Trions les ordures ou… chassons-les !

Publié le 6 avril 2019 - par - 17 commentaires - 1 768 vues
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« La climatologie est un art divinatoire visant à déduire du comportement humain l’avenir climatique de la Terre, dans l’idée de prescrire à chacun des actions de pénitence ».
(Benoît Rittaud, « Le Mythe climatique » (2012)).

« Les gens – politiciens ou écologistes – qui nous expliquent que la terre devient une véritable poubelle sont bien souvent des ordures. Ils parlent donc en connaissance de cause… »
(Cédric de Valfrancisque, article « Écologie punitive »(2017)).

Il y a quelques jours, j’ai publié un article sur l’« escroquerie écologique ».

Un de mes amis, à qui j’ai soumis mon texte, m’a aussitôt rétorqué qu’il est un peu simpliste, voire réducteur, de limiter l’écologie à la suppression programmée du diésel.

C’est vrai ! Il faudrait écrire une encyclopédie, en dix volumes au moins, sur les arnaques autour de l’écologie tant le sujet est vaste, mais je laisse ça à des gens plus compétents que moi.

Ce qui me différencie des imbéciles – Nicolas Bulot (1), Ségolène Déloyale, « Barbie » Pompili, etc…- qui pérorent sur ces sujets, c’est que, comme eux, je ne connais pas grand-chose à la climatologie et/ou l’écologie mais eux vivent, très grassement, d’une écologie lucrative alors que, comme le peuple français, je subis une écologie punitive.
D’ailleurs, en dehors de la suppression du diésel, un autre sujet me fait bondir : le tri des ordures ménagères qui serait, paraît-il, « bon pour la planète ».

Rendons tout d’abord hommage à Eugène Poubelle, préfet de la Seine, qui, par deux arrêtés – 24 novembre 1883 et 7 mars 1884 – obligeait les propriétaires parisiens à mettre à la disposition de leurs locataires des récipients munis d’un couvercle et d’une capacité suffisante pour contenir les déchets ménagers. Ce précurseur prévoyait également le tri des déchets en trois boîtes :
« Une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et chiffons et une dernière pour le verre, la faïence et les coquilles d’huîtres », et ce, pour améliorer l’hygiène des foyers de la capitale.
En effet, le nombre d’habitants à Paris – deux millions à l’époque – et la présence de nombreux immeubles collectifs rendaient indispensable l’organisation d’un ramassage régulier.

Les Parisiens prirent l’habitude de désigner les boîtes à ordures du nom de « Poubelle ».
Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que les poubelles deviennent d’un usage courant. L’enlèvement des ordures est dès lors organisé par les municipalités.
Notons, au passage, qu’Eugène Poubelle aura été aussi l’instigateur du tout-à-l’égout à Paris.
Cet homme méritait grandement d’entrer dans l’histoire mais il a fait, hélas, des émules chez les écologistes, lesquels sont toujours à l’affût d’une idée loufoque – et si possible lucrative – pour, soi-disant, sauver la planète (2).

Dans toutes nos villes, petites ou grandes, le citoyen doit maintenant gérer quatre ou cinq poubelles de couleurs différentes (pour le verre, le papier, le plastique, les déchets végétaux, les conserves… etc.) et aller déposer lui-même ses déchets « encombrants » dans une déchetterie, qui est en droit de les refuser.

Dans la petite ville de la France profonde où je réside, on a doublé, en cinq ans, le prix des taxes de ramassage et de tri des ordures ménagères mais, dans le même temps, l’État n’est pas capable de faire pression sur les fabricants pour supprimer les emballages plastiques « thermo-rétractables ». Tout le monde sait, pourtant, qu’un tel emballage mettra 400 ans pour disparaître (et que le brûler est très toxique).

On nous dit que les sacs plastiques des hypermarchés sont nocifs(3). Qu’on les retrouve, en masse, dans les océans. Que ça tue les poissons, les tortues, les oiseaux de mer. On nous apitoie sur le sort d’une baleine qui a été trouvée morte avec plus de 100 kilos de plastique dans le ventre.

Certes, personne ne songe à nier que le plastique pollue, mais arrêtons de montrer du doigt le Franchouillard, ce beauf au front bas, raciste, xénophobe, colonialiste, catho, homophobe, bref, responsable de tous les maux de la Terre.
Posons-nous, pour une fois, la question de savoir qui génère cette pollution au plastique ?

Les déchets arrivent à la mer via les rivières et les fleuves ; or quels sont les dix fleuves qui charrient le plus d’ordures ? Le Nil et le fleuve Niger, situés en Afrique. L’Indus et le Gange, en Inde. Les six autres sont en Asie du Sud-Est.
Ces dix cours d’eau sont responsables de 95 % de la pollution au plastique de nos océans.

Qui en parle ? Personne, car il ne faut pas « stigmatiser » les pays émergeants ; ceux qu’on appelait jadis « pays sous-développés », puis « pays en voie de développement », puis « pays en devenir ». La France, livrée depuis un demi-siècle à des incapables(4) devient un pays immergeant et en voie de sous-développement mais, de grâce, ne l’accusons pas de tous les maux !

En matière d’écologie nous sommes l’un des pays les plus vertueux de la planète.
Le tri des ordures est une manne pour quelques industriels qui y font fortune (comme à Marseille) et s’achètent des clubs de foot (comme à Montpellier).
Dans le sud de l’Italie, c’est la Mafia napolitaine qui gère les ordures. En Amérique latine ce sont les cartels de la drogue qui contrôlent ce marché juteux.

