Trois raisons pour des libéraux de voter Marine Le Pen

Oui, Marxine le Pen est une marxiste. Oui, Marine le Pen vilipende constamment le libéralisme. Et pourtant je crois que tout libéral pragmatique a le devoir d’aller voter pour elle pour au moins 3 raisons (auxquelles on peut ajouter celles, excellentes, de Charles Gave).

  1. Virer Macron et mettre en échec la dictature sanitaire

Il est aujourd’hui consensuel, au moins parmi les libéraux et autres mécontents, de dire que la présidence Macron a été un véritable désastre. Dette astronomique, insécurité, Gilets Jaunes, Fessenheim, McKinsey et autres casseroles, dénigrement de la légitime défense, cette ordure ne nous aura rien épargné.

Mais s’il y a bien un sujet qui doit tenir les libéraux en alerte et doit passer, à mon sens, avant tous les autres, c’est le sujet de la tyrannie sanitaire qu’il nous a honteusement infligé pendant 2 longues années.

Car même si l’hystérie sanitaire semble être partie en vacances en Ukraine depuis le mois de février, les intérêts politiques et financiers qui lui sont liés n’ont pas pour autant disparu. Il est certain que cette « élite » qui s’est régalée à nous « emmerder » et qui a tiré un immense profit de cette crise ne laissera pas filer l’opportunité de remettre une pièce dans la machine. Les réseaux et les méthodes de corruption et de son blanchiment sont maintenant bien en place, la mécanique de la peur et de la soumission est maintenant bien rodée et ses instigateurs attendent le prochain variant avec gourmandise.

Dans une telle configuration, examinons les candidats.

Macron a été le président de la corruption absolue. Macron a été le président de Pfizer et de McKinsey, et de la constellation d’intérêts financiers gigantesques dont ces entreprises sont les symboles.

Et pour les naïfs qui considèrent que de telles allégations relèvent du « complotisme », rappelons juste le palmarès du Président Macron.

Macron n’a pas hésité à mettre en place l’apartheid vaccinal, y compris à l’entrée des hôpitaux.

Macron n’a pas hésité à licencier 20000 soignants durant une prétendue crise sanitaire.

Macron n’a pas hésité à masquer les enfants dans les écoles.

Macron n’a pas hésité à violer la liberté d’aller et venir et la liberté de commercer librement.

Après la gradation dans l’horreur que nous avons connue 2 ans durant, pourquoi se priverait-il de passer à la vitesse supérieure ? De construire des camps “d’isolement” ? De décréter des confinements plus durs et aux conséquences plus dévastatrices encore ? De piquouzer de force les récalcitrants ? D’euthanasier les animaux de compagnie ?

Si vous croyez que je fais du sensationnalisme, regardez ce qui se passe à Shanghai en ce moment, et rappelez-vous de la constance avec laquelle les dirigeants occidentaux ont imité la dictature chinoise avec quelques mois de retard tout au long de cette crise.

Ceci étant posé, il est légitime de se demander : Pourquoi ce serait mieux avec Marine le Pen ? Qu’est-ce qui me prouve que Marine le Pen n’aurait pas fait la même chose, voire pire que Macron ? Pourquoi devrais-je la croire quand elle se prononce contre les mesures liberticides, alors qu’elles les a réclamé au début de la crise ?

C’est très simple : si elle avait tenté le centième de ce qu’a fait Macron, les médias en auraient fait un prétexte de plus pour la démolir.

Ils s’en seraient donné à cœur joie.

L’appareil d’état ne l’aurait jamais toléré. Le conseil constitutionnel, à défaut d’avoir la passerelle d’influence McKinsey entre l’Elysée et le clan Fabius, aurait fait son travail avec zèle, se drapant de tout l’héroïsme qui sied à ceux qui font barrage à la bête immonde. (Evidemment, les médias l’auraient aussi démoli pour n’avoir rien fait, à l’image de ce qu’ils ont fait à Trump aux Etats-Unis. Lorsque Trump ferme les frontières au début de la pandémie, c’est fasciste. Lorsque Trump refuse de prendre des mesures autoritaires contre ses citoyens, c’est de l’inaction criminelle.)

Dans un tel contexte, Marine le Pen aurait eu une très faible marge de manœuvre pour mettre en place une quelconque politique « sanitaire ».

Si Marine le Pen est élue, elle devra se confronter à l’opposition permanente de journalistes et de subordonnés qui la haïssent et la considéreront comme illégitime. Elle pourra difficilement ré-instituer le pass qu’elle a toujours critiqué et promis d’abolir, et ne pourra pas, même si elle le voulait, mettre en place des mesures plus sévères encore.

Si elle est élue dimanche prochain, on peut donc raisonnablement supposer que la dictature sanitaire serait mise durablement en échec. Si elle n’est pas élue, on peut être absolument certains que la dictature sanitaire continuera de plus belle.

  1. Paralyser l’action politique

Une victoire de Marine le Pen n’ayant aucune chance de se transposer aux législatives, la présidence de Marine le Pen sera nécessairement une cohabitation. La totalité des partis éligibles au mode de scrutin des législatives étant hostile au RN, ce sera donc une cohabitation hostile donc improductive sur le plan législatif.

Non seulement le processus législatif sera sévèrement constipé, mais en plus Marine le Pen devra compter sans l’administration, sans les hauts fonctionnaires, sans les institutions majeures de la république, bref sans l’appareil d’état. Elle sera seule et n’accomplira rien. L’état sera paralysé pendant 5 ans dans le « business as usual ».

