Trois jours après ces formidables Assises, une candidate FN de 83 ans agressée…

Publié le 19 mars 2015 - par - 2 650 vues
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20150315_173724Les Assises de la Liberté d’expression ont eu lieu. 500 personnes venues de la France entière, mais aussi de Corse et de la Réunion – et jusqu’à 700 à un moment de cette journée du 15 mars – se sont donc rassemblées pour écouter une vingtaine d’intervenants dont certains venaient de Belgique, de Suisse, d’Allemagne, et même d’Italie par lettre interposée.

Des Assises qui valaient 100 fois, 1000 fois, 1 million de fois le coup de se déplacer, de se rencontrer, de discuter et d’écouter ces quelques vingt esprits libres venus témoigner du danger qui nous guette : le musellement de la pensée critique et son corollaire, l’islamisation à marche forcée, que les élites de droite comme de gauche depuis 40 ans nous impose au nom de la tolérance, des Droits de l’Homme et du «  vivre ensemble « . En réalité, les cache-sexes de la mondialisation dont les premiers et exclusifs bénéficiaires sont les puissants de ce monde qui entendent le rester.

500 personnes grandement conscientes, parfaitement lucides et courageusement debout pour combattre le totalitarisme de plus en plus affiché des élites, dont les méthodes d’endoctrinement pour ne pas dire de dressage se sont engouffrées dans les moindres interstices de la société. Journaux télévisés, séries TV, cinéma, la presse papier, administration, école et grandes écoles, universités, Edition : pas un domaine ne leur échappe – sauf celui qui les fait transpirer à grosses gouttes : l’Internet et ses sites de réinformation – avec partout la même propagande truffée de double langage.

500 à 700 personnes pour qui le mot France parle à leur âme et qui n’entendent pas voir l’Histoire de leur pays partir dans le tout à l’égout, remplacée par les conséquences d’une immigration massive à flux continu qui aboutirait inexorablement à la mort de leur civilisation.

500 et 700 personnes – sur combien de millions qui partagent la même réalité quotidienne, le même amour pour leur pays, leur civilisation  ? –  pour qui la liberté d’expression est le plus précieux des biens et le plus indispensable des droits dans une société normalement démocratique.

Des Assises nécessaires parce que dans une société qui respecte la liberté de pensée et d’opinion, quiconque durant une campagne électorale peut coller des affiches sans risque de se faire agresser.

C’est ce qui vient d’arriver à Marie-Françoise Lagroua, suppléante d’une liste Front national, à Sartrouville. Menacée – ” On va te tuer “-  insultée, frappée sur la tête avant d’y recevoir son seau de colle  par un couple  de 25 /26 ans, Marie-Françoise 83 ans – ne dut son salut qu’à la présence sur place d’une institutrice qui accompagnait des enfants, laquelle reçut également une volée d’injures.

http://www.courrierdesyvelines.fr/2015/03/17/une-candidate-fn-de-83-ans-violemment-agressee/

Au pays de la soi-disant liberté d’expression, on peut donc, à tout âge, subir de violentes atteintes physiques au motif que le parti qui a rassemblé 6,4 millions d’électeurs aux dernières présidentielles, ne serait ni légitime, ni républicain et qui véhiculerait, à entendre la démocrate Christine Angot, une ” pensée dégueulasse. ”

http://www.franceinter.fr/emission-invite-de-7h50-christine-angot-le-fn-on-etait-tellement-mieux-sans-leur-pensee-degueulasse

Au pays de la soi-disant liberté d’expression, un premier ministre en fureur, vociférant et tout tremblant dans son bunker s’arroge le droit de stigmatiser son adversaire politique sans autre argument que la réduction ad hitlérum.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/03/10/fn-valls-persiste-et-stigmatise-jusqu-au-bout_4590906_823448.html

Mais au pays des Assises de la liberté d’expression, 700 personnes copieusement insultées et calomniées par un avocat idéologue haineux le laisseront les invectiver sans interrompre sa diarrhée verbale. Non pas parce qu’ils n’auraient pas eu envie de le sortir de la salle manu militari, mais par respect de la liberté d’expression, précisément celle pour laquelle ils s’étaient déplacés.   “La liberté d’expression n’est qu’un mauvais moment à passer “, nous a dit Nicolas Gardères, en reprenant les propos de Frédéric Beigbeder : la preuve par la colleuse d’affiche, Marie-Françoise, 83 ans, hier matin, à 11 heures, dans Sartrouville ?

https://ripostelaique.com/nicolas-garderes-la-liberte-nest-quun-mauvais-moment-a-passer-assises.html

Au pays des Assises de la liberté d’expression, c’est le réel et le respect, la vérité et la dignité qui prévalent tandis que dans la rue, quand une vieille dame – candidate suppléante –  participe courageusement à la campagne électorale d’un parti dont elle approuve les idées se fait tabasser sans état d’âme au nom des vertus de tolérance, d’amour et de paix dont doivent – probablement – se revendiquer leurs auteurs (qui pour le moment courent toujours), c’est le terrorisme intellectuel, c’est le totalitarisme de la pensée qui sont à l’oeuvre.

Faits dénoncés inlassablement par les deux organisateurs Pierre Cassen et Christine Tasin dont je salue encore le courage, la foi inébranlable dans ce combat  ” liberté d’expression/contre l’islamisation/ laïcité “, et l’énergie déployée qui a donné une si éclatante réussite.

Merci à Eve, à Georges de Toulouse, à Valérie notre taxi, à Françoise (un autre taxi !) et à sa soeur venue du Var ; merci à Maurice venu de Montpellier, à Guy, à Maxime, à Jean-Patrick, à Josiane, à Danielle, à Caroline ; merci à Alain pour ses Fantaisies, et à sa femme qui malgré des déboires d’ordre médicaux, a tenu à être parmi nous tous. Et merci à tous ceux dont j’ai oublié les prénoms (pardon), merci à vous tous pour ces moments de camaraderie dans une épatante bonne humeur.

Merci pour nos fous-rires, parce que ce n’est pas parce que nous sommes tous obsédés par ce que les élites concoctent sans nous demander notre avis que nous devrions perdre notre côté ” bons vivants” !

Un regret pour ces Assises, ce 15 mars, à Rungis : elles furent trop courtes !

Caroline Artus

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