Tout élu français ou représentant de l’exécutif français doit renoncer à sa double nationalité

Publié le 7 septembre 2011 - par - 2 561 vues
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Dans un précédent article, je vous avais fait part du cas de Najat Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal mais surtout élue de la République : au conseil général du Rhône, au conseil municipal de Lyon, au conseil de la communauté urbaine de Lyon.

Je signalais que Najat Belkacem a été par ailleurs nommée par le Roi du Maroc membre du « Conseil de la communauté marocaine à l’étranger » (CCME), censé défendre les intérêts du Maroc et des Marocains en France.

C’est une affaire extrêmement grave, puis le « dahir » (décret royal) publié au bulletin officiel du Royaume du Maroc et créant le CCME stipule (entre autres) dans son article 9 : « Les membres du Conseil doivent assumer les fonctions qui leurs sont dévolues avec fidélité, impartialité (sic !) et dévouement pour la défense des intérêts suprêmes de la Nation. » De la Nation marocaine, évidemment ! (Et je vous passe les détails des articles du même acabit.)

Dès lors, la porte-parole de Ségolène Royal et élue de la République, en acceptant cet article la concernant directement, s’engage ouvertement à défendre non pas la Nation française, mais la Nation marocaine.

Pire encore, les membres de ce CCME doivent – toujours selon le même « dahir » – « émettre des avis » sur des tas de choses, dont « l’éducation religieuse » des Marocains ou Franco-Marocains résidents en France (article 2). Najat Belkacem est donc tenue à tenir compte en France de la charia du régime chérifien, ce qui est en totale contradiction avec ses mandats laïques.

On peut s’interroger sur bien d’autres élus de la « diversité » ayant une double allégeance nationale par leur double nationalité. Qu’en est-il de Razzy Hammadi, responsable du MJS et franco-tunisien, qui prit fait et cause pour l’islam dans un débat contre Pierre Cassen ? Lequel Razzy Hammadi fut copieusement hué lors d’un meeting de soutien à la « révolution du jasmin »…

Et pour cause, puisque son mentor Bertrand Delanoë, qui vantait tant les mérites de Ben Ali, a brusquement retourné sa veste en se présentant sur le plateau de France 2 au nom de « nous les Tunisiens » (sic !) Alors, Delanoë sert-il les intérêts de la France ou ceux de la Tunisie ? (Ou ses propres intérêts…)

On peut en dire de même de Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, qui a la double nationalité française et tunisienne, ou de Rachida Dati, députée européenne et municipale et ex-ministre de la justice. Quels intérêts défendent-ils ? Ceux de leur patrie d’origine ou de cœur ou celle de la France ? Et qu’en est-il d’une autre ex-ministre du gouvernement Fillon, Fadela Amara, franco-algérienne « musulmane pratiquante » (sic !) qui se plaignait dans un journal algérien que ses fonctions gouvernementales ne lui permettaient pas de faire ses prières rituelles aux heures imposées ?

Il faut établir une règle claire : une double nationalité est l’allégeance à deux nations, et par conséquent aucun double-national ne doit recevoir nos suffrages ni faire partie de l’exécutif, car on ne peut défendre à la fois la nation et la patrie française et d’autres. Comme il n’existe pas encore de lois dans ce sens, ce sera à vous, électeurs, de faire le tri entre ceux qui défendent la France et les Français et ceux qui manquent de clarté en prêtant allégeance à des puissances étrangères.

Roger Heurtebise

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