Tribun du peuple : encore merci, Jean-Marie Le Pen

TRIBUN DU PEUPLE

Comme pour Fils de la Nation, une longue histoire bien révélatrice et prophétique.

Ce second tome des mémoires de Jean-Marie Le Pen succède en une belle continuité au précédent, « Fils de la Nation ». Laquelle nation a malheureusement décliné l’offre incessante du chef du Front National de représenter avec une large majorité ses propres intérêts, refus dont les conséquences éclatent aujourd’hui comme un coup de tonnerre dans la nonchalance permissive où beaucoup se complaisent encore. On peut se demander jusqu’à combien de morts, de désastres et de vie gâchées, jusqu’à quel bas niveau de délitement de la société et même de notre civilisation d’étranges consciences accepteront de descendre avant d’appeler les individus, les groupes et les événements par leurs véritables noms. Et aussi jusqu’à combien de mensonges criminels et calculés elles accepteront de croire en faisant le jeu de l’extrême-centre, ce large parti des tièdes qui craignent tant de se brûler alors même que le feu sacré légué par nos Anciens commande désespérément de se réveiller, enfin, pour défendre cette patrie à laquelle ils ont tant donné. Exprimé autrement, il s’agit simplement de s’occuper de ses propres affaires. Mais combien se sentent concernés par les affaires de la Nation quand des années d’individualisme mondialiste ont façonné les esprits afin qu’avec « du pain et des jeux » ils se contentent de considérer qu’ils n’ont que des droits et plus aucun devoir ?1

Jean-Marie Le Pen, lui, a passé sa vie avec le devoir, une position peu avantageuse et induisant un grand nombre de coups à recevoir. C’est peut-être pour cela qu’il demeure si incompris par les simples d’esprit façonnés par la mode omniprésente de la revendication perpétuelle de nouveaux droits, y compris à propos de sujets auxquels nul n’aurait pensé il y a seulement trente ans. Il a déjà bien présenté cela dans le premier tome de ses mémoires, mais le voici encore plus proche de nous dans ce second. Plus proche car davantage dans l’action. On le voit combattre la loi Veil, non pas contre une personne en particulier, mais contre une rupture nette avec la civilisation millénaire qui se refusait jusqu’alors à reconnaître comme légitime et intéressant le Bien commun le fait d’interrompre la vie d’un enfant à naître. Il établit le parallèle avec d’autres lois favorisant le divorce votées dans la même période et d’autres assimilant la défense de la nation à des appels à la haine. Le tout complété par des dispositions favorisant l’immigration, et nous avons obtenu le départ du Grand Remplacement car depuis lors, pendant que les Gauloises se font avorter, d’autres pondent des djihadistes par douzaines, tandis que l’amour de la patrie est devenu dans le vocabulaire et la conception commune une marque de xénophobie d’un autre âge.

Il exhorte Valéry Giscard d’Estaing (qui nous aura coûté cher en retraite de Président) à tenir compte des avertissements formulés par le Front National, notamment à propos d’économie.

Le Président avait cru intéressant de formuler que le taux de prélèvements obligatoires ne devait pas dépasser 40 % du PIB sauf à basculer dans le socialisme, mais il augmenta lui-même ces prélèvements de 7 %, du jamais vu durant un septennat. Cet ancien ministre des Finances participa ainsi activement à diluer les limites entre la droite et la gauche. Cette confusion fut tellement entretenue et accentuée par ses deux premiers successeurs – l’un prétendant être de gauche alors qu’il était de droite et le suivant faisant l’inverse – auxquels ont eux-mêmes succédé ceux que Jean-Marie Le Pen appelle les « petits malfaiteurs » qu’on en arrive, aujourd’hui, à une désillusion générale et à un manque de confiance total ou presque du peuple envers les politiciens. On notera précisément que la plupart des grandes orientations politiques, des engagements internationaux et quasiment toutes les dispositions spoliant les Français ou les astreignant à des procédures limitant les libertés décidées par les uns n’ont jamais été abrogées par les autres. Hélas, comme l’écrit Jean-Marie Le Pen, « … l’époque, encore trop douce, anesthésiait la réaction populaire. » Depuis, comme cité supra, le développement de l’individualisme a conduit à la situation d’aujourd’hui.