Nous représentons, nous Français, 1 % de la population du monde (et 0,9 % des émissions de gaz à effet de serre) et notre gouvernement, devançant, je crois, une injonction de Bruxelles, vient de prendre une décision ô combien importante pour la sauvegarde de la Terre : l’interdiction des gobelets en plastique, des pailles et des… cotons-tiges.
La sagesse voudrait que, plutôt que de trier les ordures ménagères, on vire manu militari les ordures qui, depuis des décennies, nous rackettent, nous présurent et nous paupérisent.

Mais leurs décisions stupides ont parfois un bon côté : avec la suppression des cotons-tiges, nous aurons les oreilles sales et pleines de cérumen : nous n’entendrons plus les inepties qu’ils nous dégoisent à longueur de journée.
Et puis, en matière d’écologie, pourquoi ferait-on un « tri sélectif » entre l’écolo-bobo parisien, le triste « vegan » nourri au boulgour ou le pouilleux « zadiste »  dont la dégaine et l’aspect physique sont une atteinte au bon goût et à l’esthétique ?

Ils méritent de finir, tous ensemble, en vrac, dans les poubelles de l’histoire.

Éric de Verdelhan

1)- Bulot dont il a le QI.
2)- On a parfois l’impression que tout ce qui peut emmerder  le bourgeois trouve grâce à leurs yeux.
3)- Ce qui permet de nous vendre d’autres sacs (les anciens, en plastique, étaient gratuits !) qui sont « biodégradables » et permettent à la grande distribution de gagner toujours plus d’argent.
4)- Incapables, corrompus ou… les deux ?

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Notifiez de
efromfourme

trier ces ordures et les virer Manu militari excellent

Dorylée

Dans mon patelin, les murs de clôture surmontés d’une palissade en PVC sont interdits dans les nouvelles constructions car nuisibles à la planète (plastique ! Beurk !) Seules les haies vives sont autorisées. Bien évidemment, l’essence des taille-haies et le gasoil de la voiture pour transporter en plusieurs voyages à 5 Km les tailles à la déchetterie sont écologiques… Dans un autre domaine, les sacs en plastique STRENG VERBOTEN !!! On a complètement changé : les sacs sont toujours en plastique mais on a écrit dessus :  » sac recyclables, ne pas jeter dans la nature  » . Voilà une mesure qu’elle est efficace ! Quant aux ordures qui nous saignent, jetons les aux incinérables ! Surtout pas dans la benne des déchets recyclables, ils se recyclent suffisamment bien tout seul.

André Léo

Pour la secte écolo, la climatologie est plus qu’une ineptie divinatoire, façon astrologie, c’est une religion. Et qu’importe la réalité, puisqu’il ‘agit d’une croyance.

Les scientifiques avancent vite, mais face aux Hulot et aux Jancovici, aux Duflot et aux de Rugy, qui ont le pouvoir de la finance et des médias derrière eux, comme il est difficile d’expliquer et de convaincre les « masses ».

Le réchauffement anthropo-climatique est désormais indiscutable. Mais ce sont les décisions politiques des technocrates qui sont absurdes. La France consomme 0,7% du pétrole mondial et elle serait la seule, contrainte par Macron et les soros’istes, à devoir payer pour le restant de la planète?

JEF

Le réchauffement une évidence, peut-être. Causé par l’homme? J’ai des doutes. La planète était plus chaude au crétacé, et, que je sache, les dinosaures n’avaient pas d’activité industrielle… Le climat a varié en permanence depuis que la Terre a commencé à se refroidir! Les causes? Activité solaire, inclinaison de la Terre sur son axe, oscillation de l’axe, variation de l’orbite qui oscille entre ellipse très allongée et orbite presque circulaire.

patphil

culpabilité, repentance etc.

Marnie

Nos propres ordures ménagères nous les trions depuis de nombreuses années. Le plus gros du travail reste à faire : se défaire de celles qui ne sont pas ménagères mais cela va être plus compliqué, notamment cette UE actuelle la cause d’une partie de nos malheurs mais pas que…

CLOVIS

Mr POUBELLE serait flatté, car son beau pays d’alors en est devenu une à grande échelle par le biais de l’immigration « non choisie » !… Mais, blague à part, je pense qu’il en serait affligé… tout comme moi et tant d’autres.

bernard

Si vous vous promenez dans la campagne javanaise (fort cultivée) vous y verrez des myriades de sacs plastiques jonchant le sol absolument partout..Tout ce qu’ils achètent aux marchés est emballé dans ces sacs plastiques qu’ils jettent après usage…Leurs belles
rizières vertes (vues du ciel) sont des collecteurs d’ordures et leurs rivières des torrents de
plastiques (sacs ou bouteilles ou canettes)…de plusieurs mètres d’épaisseur.

Joël

Ça fait longtemps que j’ai remarqué que plus je triais mes déchets, plus je payais.
Le top de l’écologie, c’est que pour vider le verre ou aller à la déchetterie, ben…on est obligé de prendre sa voiture.

amril

C’est un peu comme la sec soc, plus vous cotisez moins vous êtes remboursé.
Ainsi va la France payer toujours plus pour toujours moins de résultats.
Il faut dire que rincer les arrivants ça coûte un pognon de dingue, mais les veaux ne l’ont toujours pas compris.

Dominique Martin

D’après vous , Emmanuelle Cosse , dégage -t-elle plus de CO2 que ses voisins de la photo ?

barbot

oui, mais , moins que le bulot aux 8 voitures, monsieur Helico le Plagiste

the end

si elle pète …..c est du méthane gaz hautement inflammable et mauvais pour la couche d ozone et bonjour les odeurs.

Be cool

Bien vu bien dit marre de ces ayatollas ecolo bobos gogos

amril

Qui oserait nier que ce peuple ami, au sang chaud, pensa mieux que le veau du nord faiblement neuroné, à qui l’on peut vendre des moulins à vent pour faire rouler des voitures électriques.

the end

on ne chasse pas les ordures ont les transforment ou l incinération.