Trappes : la pseudo-fermeté de Valls se heurte au laxisme judiciaire prôné par Taubira

Publié le 23 juillet 2013 - par - 1 681 vues
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Jeudi dernier, le contrôle d’identité d’une convertie intégralement voilée à Trappes (Yvelines) se heurte à une rébellion de la part du mari, Mickael, lui aussi converti à l’islam. Il est interpellé, placé en garde à vue et accusé d’avoir étranglé un policier.

Vendredi, après la prière de l’après-midi, une trentaine de jeunes musulmans conduits par un imam se rend au commissariat de Trappes pour exiger la libération de leur « frère » Mickael. Evidemment, les policiers leur répondent par la négative.

Alors des appels sont lancés par SMS et sur les réseaux sociaux pour un rassemblement à 20 h 30 devant le commissariat. Certains « tweets » sont sans ambiguïté : on veut casser et même tuer « de la volaille », du flic, on appelle au « jihad » au nom d’Allah.

En soirée, c’est donc 200 à 400 « jeunes » qui tentent de prendre d’assaut le commissariat aux cris de « Takbir ! Allahou Akbar ! » On connaît la suite : jets de pierres et de cocktails molotov, incendie de poubelles, destruction de mobilier urbain, intervention en urgence de renforts de police et de CRS. Bref une belle nuit d’intifada à la française, directement inspirée du jihad islamique.

Seulement 4 personnes seront interpellées.

Samedi, Mickael est relâché. Comme toujours dans ces affaires, et contrairement à ce qu’on peut lire parfois, ce n’est pas une décision de la police, mais de la justice.

Ri7Taubira à la Justice2C’est donc un premier recul devant les émeutiers. Pensait-on les calmer ? Peine perdue, puisque samedi soir, les émeutes reprennent à Trappes et s’étendent à des villes voisines. Les gros yeux de Manuel Valls affichant sa « fermeté » auront été aussi vains que la libération de Mickael.

Lundi, on apprenait que l’un des « jeunes » interpellé vendredi soir sera jugé ultérieurement parce qu’il souffre de problème de santé. Il reste donc trois prévenus qui passent en comparution immédiate dans l’après-midi.

Le ministère public requiert 9 mois de prison ferme pour Yaya Thiam, 6 mois fermes pour les deux autres, le tout assorti de mandats de dépôt.

Verdict : deux relaxes, et Yaya Thiam est condamné à 6 mois fermes, mais sans mandat de dépôt. La présidente lui signale que sa peine pourra être « aménagée ». On sait ce que cela veut dire : il aura au pire (pour lui) un bracelet électronique, au mieux une simple mise sous contrôle judiciaire.

En réaction à cet apparent laxisme judiciaire immédiat, les Français s’indignent en masse en réaction aux dépêches d’information et sur les réseaux sociaux. Et à juste titre ! On peut parler d’une impunité totale à court terme dans cette affaire.

En effet, faisons le bilan. Un fou d’Allah étrangle un policier ? Il est relâché dans la nature. 200 à 400 jeunes musulmans attaquent un commissariat et veulent faire la peau aux policiers ? On n’arrête que 4 personnes, on n’en juge que 3 en comparution immédiate, on n’en condamne qu’une à une fausse peine de prison ferme.

RI7valls danseuse du ventre 001Lundi soir, Yaya peut donc tranquillement rentrer chez lui et, tout comme Mickael passer auprès de ses « potes » pour un héros et un martyr de la cause islamique.

C’est un très mauvais signal envoyé aux émeutiers. Les « frères » de Trappes peuvent crier victoire sur les mécréants. C’est un feu vert donné à une reprise de l’intifada.

C’est aussi un échec pour le ministre de l’Intérieur, qui ne cesse depuis plusieurs jours de multiplier les interviews pour afficher en parole une fermeté de façade et soutenir les forces de l’ordre.

Contrairement à Nicolas Sarkozy, qui procédait de même mais qui n’hésitait pas à mettre en cause le laxisme judiciaire, Manuel Valls se refuse systématiquement à critiquer la moindre décision de justice.

C’est une attitude qu’on pourrait trouver louable dans le cadre de la séparation des pouvoirs. Mais elle devient de plus en plus problématique parce que le ministre de l’Intérieur est aussi le chef des forces de l’ordre qui sont partie prenante dans ce genre d’affaires, et il ne peut arrêter à la porte du tribunal son soutien à ses troupes.

L’impuissance de Manuel Valls bridé par la justice dirigée par Christiane Taubira va donc apparaître de manière de plus en plus flagrante aux yeux des Français, mais aussi des policiers et des gendarmes abandonnés à leur triste sort.

Le couple Valls-Taubira résistera-t-il à ce conflit ouvert entre les deux forces régaliennes de l’Etat que sont la police et la justice ? Jusqu’à quand fera-t-il illusion ? Continuera-t-il encore à nous faire croire qu’il lutte de conserve contre les fous d’Allah qui veulent imposer leur loi islamique dans les territoires perdus de la République ?

Je ne le pense pas. Le fossé qui se creuse entre police et justice finira par discréditer définitivement non seulement Christiane Taubira qui veut ouvrir encore plus les portes des prisons, mais également Manuel Valls empêché de défendre jusqu’au bout les forces de l’ordre dont il a le commandement et dont il est responsable.

Les policiers et les gendarmes ne peuvent donc plus compter que sur eux-mêmes et sur le soutien du peuple face aux islamo-racailles. C’est une situation annonciatrice de grands dangers pour la cohésion nationale.

Roger Heurtebise

P.-S. : A l’heure où j’écris ces lignes, j’apprends le verdict pour deux autres « jeunes » en comparution immédiate : Ablaye a été condamné à 10 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt. Slimane a été condamné à 6 mois de prison avec sursis. Mais ce sont des peines pour des violences dans la nuit de samedi à dimanche, et non pas pour la grande intifada de vendredi soir. L’assaut du commissariat où on a appelé à « tuer du flic » reste donc provisoirement impuni.

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