Le lecteur peut être surpris de lire que le Front National s’occupait d’écologie, dès les années soixante-dix, dialoguant avec les premiers militants écologistes. Hélas, depuis que les écolos sont devenus un parti politique, comme si leur thème avait un côté réservé dans notre hémicycle national, comme s’il était normal qu’il soit phagocyté par la gauche, un tel partage de préoccupations paraît aujourd’hui improbable, et pourtant il a bien existé. L’idéologie ayant pris le pas sur la véritable écologie, qui tout comme le patriotisme est l’affaire de tous, on en est venu à oublier un argument bien pertinent du Front national, à savoir que la propriété privée protège du gaspillage et de la négligence. Il n’est que de voir ce qu’il advient du bien public pour en être sûr. Combien de fois voyons-nous des rues, des trains, des espaces ou des installations servant à tous être salies, saccagées, détournées honteusement de leurs destinations premières ? Sans parler des squatteurs vandalisant des propriétés publiques ou privées, alors que les décideurs hésitent encore à modifier les lois afin de protéger efficacement, durablement et sans délai les propriétaires…

À ce sujet comme pour d’autres, dès sa création, le Front National voyait loin, sans doute parce que composé d’hommes et de femmes riches du passé historique de la France, bien loin de ceux qui aujourd’hui prétendent réécrire l’Histoire alors même qu’ils ne la connaissent pas par paresse, ou qu’ils la négligent par idéologie. Pourtant, comme le disait Winston Churchill, « plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ». Encore faudrait-il que ces incultes d’aujourd’hui aient entendu parler de Winston Churchill.

Un morceau particulièrement choisi rappelle que dès 1973, Jean-Marie Le Pen dénonçait les dangers et inconvénients déjà existants de l’immigration pour laquelle il demandait individuellement et préalablement un triple contrôle sanitaire, professionnel et judiciaire. Il demandait aussi l’expulsion définitive des chômeurs et agitateurs étrangers. Il dénonçait le considérable retard de modernisation de notre industrie favorisé par une main d’œuvre à bas prix et les restrictions à l’investissement avec la complicité des syndicats. Il revendiquait la discrimination naturelle et légitime entre nationaux et étrangers pratiquée dans tous les pays du monde. Notons que le Japon, non ouvert à l’immigration, n’a de ce fait pas tous les problèmes qui y son intrinsèques. Notons aussi que les mesures de bon sens proposées par Jean-Marie Le Pen dès 1973 sont aujourd’hui les revendications des patriotes auxquelles se rallient lentement, timidement et par pur opportunisme quelques tièdes du vaste extrême-centre. À peine au tiers de l’ouvrage, on trouve déjà les classiques tant repris depuis lors : « la piste d’extrême-droite » à propos de faits divers scandaleux ou tragiques jamais prouvée voire bien au contraire,et plus généralement l’hostilité grandissante de la presse majoritaire et hypocrite. S’y ajoutent le refus de locaux pour « risque de troubles à l’ordre public » et bien sûr les agressions verbales et physiques de militants du FN par des gauchistes se prétendant antifascistes2. Cela va déjà loin, avec l’affaire d’un grand chanteur expliquant que sa carrière est finie s’il vient se produire à la fête des Bleu-blanc-rouge, alors même que ceux qui ne sont pas communistes chantent à la fête de l’Huma sans compromettre leur futur professionnel. Tout un monde révélé par cet événement.

