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Triomphe de Georgia Meloni : BHL aux urgences, von der Leyen aux abois

Après le triomphe électoral de Georgia Meloni, les réactions n’ont pas tardé. La gauche a la gueule de bois, BHL est aux urgences et Ursula von der Leyen voit l’attelage bancal européen se disloquer du nord au sud. Quelques réactions, en vrac :

https://www.tf1info.fr/international/en-direct-elections-italie-2022-resultats-giorgia-meloni-et-fratelli-d-italia-remportent-les-legislatives-2233425.html

Pour le gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sanchez :

« Les populismes finissent toujours en catastrophe. »

« Résultat triste et préoccupant » et appel à ne pas suivre le chemin de la Hongrie et de la Pologne.

François Hollande :

« La victoire de l’extrême droite en Italie est à la fois une menace pour les droits fondamentaux et un risque de paralysie pour l’Europe. »

« C’est aussi un avertissement. Dans la confusion politique et avec l’effacement des partis, ce qui arrive en Italie peut se produire en France. »

Laurent Berger :

« L’extrême droite n’est pas une solution pour nos sociétés. »

« Giorgia Meloni représente ce que le syndicalisme européen combat. »

Élisabeth Borne a refusé de « commenter le choix démocratique du peuple italien »

« On sera attentif, avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à ce que les valeurs sur les droits de l’Homme et notamment le respect du droit à l’avortement soient respectés. »

Marine Le Pen :

« Le peuple italien a décidé de reprendre son destin en main en élisant un gouvernement patriote et souverainiste », félicitant Meloni et Salvini « pour avoir résisté aux menaces d’une Union européenne anti-démocratique et arrogante en obtenant cette grande victoire ».

BHL, il y a quelques jours :

« La perspective d’une victoire de la coalition des droites est  triste pour l’Italie, berceau de l’Europe, de l’idée républicaine et de l’idée démocratique. »

Pour LFI, c’est un scrutin tragique :

« Le néo-fascisme s’installe à nos portes », a déclaré l’eurodéputée LFI Manon Aubry.  

« La poussée du poison réactionnaire, xénophobe et autoritaire se confirme partout en Europe. L’alerte est sérieuse : il nous faut construire une alternative de gauche de rupture comme antidote. » 

Clémentine Autain :

« Les héritiers de Mussolini prennent le pouvoir en Italie. Les politiques néolibérales et la disparition de la gauche ont permis ça. Ici, nous avons tenu bon. Maintenant gagnons la course de vitesse face au RN. Ce soir, solidarité avec tous les progressistes italiens. »

Éric Zemmour :

Après avoir félicité Georgia Meloni, il a rappelé que celle-ci avait recueilli 4 % des voix en 2018, avant de rafler la mise aujourd’hui, grâce à « l’union des droites » qu’il appelle de ses vœux. Ce qu’a fait Fratelli d’Italia, Reconquête peut le faire…

Marion Maréchal-Le Pen :

Georgia Meloni a remporté une “victoire historique et a su tenir bon, elle a su faire l’union ».

Nicolas Bay :

« Le refus des compromissions, la solidité dans les convictions, l’ouverture vers l’union, LA VICTOIRE ! »

Jordan Bardella :

« Les Italiens ont offert une leçon d’humilité à l’Union européenne qui, par la voix de Mme von der Leyen, prétendait leur dicter leur vote. Aucune menace d’aucune sorte ne peut arrêter la démocratie : les peuples d’Europe relèvent la tête et reprennent leur destin en main ! »

VOX, le parti souverainiste espagnol :

« Meloni a montré la voie vers une Europe orgueilleuse et libre de nations souveraines. »

Viktor Orban :

« Nous avons plus que jamais besoin d’amis partageant une vision et une approche communes de l’Europe. »

Mateusz Morawieski, Premier ministre polonais :

« L’Europe devient une Europe des vraies valeurs. »

Commission européenne :

Elle espère avoir « une coopération constructive avec les nouvelles autorités italiennes ».

