attaque de terroristes à 1h.30 du matin de ce 1er novembre 1954.

    Rappelons également que cette même gendarmerie ne s’est manifestée qu’environ ¼ d’heure après que les deux jeunes gens Laurent FRANCOIS et Jean-François MENDEZ (le miraculé) eurent tambouriné après la porte de la caserne.
    Souvenons-nous aussi que ces deux jeunes gens plutôt que de se rendre à la gendarmerie auraient pu, tout aussi bien, s’enfuir et rentrer chez eux à Picard.
    Aussi pour tous ces faits, il me semblait tout à fait naturel de commémorer dignement cette mémoire.

    Article de presse de l’Echo d’Oran
    MOSTAGANEM – Assassinat de Laurent François
    Ce dimanche 31 octobre 1954, à la tombée de la nuit, un groupe d’hommes sous les ordres de Sahraoui et Belhamiti se réunit au lieu dit « Oued Abid ». Sahraoui dispose d’armes de guerre (3 carabines italiennes, un fusil mauser et des munitions) qui lui ont été procurées par Bordji Amar. Cette réunion a pour but l’organisation d’une attaque qui doit être déclenchée à une heure du matin.
    Tous se réunissaient vers le centre de Cassaigne ; Belhamiti prenait la tête d’un demi-groupe composé de Mehantal, Belkoniène, Chouarfia qui devaient se poster légèrement au sud et à l’Est des bâtiments de la gendarmerie.
    L’autre demi groupe sous la direction de Sahraoui Abdelkader et composé de Belkoniène Taïeb, Tehar Ahmed et Beldjilali Youssef allait par l’Ouest s’approcher de la cour extérieure de la gendarmerie.
    C’est à ce moment là que survint une automobile qui stoppait devant la cour extérieure, côté est de la gendarmerie.
    Le demi groupe de soutien de Belhamiti se dissimula dans un fossé bordant la route.
    Belkoniène et Tehar de leur côté, de peur d’être surpris eux aussi, cherchèrent à se dissimuler derrière les bâtiments de la gendarmerie ; ils y retrouvèrent Saharaoui Abdelkader qui leur donna l’ordre de se porter en avant et de tirer sur les arrivants.
    Laurent François, conducteur du véhicule, et Mendez Jean-François, son compagnon de route, revenaient d’un bal de Mostaganem et rentraient à Picard ; sur leur route ils étaient arrêtés par monsieur Mira – gérant de la ferme Monsonégo – qui leur demanda d’alerter la gendarmerie car il était attaqué. Des coups de feu claquèrent alors mais sans les atteindre. Laurent François et Mendez Jean-François se précipitèrent donc vers Cassaigne et venaient donner l’alerte à la gendarmerie.
    Laurent François sonnait au portail d’entrée et tous deux attendaient qu’on leur ouvre ; ils étaient éclairés par l’ampoule électrique allumée au-dessus du portail qui faisait d’eux une excellente cible pour les tireurs embusqués.
    Belkoniène et Tehar, en position de tireurs immédiatement derrière la clôture en fil de fer de la gendarmerie, à une vingtaine de mètres environ de Laurent François et de Mendez Jean-François, tirèrent chacun un coup de feu. Laurent François s’écroula, mortellement atteint d’une balle à la nuque ; Mendez Jean-François s’affaissa mais n’était pas atteint par la balle qui allait s’écraser près d’une meurtrière dans le mur de la gendarmerie.
    Un troisième coup de feu fût tiré sans atteindre sa cible.
    L’attaque prévue de la gendarmerie était un échec pour les terroristes qui s’enfuirent et se replièrent au lieu-dit « La pierre Zerouki ».
    Une première victime civile de 22 ans s’inscrivait sur la liste de milliers d’autres au cours de cette guerre.
    Verdict de la Cour d’Assises de Mostaganem du 24 juillet 1955
    Condamnés à la peine capitale : Belkoniène Taïeb, Tehar Ahmed et Saharoui Albdelkader
    Travaux forcés à perpétuité : Belhamiti