Parlant de Marine, il expose et regrette que « « En rompant avec son père, elle a brisé le lien sacré de piété qui fonde notre civilisation. » Il trouve grand dommage qu’elle n’ait pas aussi repris la fête des Bleu-blanc-rouge ni l’hommage à Jeanne d’Arc (repris depuis l’édition du livre). Il y a là une importante considération intellectuelle, morale et spirituelle. Marine à effectivement tourné le dos à une valeur fondamentale des relations humaines, familiales et même patriotiques en niant le rôle du Père. Elle a détruit la clef de voûte dont la seule position assure la nature, la fiabilité et la solidité de la structure. Charles Maurras considérait que la Révolution avait fait ainsi en décapitant le roi de France. On peut aujourd’hui légitimement se demander ce que Marine Le Pen pourrait infliger à chacun de nous qu’elle ne connaît pas après ce qu’elle a fait à son propre père. On peut faire le lien avec une citation de Jacques Attali, alors conseiller de Mitterrand, rappelée dans l’ouvrage : « Le monde socialiste à venir aura besoin d’une morale biologique, de se créer une éthique de l’euthanasie par exemple ». Cette citation datant de 1982 est toujours bien d’actualité. J’avais déjà fait allusion à semblables propos dans mon livre paru en 2014.

Bien sûr, un chapitre aborde l’affaire du « détail ». Si le mot était certes malheureux parce qu’ayant plusieurs sens et donc sujet à interprétations, il le fut surtout parce que prononcé par Le Pen. Il suffit de consulter un dictionnaire pour se rappeler les sens de ce mot dans leur intégralité. On peut aussi écouter la phrase pour comprendre dans quel sens il fut utilisé. Mais la presse s’en fit l’écho adéquat pour conduire à une action en justice, après avoir provoqué le déplacement en France d’Ariel Sharon venant s’ingérer dans la campagne présidentielle française, rien que ça ! Le piège médiatique se continua avec diverses affaires et est toujours d’actualité. On vient ainsi de voir des militaires et des policiers traités de factieux parce qu’avertissant de dangers, tout comme Jean-Marie Le Pen le fut il y a plus de trente ans en avertissant que si le FN était dissous – alors que sans raisons – cela conduirait à une prise de conscience des limites de la voie démocratique. On a vu récemment la dissolution de Génération Identitaire commencer à provoquer même réaction. JMLP avait raison trop tôt pour un peuple qui réagit bien tard. L’Histoire se répète et nous envoie toutes sortes de messages pour tenter de nous préserver de la catastrophe. Énumérer les provocations et les pièges médiatiques protégeant le politiquement correct serait bien trop long.

De façon prémonitoire, à propos de l’assassinat de François Duprat, le Menhir écrit : « Je ne veux pas qu’un mauvais usage de l’histoire transforme la France en chaudron de haines recuites, en effervescence de communautés irréconciliables. » Dans le même temps où ce livre est paru, les gauchistes de toutes sortes ont commencé une singulière et dangereuse réécriture de notre histoire nationale, comme partout dans le monde occidental. Notons aussi ici l’objectivité humaniste de Jean-Marie Le Pen que ces mêmes gauchistes présentent comme le Mal en personne. À propos d’histoire, JMLP salue un grand nombre de militants du FN agressés par les gauchistes, et plus particulièrement la mémoire de ceux qui sont morts dans ces circonstances. Un bilan de la sauvagerie des gauchistes qu’ils seraient bien incapables de produire au même nombre pour d’hypothétiques victimes de ce que la bien-pensance appelle l’extrême-droite. Une pensée aussi pour un homonyme total dont la vie est perturbée par la poursuite insensée de préjugés qui ne le concernent pas, c’est dire la profondeur de la bêtise entretenue.

Les provocations à l’encontre des membres du FN sont innombrables et une en particulier est narrée en détails, ainsi que l’action judiciaire qui s’ensuivit. Il s’agit de l’affaire de Mantes-la-Jolie où la socialiste Annette Peulvast se rendit coupable d’un incident commandité – selon l’auteur – par Michel Rocard, qui conduisit Jean-Marie Le Pen curieusement lâché par son escorte policière à réagir physiquement sans en faire autant – loin s’en faut – que le prétendirent les médias. Portée en justice, l’affaire fut perdue en cassation par déni de droit et malgré les preuves d’absence de faits.

