Toute l’équipe de France de football chante La Marseillaise : il n’y avait pas Ribery-Benzema

Publié le 28 mai 2014 - par - 3 636 vues
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footriberynasriJe suis invité chez des amis à regarder le match France-Norvège. Nous sommes une dizaine. Ils connaissent tous mon aversion pour Ribery et Benzema, et mon soulagement de ne pas avoir vu Nasri sélectionné.

Les amis m’annoncent que mes deux têtes de Turc ne jouent pas. Je dis qu’alors peut-être tout le monde va chanter La Marseillaise. Après un bon apéritif, on se met à regarder le match. Cela commence par les hymnes nationaux. Je ne trouve pas les Norvégiens très démonstratifs. Puis c’est La Marseillaise. Le Stade de France est plein, avec des drapeaux bleu blanc rouge partout. Tout le stade chante à pleins poumons. Les caméras passent sur chaque visage. Et, miracle, pour la première fois, je vois sans exception les onze joueurs chanter. Le gardien Stéphane Ruffier, les défenseurs Mathieu Debuchy, Laurent Koscielny, Mamadou Sakho (capitaine), Patrice Evra, les milieux de terrain Paul Pogba, Johann Cabaye, Blaise Matuidi, les attaquants Mathieu Valbuena, Olivier Giroud et Antoine Griezman.

Plus l’hymne avance, plus ils paraissent chanter fort, comme libérés du silence méprisant des deux leaders du groupe, Ribery et Benzema. C’est la première fois depuis des années que je vois enfin une équipe de France de football se montrer amoureuse de son hymne, comme les rugbymen, les handballeurs, les nageurs, les athlètes, les basketteurs.

Le match est agréable, même si ce n’est que de la préparation. Les Français marquent quatre fois. Lors de la victoire contre l’Ukraine, Askolovitch avait innocemment annoncé que les buteurs s’appelaient Mamadou et Karim, histoire de montrer que la France devait tout à la société multiculturelle. Cette fois, ils s’appellent Paul, Olivier (deux fois) et Loïk (une fois). Allo Askolovitch ?

Hélas, il est à craindre que Ribery (qui ne met plus un pied devant l’autre, usé par sa saison au Bayern) et Benzema retrouvent leur statut de titulaire, et de leaders de l’équipe.

Je ne suis pas certain que les Bleus y gagneront au change…

Bernard Bayle

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