    Vingt ans de travaux forcés : Chouarfia, Belkoniène Mohamed

    —==oOo==—

    Témoignage de Jean-François MENDEZ, rescapé de l’attentat de Cassaigne
    Dimanche 31 octobre 1954 ; comme d’habitude je suis avec mon copain FRANCOIS Laurent, âgé de 22 ans. Nous décidons d’aller danser à Mostaganem qui se situe à environ 75 kilomètres de Picard ; nous avons appris qu’il y avait un bal au « grand hôtel » où nous avions rendez-vous avec des copines habitant Mostaganem.
    Comme l’ambiance ne nous plaisait pas, nous décidons de revenir sur Picard. Nous raccompagnons les deux copines avec lesquelles nous étions et nous prenons la route pour revenir chez nous. Laurent est au volant de sa 4 CV et décide, plutôt que longer la côte, emprunter la route un peu plus longue de 2 kilomètres qui passe par Cassaigne.
    Nous roulons tranquillement lorsque soudain, à la sortie de Ouillis en direction de Cassaigne, nous apercevons un homme en sous-vêtements, en bordure d’une rangée de vignes. L’homme qui ne bouge pas nous fait des grands signes. Laurent s’arrête à sa hauteur et j’ouvre ma portière ; nous avons tout juste le temps d’entendre l’homme nous crier d’aller chercher du secours que des coups de feu résonnent dans la nuit ; le pare-brise de la 4 CV vole en éclats ainsi que la vitre de la portière du côté de Laurent. Je crie à Laurent de démarrer, il s’exécute et nous repartons en trombe. Nous étions complètement hébétés et ne réalisions pas ce qui nous arrivait. Je m’aperçois que Laurent à du sang sur le côté gauche du front ; je lui donne un mouchoir et, tout en conduisant, s’éponge le front du sang qui coule encore. Je lui redonne un second mouchoir. Nous décidons d’aller avertir la gendarmerie de Cassaigne. Nous arrivons en trombe sur la petite place devant la gendarmerie. Nous ne prenons pas la peine de refermer nos portières ni d’éteindre nos feux. Laurent a immobilisé le véhicule à quelques mètres de l’entrée de la gendarmerie.
    Je m’inquiète de la blessure de Laurent qui me rassure en m’indiquant que çà va. Nous arrivons devant l’immense porte imposante de la gendarmerie et nous nous mettons, tous deux, à tambouriner, à hurler, à tirer sur la chaîne qui actionne la cloche, personne ne répond. Soudain des coups de feu ; Laurent s’écroule en arrière. Moi, je me retrouve par terre ; je continue à asséner des grands coups de pied dans la porte. C’est à ce moment-là que je vois, dans la rue, des lumières s’allumer dans un grand bâtiment qui se trouve être la prison.

    Je porte mon regard sur Laurent qui ne bouge pas ; j’appelle au secours mais personne ne répond. Je décide de m’enfuir et, prenant mes jambes à mon cou, je dévale une pelouse et tombe nez à nez sur un gardien de nuit qui dirige son fusil dans ma direction. Je parviens à lui expliquer ce qui se passe et lui demande de contacter un docteur pour Laurent ; un autre homme, un second garde nuit, arrive en titubant et nous dit qu’il vient de se faire attaquer et que ses agresseurs lui ont volé son fusil. Une autre personne, qui apparaît en haut du talus avec une lampe torche à la main, nous demande ce qui se passe. Je lui réponds que nous avons besoin d’un docteur pour mon copain qui est blessé et qui gît devant la porte de la gendarmerie.
    Nous courons chez le docteur Guilbert sans prendre le temps de donner plus d’explications au dernier arrivant. Les coups de feu ont cessé.
    Le docteur qui a été réveillé par tout le bruit nous ouvre immédiatement et, après que je lui ai expliqué ce qui était arrivé, nous indique qu’il se rend immédiatement au chevet de mon copain.
    Nous retournons devant la gendarmerie et recognions à la porte d’entrée ; nous actionnons également les klaxons des voitures. Enfin la porte s’ouvre et deux gendarmes apparaissent. De nouveau j’explique ce qui nous est arrivé. Le docteur est en train d’examiner Laurent et demande aux gendarmes d’appeler du secours.
    Les gendarmes ont réveillé tout le monde ; même les chiens dormaient.
    Le docteur qui a fait un premier diagnostic qui n’est pas très rassurant demande aux gendarmes d’avertir les autorités.
    Les gendarmes se mettent au travail mais il n’y a plus de téléphone. Toutes les lignes téléphoniques ont été coupées. Le seul contact reste la radio ; il est presque 2 heures du matin. Il faudra attendra l’heure de vacation avec la gendarmerie de Mostaganem.
    Le chauffeur de l’Administrateur arrive avec un fourgon qui servira d’ambulance au transport de Laurent, toujours inanimé. Le docteur décide de transporter Laurent à l’hôpital de Mostaganem. Malgré les efforts du chauffeur qui mettra tout en œuvre pour arriver très vite, Laurent succombera avant même son arrivée à l’hôpital.
    Quand à moi je reste à la gendarmerie afin d’y être interrogé. Les gendarmes ont enfin la vacation avec Mostaganem qui met en alerte toute la région.
    Cassaigne était, administrativement, le chef-lieu de 5 communes : Bosquet, Cassaigne, Lapasset, Picard et Ouillis. Le village le plus éloigné était Picard qui se situait à environ 35 kilomètres de Cassaigne.
    Il était déjà tard lorsque un gendarme me propose d’aller me reposer chez lui. Son épouse me propose leur propre lit ; je m’allonge et tente de dormir. Tous ces évènements passent sans cesse devant mes yeux et je pense surtout à « Lolo », mais le sommeil me gagne. A mon réveil, le jour est déjà levé. Je prends un café que la femme du gendarme m’a fait et je rejoins le bureau des gendarmes qui m’apprennent le décès de Laurent. Ils reprennent leur interrogatoire lorsque la femme du gendarme chez lequel je me suis reposé rentre dans le bureau et demande à son mari de venir voir quelque chose. Le gendarme et son chef lui emboîtent le pas et reviennent presque aussitôt. Ils décident de faire une inspection autour de la gendarmerie et là ils découvrent beaucoup d’empreintes dans les champs qui longent les bâtiments, des échelles, des douilles de balles.