Provocation commanditée, campagne de presse immonde et justice tendancieuse forment un trio toujours en activité, les patriotes le savent fort bien. À force de piquer sans relâche, les sales bêtes finissent par provoquer la réaction de leurs victimes et ont même le culot de s’en plaindre après.

À cela s’ajoutent les innombrables tracas administratifs et fiscaux dont JMLP est encore aujourd’hui la cible, toutes choses dans la légalité feutrée et sélectivement musclée du pays des droits de l’homme. Enquêtes envahissantes, saisies arbitraires, accusations mensongères, contrôles abusifs et répétitifs sont le lot du Menhir dans son quotidien. Beaucoup y perdraient leur sang froid plus rapidement que lui. De plus, compter les frais considérables que lui auront coûté les actions en justice rappellerait à plus d’un patriote engagé le vertige de gâchis et d’empêchements qu’ils engendrent, que l’on perde ou que l’on gagne.

Jean-Marie Le Pen encouragea les jeunes à bâtir une Europe forte et prospère dès les années quatre-vingt, mais il ne s’agissait pas de l’Union européenne fonctionnant comme l’Union soviétique, laquelle allait disparaître quelques années plus tard3 pour être aussitôt répliquée à l’Ouest où elle avait été pourtant fort et justement critiquée. Il n’était donc pas ce xénophobe replié sur de vieilles lunes caricaturé dans les médias. Ceux-là étaient tant convaincus de leurs propres inepties qu’ils prêtèrent crédit aux affirmations de singuliers instituts de sondages, qui prétendirent que JMLP serait bien loin derrière les deux concurrents du second tour des présidentielles de 2002, le situant même en quatrième position derrière la candidate de l’extrême-gauche d’alors, Arlette Laguiller, et ce jusqu’à la veille du premier scrutin. Lorsque la foudre s’abattit sur le petit monde des élections entre soi, il fallut à Jean-Marie Le Pen beaucoup de sang froid pour apprécier ce résultat inespéré le conduisant au second tour. Si d’aucuns pensèrent que son expression de ce soir-là prouvait qu’il n’avait jamais voulu accéder au pouvoir, la réalité était tout autre. Il mesurait toute la difficulté que représenterait une victoire au second tour pour un parti affaibli, manquant d’alliés et de relais pour assurer une participation harmonieuse des grands corps d’État et des administrations, d’autant plus qu’ils étaient servis par de nombreuses personnes qui, comme partout en France, étaient sensibles à la diabolisation orchestrée depuis des décennies. Mais la mobilisation sans précédent de l’union bien-pensante des adversaires de la veille, servie par des moyens illimités et une presse aux ordres, augmentée des abstentionnistes habituels qui se réveillèrent pour ne pas laisser passer la bête immonde, se chargea de supprimer radicalement cette éventualité diabolique.

Jean-Marie Le Pen revient sur ses relations avec sa fille Marine, laquelle recueillait peu de voix aux élections internes du Front national. Il pensa qu’on s’attaquait à elle pour l’atteindre lui par une sorte de cabale d’hypocrites. Il resta longtemps dans cette erreur, même quand ceux qui l’avaient soutenu contre Bruno Mégret tentaient de lui faire comprendre que si sa fille avait si peu de suffrages, c’était parce qu’elle ne plaisait pas. Comme il la nomma vice-présidente, nombre des meilleurs, dont le regretté Roger Holeindre, quittèrent le FN. On connaît la suite. Le fondateur du Front national ne pense pas qu’il fut inabordable par la crainte qu’inspiraient ses colères. Mais le propre d’un menhir est bien d’être abrupt. Puis vint l’affaire de ses libres paroles hors enregistrement néanmoins publiés dans la presse, à propos de l’inhumanité de l’Occupation. Là encore, si ce n’était pas Le Pen qui l’avait dit, ce serait passé inaperçu au lieu de se terminer par une condamnation en justice. Il semble pourtant que l’inhumanité des nazis se soit davantage exercée dans les pays de l’Est, où ils anéantirent des populations villageoises plusieurs fois par jour pendant les trois ans qu’ils les occupèrent ; ce qui, bien sûr, ne saurait retirer quoi que ce soit à nos propres villages martyrs tels que Oradour-sur-Glane, Maillé, Ascq et bien d’autres encore. Cette nouvelle affaire provoqua une singulière réaction de Marine : au lieu de défendre son père et son parti, elle bouda l’un et l’autre pendant plusieurs mois. C’est à ce moment-là que le père comprit que sa fille était sensible au mièvre chant des sirènes du politiquement correct. Le FN avait pourtant mieux à s’occuper pour un combat qui demandait toutes les énergies rassemblées, le projet de constitution européenne. Rejeté par la majorité des Français, il fut pourtant adopté par le Parlement deux ans plus tard à l’initiative du fourbe Sarkozy. Il ne faut pas oublier. Ni le fait, ni les politiciens, ni ce petit président qui par ailleurs commença à dégrader fortement l’image et la fonction présidentielles.

