Trump et son ambassade à Jérusalem : l’homme qui fait ce qu’il dit

Publié le 16 mai 2018 - par - 16 commentaires - 647 vues
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Le monde occidental (à l’exclusion évidemment des Etats-Unis) se dit atterré devant les événements tragiques à la frontière entre Israël et Gaza. Des morts, des blessés par balles réelles tirées par les forces israéliennes. Les raisons de cette utilisation d’armes à feu sont données aussi bien à Jérusalem qu’à Washington : défendre les frontières de l’état hébreu. Devant la masse imposante des Palestiniens regroupés devant les barbelés qui séparent les deux pays, les soldats ont reçu l’ordre de faire feu dans la foule qui se composait de femmes, de vieillards et de jeunes enfants. Sous l’instigation du Hamas, les Palestiniens sont prêts à se sacrifier pour faire passer leur message : Jérusalem est aussi la capitale de la Palestine.

A quoi joue Trump avec son intention de transposer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem ? D’abord à être lui-même, celui qui dit puis fait. L’idée de ce transfert n’est pas nouvelle car elle date d’une loi votée par le Congrès  américain en 1995 sous la présidence Clinton. Elle pouvait être appliquée à tout moment mais un délai de six mois était reconnu pour juger de la situation internationale. Jusqu’à la présidence de Trump, tous les présidents avaient renoncé à l’imposer. Ils hésitaient car l’équilibre dans cette région n’était pas stable. Mais Trump avec sa volonté imperturbable a pensé que cette zone ne retrouverait jamais la paix sans bouleversement irrémédiable. Alors il a décidé comme chef d’Etat d’une grande nation de ne pas écouter l’avis des autres pays. Pour lui les 20 ans entre la loi et sa décision avaient permis à chaque pays de réfléchir à la question et à une solution possible.

Que pouvait donc faire Macron ? Et l’Angleterre ? Et la Russie ? Strictement rien devant l’ultra détermination de Trump. Les quelques mots de regret émis par Macron ne sont qu’un pet de lapin dans le vent. Il sait que lorsque Trump (et il l’a appris à ses dépens) a choisi sa voie, personne ne pourra le faire dévier. Ce fut le cas de la Cop 21, de l’Iran, de la Corée. Il a voulu rendre l’Amérique «  great again » et la seule manière de le faire, c’est l’attitude du shérif qui sort ses revolvers et fait feu. Se débarrasser de ses opposants est moins sauvage qu’avant mais aussi efficace. Les Nations-Unis sont mises devant le fait accompli : c’est Trump et lui tout seul qui décide.

Sa popularité ne cesse de monter car il n’est pas le fantoche qu’était Obama, l’idiot qu’était Bush et l’hésitant sympa qu’était Clinton. Il a la trempe d’un Harry Truman qui n’hésita pas à envoyer deux bombes atomiques sur le Japon, la lucidité de Kennedy qui fit le blocus de Cuba ou de Roosevelt qui entra dans la Seconde Guerre mondiale.

Pour Trump, la politique doit être simple même simpliste mais irrévocable : dans notre cas, Jérusalem avait été désignée comme capitale d’Israël par un président précédent, elle devait le devenir, point à la ligne. Quitte à déclencher des hostilités et des reproches de ses «  alliés ». Au moins il n’a pas trahi une promesse de sa campagne et l’Amérique a toujours les moyens d’affronter une prise de position négative du reste de la planète. Cela montre un renouveau de force, de puissance et que le Président des Etats-Unis a repris les choses en main.

Macron apparaît depuis plusieurs mois comme le perdant principal sur la scène internationale. Il a cru faire des miracles pendant ses trois jours à Washington avec son attitude copain-copain avec Trump mais il n’a strictement rien obtenu sinon une salve de caricatures et d’articles peu flatteurs à son égard.

Il lui reste alors de tenter de rameuter autour de ses projets sur l’Europe quelques adeptes d’une Europe forte qui aurait sa voix et son rôle dans la cacophonie du monde. Malheureusement il n’est pas aidé par la structure de l’Europe, désunie avec ses 27 (encore 28) membres qui tirent comme ils peuvent la couverture à eux. Macron parle bien d’une Europe restreinte, peut-être six nations, ce qui serait un grand pas en arrière vers les années 60 avec la composition initiale de l’Europe. En effet Macron se rend compte que dans la précipitation, unifier les pays de l’est à l’Europe occidentale, était les soustraire à l’influence soviétique, les ôter de l’URSS et ainsi la rendre faible. Mais cette acquisition n’a fait qu’aggraver la formation d’une entité économique, sociale, culturelle et politique qui à présent ne lui donne plus la parole dans le concert international.

Trump le sait et s’en réjouit, en face de lui c’est le néant sinon la panique et il en profite pour s’imposer aux yeux du monde.

Nous assistons donc à un retour de la puissance de l’Amérique qui s’était montrée dans toute sa gloire et sa splendeur dès 1945.

L’anglais de plus prédomine dans le monde des affaires et beaucoup ignorent que le bilan annuel de Renault et Total ne  se fait qu’en anglais pour être disséminé à travers les succursales et les relais de ces sociétés sur toute la Terre.

Quelle solution à ce chaos ? Revenir à une indépendance farouche, à un renfermement absolu devant cette invasion culturelle et linguistique ?