    Sur le toit ils relèvent également des empreintes d’individus qui, visiblement, s’apprêtaient à attaquer la gendarmerie. Les chiens qui ne s’étaient pas manifesté avaient été endormis.
    En fait, la femme du gendarme qui était intervenue s’était rendue compte qu’un des barreaux de la fenêtre de la chambre dans laquelle je m’étais reposé avait été sectionné par une balle. Personne n’avait rien entendu.
    Les gendarmes avaient-ils réalisé que notre intervention avait déjoué l’attaque qui leur était destinée et que, sans aucun doute, avait permis d’épargner leurs vies et celles de leurs
    familles ?
    A présent, l’alerte était donnée un peu partout. Les gendarmes contactèrent ceux de Picard qui eurent en charge d’aviser le Maire. C’est ce dernier qui avertit mes parents et eut la pénible tâche d’avertir ceux de Laurent.
    Dans le courant de la matinée, les renseignements arrivaient d’un peu partout. L’homme que nous avions vu sur le bord de la route et qui nous avait demandé du secours était le commis de la ferme MONSONEGO. Heureusement il n’avait rien eu excepté une peur terrible. Les terroristes avaient tenté de faire sauter le transformateur électrique de Ouillis qui alimentait tout le Dahra. Dans l’obscurité, toute la région pouvait être une proie facile pour les terroristes.
    En fin de matinée, mon père, accompagné de monsieur Vernier Maire de Picard, vint me chercher ; le Maire se rapprocha de l’Administrateur afin de lui demander des renseignements.
    Nous arrivâmes à Picard où l’émotion était grande dans l’après-midi.
    Pendant plusieurs mois, après ce drame qui avait chamboulé ma vie, je vécus un cauchemar. Je ne dormais plus la nuit car je revoyais sans cesse la scène. Je fus contraint de dormir dans la chambre de mes parents.
    Les obsèques de Laurent eurent lieu le 3 ou le 4 novembre. Tout Picard était là, les villages voisins également étaient venus rendre un dernier hommage à cet enfant du pays de 22 ans. Beaucoup de monde ; mais pas un seul officiel, pas une seule autorité n’assista à ses obsèques.
    Le lundi 8 novembre, dans le courant de la matinée, le Maire – monsieur Vernier – recevait un appel téléphonique de Cassaigne ; il était informé qu’une reconstitution de l’attentat devait avoir lieu dans l’heure, qu’il devait m’aviser que j’étais attendu pour cette reconstitution.
    Le Maire contacta mon père. Comme nous n’avions pas de voiture, monsieur Vernier, le Maire, nous proposa de nous amener. Mon père exigea une escorte car nous avions environ une heure de route. Cela lui fût refusé et de ce fait, je n’ai pu assister à cette reconstitution. Les terroristes avaient été arrêtés quelques jours plus tôt, leur chef, lui, avait été abattu.
    Lors de cette reconstitution, un gendarme qui n’avait pas apprécié l’attitude des autorités indiqua à un journaliste présent, monsieur Palacio de l’ECHO-SOIR, qu’il était inadmissible que le témoin principal ne soit pas présent.
    Sitôt la reconstitution achevée, monsieur Palacio accompagné de son chauffeur et photographe, monsieur Gagliardo, ont pris la direction de Picard et sont venus me voir à la maison.