On retrouve après, encore une fois, l’union des gauchos et des mondialistes qui, n’aimant pas les peuples, préfèrent les communautés en révolution permanente, conduisant à l’accession au pouvoir du petit Sarkozy, dont on attend toujours le nettoyage des banlieues avec un appareil dont il ne fit pas une bonne publicité (si j’étais propriétaire de la marque, j’aurais porté plainte contre lui).

Par la suite, les querelles de personnes, les rivalités pour les investitures, le désaveu muet contre Marine empestèrent les relations au sein du FN et continuèrent à provoquer le départ de nombreux cadres historiques. Néanmoins, le père passa le relais à sa fille, pensant qu’il valait mieux une personne jeune à la tête du FN en vue des années terribles à venir (nous y sommes) renonçant à privilégier son vieil ami et militant exemplaire Bruno Gollnisch, pas si vieux mais déjà de santé trop fragile pour une présidence du FN demandant une énergie exceptionnelle, constante et sans faille.

Début 2011, le Menhir devint donc président d’honneur du parti qu’il avait fondé et dirigé avec l’opiniâtreté qu’on lui connaît. Il perdit ce titre honorifique après un nouveau propos exploité comme les précédents, ce qui fut pour lui l’occasion de découvrir l’ingratitude de gens qui lui devaient leur carrière politique, en plus de la perfidie des anciens gauchistes passés au FN et de quelques opportunistes, les listes de ceux-là seraient bien longues…

Jean-Marie Le Pen revient sur la position contradictoire des écolos qui, soutenant le mondialisme hautement pollueur, ne servent pas l’écologie. Nouveaux idiots utiles de la mondialisation, nous les voyons bien s’allier aux forces antinationales et toutes leurs mouvances, aux forces du Mal qui veulent supprimer tout ce qui fait la nature de l’homme et des peuples, leurs cultures, leurs coutumes, leurs patrimoines, leurs langues. Ces forces dénaturent l’humain dans ce qu’il a de plus sacré, de plus inviolable, elles veulent supprimer les différences entre les hommes, mais aussi celles de l’homme avec l’animal. Elles veulent ôter aux femmes la procréation et la gestation et en faire un commerce, pour cela elles permettent déjà de faire des expériences sur les embryons et de fabriquer des êtres hybrides, j’y reviendrai dans un autre article. Les écolos ne défendent pas l’écologie ni l’avenir de la planète, ils servent une idéologie destructrice avec l’aval des instances internationales telles que l’ONU, le GIEC, l’UE… « Jamais sans doute, même en 93, même en 17, un tel ramas d’imbéciles, d’idéologues et de salauds ne se sont pris pour le Bien. » Le Menhir poursuit en rappelant que l’influence des féministes sur les femmes européennes les incite à faire moins d’enfants, tandis que celles indifférentes à ces théories suicidaires en font encore plus, un véritable appel au grand remplacement. Avec cela, l’élévation des caprices individuels au rang de revendications légitimées à être aussi dégénérescentes que permanentes amène les nouveaux arrivants à nous considérer comme décadents, et Jean-Marie Le Pen présente l’examen du fondement de leurs raisons comme un intéressant exercice. Puis il dénonce les bandes antifas qui, comme les bandes de racailles islamisées, masquent leurs visages et s’entraînent au combat de rue en agressant la police. Les militants de ce que la bien-pensance nomme extrême-droite ne sont pas aussi bien organisés ni entraînés. Ils ne possèdent pas d’armes dans des caches ultra-pleines. Les Français ordinaires non plus, et la plupart ne s’entraînent pas aux sports de combat comme les racailles prises en charge par les nombreuses associations subventionnées. Si on ne prépare pas la guerre civile ainsi, il faudrait que l’on nous explique à quoi sert tout cela.

