Tout accepter ou se faire traiter de raleur ?


Trop c’est trop. Quand la coupe déborde, elle déborde.
L’école n’est pas là pour éduquer les enfants, son rôle est de leur apprendre le français, les mathématiques et de leur inculquer toutes les autres matières. Et cependant ! Je donnais un cours de français à deux ados de 16 ans, toutes les deux assises à une grande table. Assises ? Moi, oui. Elles étaient vautrées sur leur cahier, les yeux à peine entrouverts. J’osai une remarque qu’elles entendirent (pardon : captèrent) avec le plus grand étonnement (je sais, je sais, j’en ai eu plusieurs du genre, les ados sont fatigués et doivent pouvoir se vautrer) : au lycée, le prof ne vous dit pas de vous tenir droits ? Ben non, i (et non il) s’en fout ! Du moment qu’on écoute.

Une de mes collègues françaises me racontait un jour qu’entrant dans la classe, un de ses élèves se masturbait posément, debout, lui faisant face. Devait-elle accepter ? Ou être taxée de frustrée ?
Hier, une présentatrice télé (aux appointements juteux) dit à un invité : « Vous êtes le seul qui A répondu ». J’ai tressailli (constamment, d’ailleurs, je suis devenue une véritable essoreuse automatique). Ce matin JT sur France 4, les sous-titres : Rouen : les AUTORITÉES veulent rassurer ! Suis-je forcée d’écouter et de lire ces horreurs sans frémir, ou alors, me faire traiter d’antiquaillerie revêche ?

Je ne compte plus les courriers que j’ai envoyés aux différentes chaines, leur demandant la raison de cette décadence. Si mes courriers sont arrivés, il y en a pas mal qui ont dû ricaner et se gausser de la grognasse !

Où allons-nous ? A mon avis – mais ce n’est jamais que celui d’une râleuse – les gens grassement rémunérés pour parler sont priés de le faire correctement, tout comme un chirurgien de tenir un scalpel sans trembler. Et un professeur de se faire respecter de ses élèves.

Et les policiers en colère ? Oui, ils n’ont plus qu’à se suicider ! Je viens d’entendre Castatrophe déblatérer : « je comprends leur colère, je l’entends ! » Devons-nous accepter ces mensonges sans rien dire ? Ou réagir et être injuriée de mal-baisée ?
Dois-je accepter sans broncher les mensonges quotidiens ? Faire semblant de croire, alors que je sais (preuves à l’appui) que Notre-Dame ne s’est pas enflammée toute seule ? Ou me faire traiter de râleuse ?
Dois-je payer ma place au cinéma et être obligée de voir et d’entendre une interminable publicité d’UNICEF ? « Investir dans les enfants migrants. Investir dans l’avenir. Il est temps d’agir. Maintenant « Et quand j’agis concrètement, à savoir quand je quitte la salle en murmurant : j’ai payé ma place, dois-je me farcir de tels mensonges sans réagir, me faire dévisager comme une pestiférée ? Dois-je l’accepter ? Ou être considérée comme une mégère ?

Il y a un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Le sort des agriculteurs. Tous, nous savons ce qu’ils vivent. Ecrasés par les emprunts auxquels l’Europe les a forcés, plus ils travaillent, plus ils s’appauvrissent. Eux qui nous nourrissent, qui se lèvent à l’aube pour nous assurer la survie, (à nous et à l’envahisseur, pour être exacte) qui n’ont ni congés ni vacances, sont royalement ignorés par son altesse et sa bande de pieds nickelés. (Petit intermède tout à fait personnel, je saisis l’occasion d’envoyer un message à Brigitte : ça vous décoifferait, de vous occuper de ces courageux travailleurs, de vous investir dans leur cause, au lieu de murmurer, sourire hypocritement attendri aux lèvres que vous avez « enlevé » votre jeune époux pour une « escapade » dans la neige ? Et de vous afficher dans cette dernière en train de savourer un grand cru réalisé par ces mêmes courageux ? – Fin de citation)

Dois-je emmener les enfants au musée pour être forcée de contempler des centaines d’affiches glorifiant le vivre-ensemble et me taire ? Et lorsque j’écris à ce dit musée pour exiger le remboursement de mes billets, me faire répondre que je suis la seule à protester et que, par conséquent, je ne suis qu’une mal-embouchée ?

Il y a plusieurs mois, j’ai voulu écrire un article sur la dépression des français face à l’envahissement. Cherché des infos sur Internet (‘vainement’ serait minimisé). Car je suis certaine que 40% de la population est fortement dépressive. Sur la toile, je n’ai trouvé que des centaines de cas d’envahisseurs – vraisemblablement clandestins – consultant des psychologues et des psychiatres aux frais de ceux même qu’ils détruisent. Dois-je accepter cela ou me faire traiter de pitoyable gueularde ?
Aujourd’hui, lorsque vous écrivez vous êtes obligé d’ajouter un émoticon pour que l’autre comprenne que vous plaisantez. On ne comprend plus l’humour ? Oh ! L’islam serait déjà passé par là ? Finie, la légèreté ? Je ne peux l’avaler. Car je suis une sale grognasse.

Quant à la gourde aux longues tresses, l’hyper-agaçante gamine suédoise manipulée, dois-je accepter qu’elle (ou ceux qui lui tirent adroitement les ficelles) ait une telle influence sur les ados qui, sans même réfléchir, sèchent les cours le vendredi pour se balader en ville ? Ben non, parce que, savez-vous, je suis une grosse râleuse.
Dois-je accepter qu’au nom d’un hypothétique changement climatique, des tas de pauvres gens soient obligés de se débarrasser de leur fidèle bagnole et de voir quotidiennement au JT les politicards rouler en berline blindée climatisée ? Ou me faire traiter de jalouse ?

Dernier point (il y en a tellement d’autres !) Pourquoi dois-je être confrontée quotidiennement au faciès hypocritement souriant de Macron (en passant devant la librairie, au supermarché, dans le journal) alors qu’il sait pertinemment qu’il est en train de ruiner la France, de détruire les français, de dévaster les économiquement faibles. Qu’il fait sciemment tirer sur ces concitoyens. Dois-je vraiment voir ce sourire sans frémir ? Ou me faire qualifier de colérique ?

Mon nom est pie-grièche.

Anne Schubert

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