    Lors de cette reconstitution, l’on se rendit compte qu’il y avait encore sur le portail de la gendarmerie des petits morceaux de cuir chevelu et des mèches de cheveux de Laurent. La balle qui m’avait été destinée était plantée dans la porte.
    Après avoir eu l’autorisation de mon père de m’interroger sur les faits, ils publièrent leur article le 9 novembre.
    Ce furent les seules personnes qui s’inquiétèrent du drame de Cassaigne.
    Dans le mois qui a suivi, presque tous les gendarmes ont été déplacés. Aucun motif n’a été communiqué.
    Nous n’avons plus entendu parler de l’attentat de Cassaigne jusqu’au jour du jugement des terroristes, le 23 juillet 1955, où la sentence a été prononcée.
    Condamnés à la peine capitale : Belkoniène Taïeb, Tehar Ahmed et Saharoui Abdelkader ;
    Travaux forcés à perpétuité : Belhamiti ;
    20 ans de travaux forcés : Chouarfia, Belkoniène Mohamed.
    Pour ce jugement auquel j’ai assisté et qui n’a duré qu’une petite journée, je n’ai été dédommagé que d’un remboursement de mon déplacement de la journée.
    J’ai tout de même bénéficié d’un « acte de courage et de dévouement » signé de monsieur Mitterand, ministre de l’intérieur en 1956 et d’une carte de félicitations de monsieur Le Baron Roger de Saivre, député d’Oran et de l’Assemblée Nationale.
    En dehors de ces deux documents, que je considère comme des vulgaires bouts de papier, je n’ai rien eu d’autre. Pas même le droit de figurer aux Archives Nationales avec mon camarade Laurent FRANCOIS première victime du terrorisme et non, comme l’attestent les divers journaux ou documents, monsieur Monnerot qui, paix à son âme, fût assassiné 8 heures après mon ami Laurent FRANCOIS.
    Laurent ne méritait-il pas, lui aussi, les honneurs de sa Patrie ?
    Signé : Jean-François MENDEZ

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    • Tout ce long, trop long commentaire aurait mérité d’être résumé sous forme d’un article avec des sources consultables. Là j’ai quelques doutes sur le désir des lecteur d’aller jusqu’au bout de ce commentaire qui du coup, n’en est pas un.
      Proposez un article à RL, plutôt que de faire un tel « commentaire ».

      • Exact, cela méritait d’être une parution documentée et non un commentaire.

      • @Gérard Brazon; Christine a inséré sur RL l’article en question. Les faits tels qu’ils sont décrits ont pour principal témoin Jean-François Mendez qui était avec Laurent François.
        Il s’avère que J.François Mendez est un cousin germain à mon épouse. J’ai été (sans aucune prétention) été le premier à évoquer ce drame occulté.
        Par ailleurs Guy Monnerot est mort par le fait que la rafale de mitraillette dirigée sur le Caïd Adj Saddock c’est lui qui était visé.
        L’épouse de Guy Monnerot, de la même façon, a été blessée par cette rafale.
        Pour ceux qui ont manié, notamment les mat 49, ils savent parfaitement que si l’on ne maitrise pas cette arme la rafale part n’importe comment; autre point à savoir c’est le fait que les assaillants n’étaient vraisemblablement des experts des armes automatiques.

  16. Macron, c’est la mémoire et les excuses permanentes à sens unique. Pourvu qu’il dégage bientôt !

  17. Merci de cet article qui rappelle tant de choses et comment ne pas faire le lien avec ce qui se passe actuellement chez nous.
    Soyons à la fois réalistes et vigilants.

  18. L’indépendance était inéluctable… Que fallait il faire d’autre en Algérie ? Personne n’est capable de dire quelque chose de crédible.

    • les algeriens ont eu leur independance,mais il fallait les interdires de venir en france,apres avoir chasser les francais,pieds noirs qui ont donnez la richesse en algerie,apres l’avoir laissez les hopitaux,logements,routes,chemin de fer ,le petrole et le gaz,une agriculture florissente en a peine 10ans,ils crevaient la faim,obliger de faire venir et importer les produits qu’ils produisaient du temps de la france,ils ne pensent qu’a une chose venir chez leurs anciens colonisateurs,

    • ce n’est pas l’independance qui etait inevitable,mais la maniere d’etre faite….dans le sang

    • Jill! Vous continuez à poser toujours la même question idiote. Pourquoi « idiote », tout simplement parce que je suis désolé de vous dire que votre inculture de l’histoire de FRANCE en Algérie Française de 1830/1862 me déçois. Il est temps de vous informer http://popodoran.canalblog.com/
      Je vous souhaite de ne jamais avoir à vivre « LA VALISE OU LE CERCUEIL »
      Vous n’avez plus voulu de l’Algérie Française, méfiez vous, vous allez droit vers la France Algérienne.