Brièvement, avec à la fois une pudeur calculée et des expressions bien lestes, Jean-Marie expose ses déceptions avec ses filles, malgré lesquelles Le Pen essaie encore de faire passer un message clair d’amour de la France éloigné des vanités, revendiquant légitimement son expérience et son mérite de tribun du peuple. Dans ce livre, j’aime en particulier certains mots si bien choisis, ainsi  : « Une humanité virtuelle, produit de l’utopie mondialiste, entend se substituer aux hommes produits par l’histoire, à leur races, civilisations, us, coutumes et croyances. » N’en déplaise aux adeptes de nouveaux langages et de l’universalisme, il existe bien des races, toutes les civilisations ne se valent pas, et l’histoire est là pour montrer d’où sont venues ou pas venues les grandes découvertes, inventions et structures sociales élaborées. Jean-Marie Le Pen parle de son éloignement de l’Église, laquelle, depuis Vatican II, a développé une sorte de démission spirituelle suicidaire, éloignant des pratiques ancestrales rassemblant les hommes dans des célébrations unitaires et salutaires. Il exprime sa foi éloignée des dogmes, ou plus précisément des nouveaux dogmes asservis au mondialisme maçonnique et à la révolution permanente. Étant moi-même croyant sans religion en ayant pris distance de l’Église actuelle, je le rejoins dans ses considérations. Il n’est que de voir l’actuel pape, entendre ses propos, se questionner sur la démission de son prédécesseur, sur la mort curieuse de l’un des précédents pour trouver-là matière à réflexion.

On peut conclure le message du Menhir par cet extrait aussi intellectuel que spirituel : « Débranche le flux colonisateur méphitique qui coule d’Amérique et d’Afrique, ces modèles débiles dont nous reproduisons les pires tares. Revenons à nous, au modèle de la civilisation blanche, européenne et chrétienne. Il nous a permis de vivre exemplaires durant de nombreux siècles. Soyons-en fiers et continuons-le. »

Daniel Pollett

1 Voir à ce sujet de nombreux passages de mon livre : « Citoyens ce roman est le vôtre ».

2 « Les fascistes de demain se nommeront eux-mêmes antifascistes » Winston Churchill.

3 Voir à ce sujet la courte vidéo de Vladimir Boukovsky : j’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché -https://www.dailymotion.com/video/x2nl3m4 https://www.dailymotion.com/video/x2nl3m4

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16 Commentaires

  1. Jean-Marie Le Pen aura eu le grand tort d’avoir raison trop tôt… Un personnage hors du commun dont on se souviendra longtemps pendant que nombre de politiques insignifiants seront tombés dans les oubliettes…

  2. « Mais la mobilisation sans précédent de l’union bien-pensante des adversaires de la veille, servie par des moyens illimités et une presse aux ordres, augmentée des abstentionnistes habituels qui se réveillèrent pour ne pas laisser passer la bête immonde, se chargea de supprimer radicalement cette éventualité diabolique. »
    Et aujourd’hui, qui exerce la dictature ?
    Qui oblige les bébés à être vaccinés 11 fois avec des vaccins toxiques ?
    Qui a ordonné l’assassinat des personnes âgées avec le Rivotril ?
    Qui encourage les gens en bonne santé à s’empoisonner avec ces pseudo-vaccins ?
    Qui empêche les gens de vivre normalement, et les artistes de se produire ?
    Dictature et génocide sont les 2 mamelles de Macron !
    Les Français se sont fait avoir !