François-Xavier Bellamy :

« Le vrai danger pour l’Europe ce n’est pas Giorgia Meloni, c’est que l’immigration illégale a explosé en Italie. »

Guilhem Carayon, président des jeunes LR :

« Ce vote sonne comme le cri d’un peuple qui ne veut pas mourir et se révolte contre les technos de Bruxelles. »

Raphaël Glucksmann :

« La victoire de l’extrême droite en Italie fait vaciller l’Europe alors même que la guerre est à nos portes. Nous vivons un moment de bascule et jamais nos démocraties n’ont été à ce point menacées de notre vivant. Soyons à la hauteur du péril et luttons pied à pied, partout. »

Ursula von der Leyen, depuis les États-Unis, avait même menacé :

« Si les choses vont dans une direction difficile, j’ai parlé de la Hongrie et de la Pologne, nous avons des instruments »

Ce à quoi Salvini avait répondu :

« C’est quoi, une menace ? Arrogance honteuse. Respectez le vote, libre, démocratique et souverain du peuple italien ! Amis de tous, valets de personne »

Nos amis Italiens n’ont de leçon à recevoir de personne

On mesure à tous ces tweets hostiles, délirants pour la plupart, la réelle conception de la démocratie des dictateurs qui nous gouvernent à Bruxelles, imposant toutes leurs décisions sans jamais demander leur avis aux peuples. Ils vont bientôt nous supprimer le suffrage universel !

Ces fossoyeurs de la France, qui ont dilapidé l’héritage des Trente Glorieuses, ne savent que se référer aux années 30, comme si Meloni et Salvini étaient porteurs de l’Apocalypse.

Voici la profession de foi de Georgia Meloni :

« Oui à la famille naturelle, non au lobby LGBT ! Oui à l’identité sexuelle, non à l’idéologie du genre ! Oui à la culture de la vie, non à l’abîme de la mort ! Oui aux valeurs universelles de la Croix, non à la violence islamiste ! Oui aux frontières sûres, non à l’immigration de masse ! Oui au travail de nos citoyens, non à la grande finance internationale ! Oui à la souveraineté du peuple, non à la bureaucratie de Bruxelles ! Oui à notre civilisation, non à ceux qui veulent la détruire. »

Ceux qui voient un soupçon de nazisme ou de fascisme dans ce discours sont en réalité des dictateurs qui s’ignorent, refusant aux peuples, comme BHL, leur droit élémentaire à décider seuls de leur destin.

Notre brillant démocrate philosophe déclarait récemment sur une chaîne italienne :

« Il ne faut pas toujours respecter les électeurs quand leur choix  n’est pas respectable. »

« Un fasciste venu par les urnes ne se convertit pas automatiquement en démocrate. »

« Non, il ne faut pas toujours respecter les électeurs. Vous savez, quand les électeurs portent au pouvoir Mussolini ou Hitler, ou même Vladimir Poutine, ce choix n’est pas respectable. »

Avouons que comparer Georgia Meloni à Hitler ou Mussolini en dit long sur la crédibilité et la sincérité de notre narcissique donneur de leçons. Une arrogance à laquelle Georgia Meloni a répondu sèchement :

« Le service public invite un écrivain français – qui défendit autrefois le terroriste communiste Cesare Battisti [condamné à la perpétuité pour sa participation à la lutte armée des Brigades rouges, ndlr] – pour nous expliquer l’idée qu’a la gauche de la démocratie et comparer l’Italie conduite par la droite aux pires régimes. »

Après l’Afghanistan, la Libye, la Géorgie, le Darfour, la Bosnie, l’Irak ou l’Ukraine, notre narcissique guerrier en costard et chemise blanche, considéré comme le guignol des champs de bataille par certains ou comme un génie en tout par d’autres, va pouvoir se lancer dans une nouvelle croisade contre le néofascisme italien.

Et comme le ridicule ne tue pas, il a toutes les chances d’en revenir vivant.

Jacques Guillemain