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Trump : Cette guerre n’aurait pas eu lieu si j’avais été président

Se targuant d’avoir entretenu d’excellentes relations avec Vladimir Poutine, Donald Trump se propose en négociateur pour mettre un terme au conflit russo-ukrainien.

https://www.maliweb.net/international/donald-trump-se-propose-comme-negociateur-pour-resoudre-le-conflit-ukrainien-2993096.html

Accusant Joe Biden d’être incapable de pacifier la situation, Trump ironise : « Le leadership américain devrait rester détendu, calme et maître de lui-même », alors que la tension est montée d’un cran avec le sabotage des gazoducs Nordstream. Commentant l’évènement, il a ajouté :

« L’incident du Nordstream est  peut-être un événement beaucoup plus important à long terme ».

« Cela pourrait conduire à une escalade majeure ou à une guerre »

« Soyez stratégiques, soyez intelligents, parvenez à négocier un accord TOUT DE SUITE », a asséné Trump. « Les deux parties en ont besoin et le veulent. Le monde entier est en jeu ».

« N’aggravez pas les choses avec l’explosion du pipeline« 

« Je mènerai le groupe »

Pour l’heure, chacun se renvoie la balle, États-Unis et Russie rejetant toute responsabilité dans ce sabotage et qualifiant les accusations qui les visent de grotesques.

Mais force est de constater que plusieurs éléments jouent contre Biden, ou ses supplétifs du Royaume-Uni.

  • Pourquoi la Russie, qui a dépensé des milliards pour ses gazoducs, détruirait-elle cette source de revenus ? 
  • Pour faire pression sur l’UE, il lui suffit de fermer les vannes
  • Biden lui-même a annoncé qu’il détruirait Nordstream 2 en cas d’attaque russe sur l’Ukraine https://tvs24.ru/pub/watch/9254/biden-sur-nordstreamii-f-vrier/
  • Plusieurs navires américains naviguaient sur le lieu des explosions. Ils ont disparu https://twitter.com/UPR_Asselineau/status/1574864919832436763
  • L’Amérique a toujours eu peur d’une trop forte dépendance de l’Europe à la Russie
  • La suprématie américaine est incompatible avec une Europe gaullienne de l’Atlantique à l’Oural
  • Cette rupture des deux gazoducs russes asservit Berlin à l’Amérique qui fournira son GNL
  • Le sabotage met fin aux multiples manifestations en Allemagne réclamant la fin des sanctions et la réouverture de Nordstream 2
  • https://twitter.com/i/status/1574489634071105536
  • L’effondrement de l’industrie européenne – et notamment allemande, est une aubaine pour Washington
  • Et cette rupture énergétique avec Moscou empêche tout fléchissement européen dans le conflit

En attendant, Poutine poursuit son objectif. (Boris Karpov)

Il signera, demain 30 septembre, l’accession des quatre territoires concernés dans la Fédération de Russie. Il prononcera un important discours qui devrait annoncer de nouvelles mesures pour faire respecter l’intégrité de la Russie. Un rattachement irréversible, qui sera gravé dans le marbre des textes officiels.

Par ailleurs, des mesures en riposte à l’attaque américaine contre le gazoduc Nordstream seront décidées cet après midi lors de la réunion du Conseil de Sécurité sous la présidence de Vladimir Poutine.

Enfin, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit demain à la demande de Moscou.

Ne nous attendons pas à voir les États-Unis plaider coupable. L’Amérique est l’Empire du mensonge et du chaos, qui a déclenché la plupart de ses guerres sur des mensonges d’État (Irak, Serbie).

Ils nous ont poignardés dans le dos avec le contrat des sous-marins australiens, ils sont capables de saborder l’économie européenne pour parvenir à leurs fins. Les Américains ont des alliés qu’ils considèrent comme leurs caniches, mais ils n’ont jamais eu d’amis. Ils ont toujours fait passer le dollar avant l’amitié. L’Otan est un piège qui asservit l’Europe.

On se souvient comment ils ont traîné la France dans la boue quand Chirac a refusé de les suivre dans la seconde guerre d’Irak. Toute la presse US nous a humiliés et insultés pendant des mois.

La cause de cet engrenage depuis février est que Biden a vu dans l’offensive russe en Ukraine une occasion rêvée de vaincre aisément la Russie, afin de redorer son blason pour affronter les élections de mi-mandat en meilleure posture. Mauvaise pioche. 

II s’est lourdement trompé en croyant que l’économie russe allait s’effondrer en quelques jours avec les sanctions. Incapable de gagner la guerre militairement, il s’acharne donc à couper les sources de revenus de Moscou.

C’est ce qui s’appelle jouer avec le feu et peut-être même le feu nucléaire.

En choisissant de détruire les gazoducs, Biden a fait un mauvais calcul. Rien de plus facile pour Moscou que de s’attaquer à des câbles de communications sous-marins, à des pipelines, ou de lancer des cyberattaques qui paralyseront les pays ciblés, y compris les Etats-Unis.

Biden, en plein délire, a allumé la mèche, mais il a oublié que  la Russie n’est pas le Zimbabwe.

Si les républicains l’emportent en novembre, nul doute que Trump fera tout pour calmer le jeu.

En espérant que, d’ici là, le conflit ne s’embrase pas avec un Biden hystérique qui n’a plus toute sa tête et n’a toujours pas compris que Poutine ne reculera jamais. Les annexions le prouvent.

Soit Biden sacrifie l’Ukraine, soit Poutine sacrifie le Donbass. À mon avis, le perdant est tout désigné…

Jacques Guillemain