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Trappes : Ali Rabeh, faux maire mais vraie racaille

Depuis cet article publié hier jeudi, l’actualité m’a doublé par trois fois…

Une première fois par l’annonce ce même jeudi de la démission de Didier Lemaire de l’Éducation nationale.

Une deuxième fois par l’intrusion le même jour d’Ali Rabeh, le pseudo-maire de Trappes, dans l’enceinte du lycée de la Plaine de Neauphle où enseignait Didier Lemaire.

Une troisième fois par la publication, peu après, d’un communiqué du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer qui « condamne fermement » cette intrusion.

Le « prof de philo » jette l’éponge, lâché par la plupart de ses collègues et menacé par le préfet

Didier Lemaire a par ailleurs été dénoncé avant-hier par le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot, comme un « irresponsable », un « bulldozer [qui] saccage nos efforts », « qui jette de l’huile sur le feu ». Bref, un empêcheur de baboucher en rond… 

Ce Brot est une caricature du déni de réalité que dénonce précisément l’enseignant dans la lettre ouverte qu’il a publiée début novembre dernier dans L’Obs. Le préfet n’ignore évidemment pas que, dans les beaux jours de Daesh, près de 70 « jeunes » de Trappes sont partis « faire le djihad » en zone irako-syrienne… Sinistre record pour cette ville des Yvelines qui a fourni le plus gros contingent de musulmans fanatiques de tout le territoire national. Enfoncés, le 9-3, Mantes-la-JolieRoubaix, Les Mureaux, Bron, Vaulx-en-Velin et autres quartiers nord de Marseille

Depuis deux ans, plus aucun départ vers la Syrie-Irak naturellement, Daesh s’étant réduit comme peau de chagrin – essentiellement grâce à l’action de l’armée russe, et conjointement aux forces armées de Bachar el Assad, mais c’est un autre sujet…

C’est désormais dans les rues de Trappes qu’incube le djihad, comme dans d’innombrables autres « territoires perdus de la République ».

« Je prends acte de l’impossibilité d’enseigner », a déclaré Didier Lemaire en claquant hier la porte de l’institution, ajoutant : « tout en menant le combat qui est le mien », une allusion à sa récente adhésion au Parti Républicain Solidariste.

On ne peut que l’encourager à venir grossir les rangs de Riposte Laïque. Il pourra dès lors bénéficier d’une tribune journalière de quelque 30 000 lecteurs, à comparer aux quelques dizaines de membres du micro-parti qu’il vient de rejoindre…  

Ali Rabeh, faux maire mais vraie racaille

Rabeh n’est qu’un maire en sursis, ses comptes de campagne ayant été invalidés par le tribunal administratif de Versailles. Lequel a en effet pointé un certain nombre d’actions « qui (…) doivent être regardées comme des actions de propagande en faveur [d’Ali Rabeh], candidat aux élections municipales, et comme telles assimilables à un don provenant d’une personne morale prohibé par l’article L 52–huit du code électoral ».

Racaille un jour, racaille toujours : le maire en sursis a fait intrusion hier après-midi dans l’enceinte du lycée où enseigne Didier Lemaire afin d’y distribuer aux élèves un tract injurieux, menaçant et mensonger à l’encontre du professeur.

Certains des propos que tient le pseudo-maire dans son tract peuvent être interprétés comme une invitation à faire subir à Didier Lemaire le même sort que Samuel Paty. On comprend dès lors que l’enseignant ait préféré démissionner et quitter la ville.

Pour mener à bien son coup de main – totalement illégal, faut-il le souligner – Rabeh s’était fait seconder par une dizaine de sbires, tous conseillers municipaux de la ville ! Le proviseur du lycée qui a tenté d’empêcher Rabeh et ses comparses de pénétrer dans l’établissement a été pris à partie et a dû renoncer à faire respecter la loi.

Des méthodes de voyous, dont il y a tout lieu d’imaginer qu’elles ne provoqueront pas le moindre froncement de sourcil du procureur de la République. Nos autorités gardent en effet un trop mauvais souvenir des événements qui ont secoué Trappes en 2013

Le ministre Jean-Michel Blanquer sauve l’honneur de la République…

Il serait exagéré de dire que Blanquer a volé au secours de Didier Lemaire. Le ministre s’est contenté de publier un communiqué dans lequel il « condamne fermement » l’intrusion de Rabeh et de sa clique dans l’enceinte du lycée. Ce qui est quand même la moindre des choses.

Le fait de devoir regarder cette protestation passive comme quasiment héroïque donne une idée de l’effondrement de nos institutions face à un islam de jour en jour plus offensif

Henri Dubost