Plusieurs erreurs ont été commises dans les années cinquante par de Gaulle : la réunification de la France et de l’Allemagne aurait dû être poussée beaucoup plus loin : économique, industrielle, culturelle mais surtout fiscale et linguistique en désignant le français d’un côté et l’allemand de l’autre comme langues obligatoires dés la primaire. Rien n’a été fait et l’anglais s’est alors immiscé puis imposé en Europe, ce qui facilitait l’invasion américaine : cinéma, chansons, habillement, nourriture, éducation, mode de vie, éradiquant peu à peu ce qui représentait la France depuis des siècles.

Trump veut Jérusalem comme capitale d’Israël, alors vite fait, bien fait et il gagne sur toute la ligne. La France comme la Palestine n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Trump même si on le hait, est fort, très fort !

André Girod

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Notifiez de
dufaitrez

« Il est Fort, très Fort » dites-vous. J’étais passionnément de votre avis… MAIS !
La Gravité du Pb Iranien est telle, pour le Monde économique, qu’il devient un ennemi de l’U.E ! Cela restera une date !
America is Great ? Certes ! Que le $ mène le Monde au nom de l’extraterritorialité US ? Non !
Europe et Euro risquent d’exploser ! Merci Trump !

John White

VIVA TRUMP…..VIVA AMERICA….

Trop méchant

Israël est -mis à part la minorité de fanatiques religieux qui hélas emmerdent leurs voisins- un îlot de lumière et d’intelligence au milieu d’un océan de misère et d’obscurantisme. Heureusement que les américains la protègent ! Longue vie à eux !

BALT

Le président tient les promesses du candidat. Sidérant!

le Franc

faudrait quand même songer un jour à l’amorce de l’autocritique sur le waterloo de la francophonie au profit de l’anglo-saxonnisme………pour moi, la première idée, c’est que pour eux Dieu existe, pour Nous, Il est mort depuis longtemps = imaginaire définitivement bloqué dans l’impuissance sémantique du rationalisme historique

Struppi

Et si l’on croit en Dieu, on constate qu’Il n’a plus accordé sa bénédiction à la Fille Aînée de son Eglise mais s’en est détourné. La France a été en déclin continu depuis 1789. Demandez-vous pourquoi.
Mais essayez d’aller expliquer ça aux laïcards et autres transfuges de la gauche qui pulullent sur RL et RR.

SYLVIE

le gouvernement Francais a trahi la France et les Francais . pas Dieu .

Vent d\'Est, Vent d\'Ouest

@ SYLVIE
Ce n’est pas ce que suggère Struppi…

le Franc

je suis du côté de SYLVIE ; Dieu n’a rien à voir avec l’affaire ; suivant les lois du libre arbitre si l’homme décide de se détourner de Son Père Originel, Dieu ne peut qu’accepter ce diktat et laisser à l’homme le soin d’éprouver son parcours, rendu seul à lui-même s’il le décide. (principe karmique traité dans les religion hinduiste et bouddhiste, voire chamanique)………..d’ailleurs, quand vous avez des enfants et qu’ils ont été éduqués par vous, et s’ils manifestent des actes et des discours peu en rapport avec votre éducation, dans quel secteur de responsabilité placez-vous vos jugements quand à établir d’où vient la faute et de qui ?

JILL

Jérusalem est la capitale historique,symbolique d’Israël .Les arabo-musulmans n’ont rien à faire dans cette ville juive plusieurs fois millénaire,en tant qu’entité politico-religieuse .
Trump a eu raison .

Nemesis

Oui Trump est très fort et O combien estimable par ses décisions et surtout ses actions. S’il est réélu l’Amérique sera vraiment redevenue vraiment une grande puissance.

Struppi

Pas si sûr. Les Chinois et les Russes sont en train de grignoter la seule chose qui restait aux états-unis : leur dollar. La Chine sera LA puissance qui dominera dans peu de temps toute la zone Pacifique et le Japon, tôt ou tard, échappera au « protectorat » des « wasp » pour basculer dans l’orbite de la Chine. Les pays d’Europe occidentale qui étaient leurs alliés mais dont ils ont fait des clients sont en pleine décadence et ne joueront plus aucun rôle dans le monde d’ici un siècle, et l’influence américaine de toute façon s’arrêtera à Brest-Litowsk mais n’ira jamais plus loin. Les américains ont perdu toute audience en Asie Mineure… lire la suite

Nemesis

Pas si sur … Un miracle serait le bienvenu, c’est-à-dire le rabibochage des grands actuels : Russie, Amérique, Europe …. car les enjeux économiques vont être immenses et la stabilité indispensable. Le monde arabe toujours un réel danger et l’Inde, la Chine, le Japon vont être super puissants à moyenne échéance. C’est de la survie de l’Europe qui est déjà et sera en jeu …

a.picadestats

Cette actualité, que nos petits et arrière petits enfants étudieront, est passionnante.

jan le Connaissant

Trop fort le Trump !
Un sacré atout !

Asterie85

Ça change de notre fiotte c est clair . Il a bonne mine à côté de Trump le morpion !! Quelle honte le petit garçonnet ! Il ferait mieux d aller jouer dans poubelle la vie !