  3. EN « FROUNSSE » ( Fronssa ou Franza ) : depuis plus de 40 ou 50 ans , il est plus libre , plus légitime , plus respectable , plus branché , plus Chic et plus Correct et même plus « patriotique ! » .. de se réclamer de Mahomet, de Josué ou de Moise ou de Boudha ou du Vauddoo ; de se réclamer de criminels de guerres notoires et sadiques comme Saddam Hussein, le prince saoudien ou Bibi Fricotin ( surtout de celui-là) , de n’importe quel Marabout dégénéré ou dictateur africain ( parceque noirs) , de monstres communistes comme Mao , Staline ,Trotski , Marx , Polpot ou Castro .MAIS , il est plus dangereux , plus « nauséabond » , plus risqué , plus ringard , plus mal vu et considéré , de se réclamer de JEAN MARIE LE PEN ( qui n’a pourtant tué personne et qui ne dit que TOUTE LA VÉRITÉ

  4. J.M. Le Pen : un visionnaire, qui n’a cessé de nous prévenir depuis des décennies. J’ai lu quelques uns de ses livres : quelle culture, quelle écriture : c’est un érudit. Il nous manque à l’heure actuelle, sa fille ne fait pas le poids.

  5. Le Menhir, c’ est une immense culture et une immense conviction ! Merci à toi Jean Marie parce que si la France avait été honnête tu aurais pu la sauver, mais elle ne l’ a pas été et aujourd’hui, elle est appelée à disparaitre

  6. l’État français corrompu a tout fait pour l’empêcher d’accéder au statut présidentiel, Carpentras le détail etc..
    Pierre Bérégovoy pourtant un homme de gauche qui début 1993 avec son pacte contre la corruption avait voulu mettre un terme à la gabegie gouvernementale qui c’est résulté 4 mois plus tard le 1 er mai 93 par son assassinat déguisé en suicide.
    Un homme d’honneur comme le Menhir ne pouvait prétendre au titre suprême car trop droit et indépendant aux yeux de toute la caste politique corrompue jusqu’au dernier degrés.

  7. Le drame de Jean-Marie Le Pen est d’avoir été grand pour un peuple trop petit.

  8. merci jmlp d’avoir nié la choah (ce qui de la part d’un féru d’histoire est dur à avaler) disent les « progressistes »

    • Il ne l’a pas reniée ! Il a dit que (parmi tout ce que les peuples européens ont connu pendant cette période) l’existence des camps de concentrations était  » un (des) détails de l’Histoire. comme pouvaient l’être le mitraillage par l’aviation allemande des innocents qui quittaient la région parisienne, le massacre d’Oradour, sur Glane, les pendus de Tulle, l’assassinat de Jean Moulin, le peloton d’exécution pour Honoré d’Estienne d’Orves, les bombardements des villes côtières françaises, etc…etc..
      Les médias aux ordres ont jeté l’anathème en faisant croire l’inverse de ce que Jean Marie Le Pen avait exprimé.

  9. Et oui ! JM Le Pen un grand homme trahi par les français pour un  » détail » et par sa fille, cette pauvre fille idiote sans conviction qui va encore faire élire les mêmes !!!

    • un détail les chambres à gaz, les camps d’exterminations , un détail qui a fait que le nationalisme en france en a pris pour vingt ans de condamnation à la mise au placard

      • Je constate que même un patriote comme vous prétendez l’être est tombé dans ce piège grossier ! donc, ça confirme bien votre bêtise et c’est bien fait pour vous……..

  10. J’ai lu ces Mémoires…. c’est passionnant, impressionnant de culture. Ceux qui sont contre les le Pen devraient les lire…ne pas rester ignares et se permettre de les considérer nuisibles, dangereux !!

    • Comme vous Dany en plus de ses mémoires j’avai lu tous les livres sur sa vie, a Paris a l’époque je fréquentais les réunions ou on était plus patriotes que de nos jours, la France a bien changé.

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