      • @Denfer VICTORIA

        Oui je le crois ! Ils vont « avoir droit » vous dites ? Mais ils l’ont déjà malheureusement… souvenez vous ce que nous disions ( enfin mes parents ) dans les années 60/70…

        je vais ( si zemmour ne gagne pas en 2022 c est définitivement foutu) changer de latitudes et de longitudes, j ai trop attendu, car je connais la suite…

    • @Jill; non cher compatriote l’indépendance n’était pas inéluctable. Tout le monde aujourd’hui s’accorde à cette théorie MAIS en réalité c’est le bourrage de crâne des détracteurs qui laisse supposer celà.
      J’ai vécu au milieu des Arabes (c’est le terme utilisé pour tous les musulmans qu’ils fussent Kabyles, berbères, Mozabites).
      Mes camarades de l’époque étaient Juifs, Arabes; nous étions assis sur les mêmes bancs de l’école (notamment chez les Pères Blancs), nous avions les mêmes jeux et allions réciproquement les uns chez les autres.
      Quant aux jeunes musulmanes qui fréquentaient également les jeunes Européennes, elles avaient mis de côté leur « accoutrement » pour s’habiller à l’Européenne; et……….vivre à l’Européenne.
      Ce premier constat devrait faire comprendre à ceux qui prétendent la démographie galopante (qui est réelle) que ces jeunes filles vivant à l’Européenne refusaient les mentalités arabes et notamment à mettre bas tous les 9 mois.
      Cela est aussi une réalité dont personne ne parle.
      Il eut fallu à l’Algérie une toute petite génération pour changer le cours de l’histoire.
      Ceci est le premier constat.
      L’Algérie restant Française, le peuplement se serait poursuivi par l’arrivée d’autres Occidentaux. Il y avait encore des millions d’hectares à fructifier et dans d’autres conditions que celles des tout premiers colons.
      Ceci est le second constat.
      Et tout le monde semble oublier ou ignore qu’il avait été prévu une partition du territoire qui, ainsi, permettait le regroupement de tous les Européens et Musulmans souhaitant rester Français.
      Donc voyez-vous le fait de raconter que si l’Algérie était restée Française la France serait devenue Musulmane est un grossier mensonge propagé par les détracteurs.
      Ni les Arabes d’Algérie, ni les Européens ne seraient venus en France car les richesses du pays (nul ne peut l’ignorer) auraient stabilisé les populations.
      Certes il y aurait eu quelques expatriations; mais sans commune mesure avec ce que l’on prétend; en tous cas il n’y aurait jamais eu l’invasion d’aujourd’hui.
      Qu’on le veuille ou non la France en perdant l’Algérie a perdu l’un de ses fleurons économiques en tous domaines.
      de goal, selon sa nature, s’est vengé du Peuple des Français d’Algérie qui soutenaient beaucoup plus le général Giraud que le fantoche déserteur.
      de goal, nul ne peut le contester, s’est toujours vengé de ceux qui s’opposaient à lui; ainsi il a même renié à maintes reprises ses engagements. Nul ne peut le nier.
      Il y aurait encore fort à dire et à développer sur cette affirmation que « l’indépendance était ineluctable ».
      Tout le monde semble oublier que la très grande majorité des Musulmans étaient opposés à l’indépendance et lorsqu’ils rejoignaient le FLN c’était UNIQUEMENT parce que le FLN menaçait leurs familles.
      Ces Musulmans se sont ralliés aux égorgeurs lorsqu’ils ont pris conscience, après ces funestes accords « déviants », que la France lâcherait l’Algérie.
      Enfin qui évoque que l’autre faction le MNA rejoignit pour une bonne partie les rangs de l’OAS; qui évoque que certains Douars, non seulement, hébergeaint des commandos OAS du maquis mais les renseignaient sur les passages du FLN.
      Enfin je conclue (pardon si c’est un peu long mais il faudrait plusieurs volumes pour évoquer la REALITE de ce que fut l’Algérie).
      Les évènements d’Algérie furent perçus par la population de façon parfois diamétralement opposée. Pourquoi?
      La perception des évènements était différente selon les lieux d’habitation:
      le citadin d’Oran, d’Alger ne percevait pas du tout ces « évènements » comme le vivaient les Européens vivant à l’intérieur des terres en contact direct avec les Musulmans.
      Même dans les villes, tel Oran, l’Européen vivant au centre ville n’avait pas la même vision que ceux habitant dans les quartiers périphériques.
      Etc….etc..

  19. Clap ! Clap ! Clap ! 👏👏👏👍

    Oui la guerre d algerie a debute ce
    8 mai 1945, et nous y sommes toujours…en guerre !

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