Trappes : prison ferme pour deux ivrognes « racistes », liberté pour l’agresseur musulman de policiers…

Publié le 22 juillet 2013 - par - 2 277 vues
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C’est une information passée presque inaperçue, et ses ambigüités plus encore. Samedi 20 juillet, au lendemain de la première nuit où les  « jeunes » de Trappes avaient manifesté leur légitime indignation devant le contrôle raciste en plein ramadan d’une musulmane voilée, la presse révélait que le mardi précédent soit 16 juillet, deux hommes avaient été condamnés par le Tribunal Correctionnel de Trappes pour des faits proches. Ils auraient, alors qu’ils étaient en état d’ivresse le 14 juillet, « agressé » une femme voilée, la menaçant d’un couteau.

http://www.liberation.fr/societe/2013/07/20/trappes-deux-hommes-condamnes-pour-l-agression-d-une-femme-voilee_919692

La publication retardée et lapidaire de cette information, le traitement des deux affaires par la justice, jettent une fois de  plus une lumière noire sur le système totalitaire français qu’on peut qualifier de démocrature.

Pourquoi maintenant, et comme ça ?

On peut d’abord s’étonner qu’un fait commis le 14 juillet et jugé deux jours plus tard ne soit révélé par la presse que le 20, comme par hasard en même temps qu’elle révèle les émeutes provoquées par le contrôle policier. Les audiences correctionnelles sont publiques, la presse y est systématiquement présente, surtout pour les affaires « sensibles ». Normalement on aurait dû apprendre dès le 15 juillet l’agression alléguée et dès le 17 la condamnation, l’une et l’autre avec la fanfare habituelle des associations antiracistes à sens unique, et des représentants musulmans scandalisés.

Or rien jusqu’au samedi 20, date à laquelle une courte dépêche de l’AFP révèle l’information censément obtenue  le jour même « de sources judiciaires et policières ».  Donc les journalistes ne savaient rien jusque là ? A d’autres. Mais alors pourquoi ce silence ? Volonté de ne pas attiser les « tensions communautaires » ? Information sans intérêt pour les journaleux bien-pensants, dès lors que la sévérité de la justice décrédibilise l’accusation de racisme de la société ? Sans doute les deux.

Ce qui est clair en revanche c’est la suite. D’abord, en révélant en même temps et les émeutes consécutives au contrôle policier, et l’affaire précédente datant alors de presque une semaine, on légitime la violence des voyous, pardon des jeunes musulmans stigmatisés. Car enfin, à quelques jours de distance, une de nos sœurs voilées est agressée, et une autre fait l’objet d’un contrôle policier agressif. Et c’est comme ça sans arrêt, avec les contrôles au faciès en plus. Comment voulez-vous que ça ne pète pas ?

Ensuite le contenu de cette information. La dépêche est brève, vague, et reprise telle quelle par tous les journaux, comme une dépêche de l’agence Tass aux temps glorieux de  l’URSS.  On ne saura rien d’autre.  Qu’entend-on par « voilée » ?  En quoi a consisté exactement « l’agression » ? Quelle est la version des mis en cause ? Passez votre chemin, les curieux. Deux racistes ont agressé une musulmane quelques jours avant que des policiers fassent de même, que voulez-vous de plus ?

Voyons maintenant comment la justice a traité les deux affaires.

Pour les deux agresseurs de la musulmane, prison ferme et mandat de dépôt.

Les choses n’ont pas traîné. Nos deux ivrognes ont été immédiatement placés en garde à vue, et déférés le surlendemain au tribunal correctionnel selon la procédure de comparution immédiate,  autrefois appelée procédure de « flagrant délit ». Ils ont été transférés menottés, jugés en priorité par rapport aux autres prévenus, et le jugement est plutôt sévère par rapport aux faits ordinaires de même nature : deux mois fermes avec mandat de dépôt, ce qui signifie incarcération immédiate.

Pour le mari violent de la musulmane, liberté et convocation devant le tribunal dans deux mois.

Là, prudence. Il faut « calmer le jeu ». Alors que les faits sont au moins aussi graves que dans le cas précédent (rébellion et violences sur la personne d’un policier) l’auteur est libéré après sa garde à vue et sa présentation devant le substitut du procureur. Ce dernier a indiqué que le mis en cause sera convoqué dans deux mois environ devant le tribunal. Il s’y rendra (s’il le veut bien) librement, et aucune peine de prison ferme n’est à attendre, même si elle est juridiquement possible. Une fois que les esprits échauffés par ce malentendu se seront calmés, on ne va pas rallumer l’incendie, n’est-ce pas ? Une peine raisonnable avec sursis sera bien suffisante. Et les policiers à l’avenir, veilleront à ne contrôler les femmes en burqa qu’avec une parcimonie plus grande encore.

Une justice idéologique

C’est un nouvel exemple de la gauchisation de notre justice. Il intervient peu après cet autre exemple révoltant qu’était la condamnation du jeune Nicolas, dans la mouvance de « la manif pour tous », alors que tous les agresseurs des passagers d’un RER, appartenant à la « diversité »,  faisaient l’objet de sanctions symboliques. Et au moment où toute la bien-pensance  cherche à minimiser l’affaire des charognards de même acabit qui avaient dévalisé les cadavres et  blessés en gare de Bretigny sur Orge.

http://ripostelaique.com/nicolas-2-mois-en-prison-racailles-du-rer-d-en-liberte-taubira-dehors.html

http://ripostelaique.com/bretigny-sur-orge-ce-que-sera-la-phase-suivante-de-la-barbarie.html

Le chef des jeunesses hitlériennes avait, pour exprimer son mépris des intellectuels, immortalisé une phrase déjà connue en Allemagne : « quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver . Ce n’est certes pas une référence flatteuse, mais moi quand j’entends dire que la justice est rendue au nom du peuple français….

Rémy de Saint Egrève

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