5 ans de gagnés sur tous les délires écologistes punitifs, 5 ans de gagnés sur la progression du sadisme fiscal. Du point de vue administratif, la France de 2027 sera plus ou moins équivalente à celle de 2022, ce qui est raisonnablement la meilleure chose que nous pourrions obtenir.

Les investiseurs aiment la stabilité. Après un éventuel choc émotionnel boursier que l’on peut prévoir pour le début du mandat, les 5 ans d’inaction politique qui se dessineront dans la foulée donnera les meilleurs gages de stabilité qu’un investisseur puisse espérer.

N’avons-nous pas mérité une pause dans la diarrhée législative constante qui mine ce pays depuis si longtemps ?  Une pause dans l’avalanche de décisions catastrophiques qui égrènent la vie politique, mandat après mandat ?

Ou préférons-nous par peur de l’inconnu réélire une telle brêle ? Réélire un haut-fonctionnaire keynésien forcené qui a explosé le record de la dette alors que se profilent inflation et pénuries ?

Réélire le président qui a jeté Fessenheim aux orties alors que nous sommes au bord de la crise énergétique ?

Réélire un fervent défenseur de la taxe carbone alors que les prix des carburants avoisinent les 2€/l, et demain pourquoi pas 3€ (ou 2,85 après la réduction de 15 centimes) ?

Stop ou encore ?

  1. Faire un bras d’honneur aux insupportables donneurs de leçons

C’est ce que j’appelle l’argument « plaisir ».

Imaginez un peu la crise de nerfs qu’une victoire de Marine le Pen provoquerait chez toute cette « élite » politico-médiatique, chez toute cette « classe jacassante », ces petits marquis, ces petits notables bien pensants et bien vaccinés qui feignent de croire qu’elle est d' »extrême-droite ».

Ne serait-ce pas là une sublime revanche sur toutes ces ordures qui depuis 2 ans ont applaudi et encouragé la violation de nos libertés individuelles ? Sur tous ces salopards sans colonne vertébrale, qui ont l’outrecuidance orwellienne d’accuser Marine le Pen de vouloir nuire à l’état de droit parce qu’elle souhaite faire des référendums, alors que les mêmes se sont précipités pour cirer les bottes de Macron quand celui-ci le piétinait ?

Qui n’a pas envie de voir pleurer ces journalistes pourris et hypocrites qui se sont livrés, comme à chaque élection, à une propagande outrancière et dégueulasse, à l’image du médiocre et immonde « nouvel obs » dépeignant Marine le Pen vaporisant toute vie sur Terre par 48000 Hiroshimas, et qui osent se réclamer d’une information objective et impartiale ?

Qui ne rêve pas de claquer le beignet à tous ces menteurs pathologiques, fabricant de la fake news comme des saucisses industrielles et qui osent donner des leçons de vérité à la Terre entière alors que, donnant raison à Coluche, la seule chose exacte dans leurs journaux est la date ?

Ce rêve est à votre portée. Vous n’avez pas à dépenser un seul centime. Il vous suffit de voter Marine le Pen.

Ou alors vous pouvez laissez Macron rempiler et donner satisfaction à toutes ces tanches.

A vous de voir.

Martine Chapouton

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5 Commentaires

  1. Marine pense un peu aussi aux classes moyennes, vaches à lait par excellence, avec sa proposition de suppression de la Tva sur certains produits de première nécessité. Cette mesure bénéficiera à tout le monde et pas seulement aux plus pauvres (qui ne sont pas toujours « modestes » selon l’expression consacrée…) et préservera les Français ayant des revenus médiocres ou intermédiaires du grand déclassement.

  2. dire que je vais me déplacer pour voter , moi qui n’aime ni les chats ni le voile ni la tiédeur ni… ni…

  3. À mon avis, la raison pour laquelle MLP a évolué sur la politique sanitaire, c’est 1- que ses yeux se sont ouverts sur l’évidence de la corruption à grande échelle entre milieux bien-pensants et industrie pharmaceutique 2- qu’elle a compris que beaucoup de Français sont exaspérés, à juste titre, par les mesures vexatoires, dénuées de sens et excessivement brutales prises par Macron et cie.
    Il lui sera très difficile, si elle était élue, de faire plus liberticide et coûteux pour nos finances que Macron.
    Elle semble aussi attachée à la réduction de la censure (lois Gayssot…) donc plus « libérale » et démocrate que Macron sur ce point très important.
    Si elle remet de la sécurité dans les rues françaises, ce sera aussi forcément favorable aux libertés, puisqu’il n’existe pas de liberté sans un minimum de sécurité.
    Macron est de toute façon un apprenti-Néron, donc un dictateur de la pire espèce en puissance. Difficile de faire pire.

  4. Une autre raison pour les libéraux de voter MLP : elle promet le RIC, donc davantage de démocratie et de liberté, ce qui au passage est conforme à l’esprit de la Vème République ; alors que les macronistes ont le culot d’assimiler référendum et violation de la Constitution – ils osent décidément tout, et ce’st à ça qu’on les reconnaît !

  5. Les libéraux n’aiment que Fillon, Zemmour un chouia, attendent avec impatience Édouard Philippe. MLP et le peuple n’est pas leur tasse de thé. En attendant ils voteront Macron pour la stabilité économique même si c’est celui qui aura le plus endetté l’état. L’endettement d’un pays payé par les sacrifices des travailleurs et du social pour sauver les investissements des entreprises ça leur va très bien en attendant plus libéral encore.

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