Trop de démocratie tue un pays

Publié le 24 septembre 2019 - par - 735 vues
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Ceux qui ne l’ont pas compris verront leur patrie partir en fumée, peu importe sa taille, sa force et sa consistance.

La sonnette d’alarme claironne et nous éclabousse avec les dernières évolutions politiques en Israël – et cela échappe à beaucoup d’Israéliens.

Le premier qui l’avait signalé était le chroniqueur Shmuel Trigano dans son article dans le Figaro que j’ai intégralement repris dans mon œuvre : L’Origine du peuple juif hors du contexte biblique.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/11/09/31002-20171109ARTFIG00324-israel-trois-etats-pour-un-seul-peuple.php

Israël : trois États pour un seul peuple ?

« L’État qui pratique l’« apartheid » que l’on sait, Israël, abrite à la Knesset un parti politique arabe, la Liste unifiée, qui dispose de 13 sièges sur 120. C’est une liste « ethnique ». Elle « unifie » en effet plusieurs partis issus de cette population – des islamistes aux communistes – en fonction d’un seul critère commun, l’origine ethnique.

Cet état de faits vise d’ailleurs, très adroitement, à jouer le rôle d’un leurre tendant à authentifier l’argument que les Arabes israéliens sont objectivement victimes d’« apartheid ». L’auto-exclusion joue ainsi comme la démonstration spectaculaire qu’il y a exclusion…

« Deux peuples, deux États »

Plusieurs membres de ce parti qui défraie la chronique parlementaire par sa violence verbale, viennent de se faire remarquer par des déclarations intempestives qui révèlent ce que cache le leurre du slogan :  « Deux peuples, deux États ».

Lire la suite sur le Figaro ou dans mon œuvre… »

Aujourd’hui, ce parti politique revendique la création d’une ville arabe, d’une université arabe, d’un hôpital arabe, la reprise des négociations avec les Arabo-Palestiniens dans les prétendus territoires occupés, les droits égaux aux citoyens arabo-israéliens (sans qu’ils ne remplissent aucun de leurs devoirs envers Israël), la fin de l’occupation, et la création d’un État palestinien avec Jérusalem pour capitale. Merci infiniment à la démocratie, ces très chers individus sont ceux qui choisissent aujourd’hui le gouvernement israélien et le recommandent devant le président Rivlin, dont les tripes devaient se tordre en leur prêtant l’oreille…

Le parti Bleu-Blanc, dirigé par non moins que trois ex-généraux de l’armée israélienne, convient apparemment à leurs aspirations et ceux-ci sont prêts à les amalgamer dans leur gouvernement.

Que cherchent exactement les Arabes d’Israël ? À grignoter en dedans l’État juif et à l’amener à créer une autonomie arabe au sein d’Israël en dehors d’un État palestinien sur les lignes de démarcation de 1967, selon leurs exigences. Et dire que ces trois assoiffés de pouvoir ne réussissent même pas à entrevoir le projet évident des partis politiques arabes.

C’est bien aussi ce que Hanan Zoabi, qui appartenait à cette même liste déclarait : « Utiliser la démocratie israélienne pour poursuivre notre propre intérêt et réaliser nos objectifs nationaux », à savoir le droit à l’autodétermination nationale en… Israël. L’État résultant de cet exercice s’ouvrira, selon elle, au « retour des réfugiés » palestiniens tandis que les Juifs n’auront aucun droit à l’autodétermination, c’est-à-dire à l’existence même d’un État juif, parce qu’ « ils ne sont pas une nation (vifs remerciements à monsieur Shlomo Sand) et ne peuvent donc constituer une nationalité ».

Pour comprendre l’état de fait, il faut partir de la doctrine de « la conquête par étapes », adoptée par l’OLP, le 9 juin 1974, au Caire, à la 12e session de son Conseil national. Elle reprend l’article 20 de la Charte palestinienne – une charte que l’OLP n’a jamais formellement reniée – déniant aux Juifs le droit à l’autodétermination – quoique avec plus de souplesse, car elle envisage dorénavant d’accepter toute solution « partielle » éventuelle, comme une « étape » vers l’objectif final de la « Palestine du Jourdain à la mer », c’est-à-dire de toute la « Palestine mandataire ».

Dans tout ce scénario, le comble est que les dirigeants israéliens refusent de reconnaître l’existence d’un tel plan et s’aventurent même à assurer leurs citoyens juifs que les Arabes d’Israël aiment vivre en Israël – tout comme ils aiment vivre en France, aux USA, au Canada, en Allemagne, en Angleterre dans toute l’Europe… mais sans pour cela leur ôter leur ambition d’un monde islamisé.

Pauvre Israël qui se débat entre le marteau démocratique occidental et sa propre existence qui est son enclume.

Si Israël renonce à son identité juive, il n’a aucune raison d’exister et tendra à suivre pas à pas l’Occident dans sa chute imminente. S’il veut survivre, il doit s’accrocher à la Droite politique, opérer un nettoyage ethnique en son sein, afin de se préserver et de préserver son identité et son existence même. Chose qu’il hésite à faire, et s’alimente d’hypothèses bancales et équivoques d’une intégration complète des Arabo-islamiques en Israël.

Faudrait-il dire adieu à Israël ? À ce train-là, OUI. Et ce ne sera la faute de personne, sinon leur propre faute, comme dans le passé qui a vu sa dissolution et disparition…

Thérèse Zrihen-Dvir

http://theresedvir.com/ (Copier coller sur google chrome)

https://theresezrihendvir.wordpress.com/

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