Quand de vrais journalistes ne diabolisent pas Poutine et Trump, c’est la panique !

Publié le 1 juillet 2017 - par - 9 commentaires - 1 644 vues
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« Ils vous feront souffrir pour avoir fait ce reportage« , c’est par ces mots que Vladimir Poutine salue le journaliste Oliver Stone à la fin du dernier volet des « Conversations avec Monsieur Poutine » diffusé ce 29 juin sur France 3. Poutine ne s’est pas trompé, le journaliste l’a découvert à ses dépens. Plus que les media étasuniens, ce sont les media français qui ont (encore) décroché la palme d’or de l’atlantisme servile et de la russophobie rabique.

L’Express relève « la complaisance » de Stone face à son interlocuteur. L’Obs a quant a lui critiqué non seulement l’émission « scandaleuse » d’Oliver Stone, mais aussi France 3 qui l’a diffusé. Ce journal de gauche trouve en effet « choquant » qu’une chaîne publique diffuse cette « longue, très longue hagiographie du maître du Kremlin auquel l’interviewer, fan inconditionnel, laisse la parole sans contradiction pendant deux cents minutes« .

Invité sur France 3 pour le « débat » qui a suivi le premier épisode, Oliver Stone a eu affaire aux furies du PAF qui n’ont pas tari d’outrances et de critiques envers son émission. Ainsi, le « journaliste » de France Inter, Bernard Guetta critique son confrère étasunien car celui-ci « laisse parler Poutine sans l’interrompre ». Une autre obscure journaliste, qui a rencontré le président russe (et qui en est visiblement restée émoustillée à vie) se remémore « le regard glacial » de l’homme fort du Kremlin : « quand vous lui parlez, il vous regarde dans les yeux », raconte-t-elle, ébahie. Quel monstre ce Poutine !

Dès la diffusion du premier épisode, lundi soir, les critiques ont donc étrillé Oliver Stone, accusé de propagande pro-russe, devenu un Kim Philby du XXIème siècle.

Le lendemain, TMC diffusait l’émission « Trump, saison 1 », présentée par Martin Weill, visant à « débriefer » les six premiers mois de Donald Trump comme Président des États-Unis.

On y apprend grosso modo que la consommation d’alcool a augmenté chez les jeunes depuis l’élection du 45ème Président, ainsi que les actes racistes et homophobes, sans oublier la paupérisation de ces classes populaires débiles qui (le présentateur le rappelle ironiquement) ont été les plus nombreux à plébisciter « un milliardaire ».

On y apprend également que les « minorités » s’arment pour se protéger contre l’augmentation des actes racistes, islamophobes et homophobes. Un patron de gun-shop, noir et homosexuel, affirme avoir de plus en plus de clients qui viennent acheter des armes et se former au tir. Martin Weill filme ensuite un groupe de Noirs qui « patrouillent » avec des armes de guerre chargées dans le quartier d’une grande ville, dans le but de « dissuader les agresseurs racistes ». Complaisamment, le journaliste tend le micro à ce groupe paramilitaire qui, ô miracle, ne sont ni « glaçants », ni « extrémistes », ni « dangereux », adjectifs qui n’auraient pas manqué de pleuvoir (sur fond sonore grave) si les loustics avaient présenté des traits caucasiens.

On part ensuite à la rencontre des « Trumpettes », riches femmes floridiennes qui ont participé financièrement et moralement à la campagne de Trump. Forcément, ce sont des pimbêches décérébrées, hors-sol et en dehors des réalités. On les voit ainsi papoter autour d’un thé et s’échanger des blagues que le journaliste écoute avec un air de consternation.

C’est enfin le tour des péquenots trumpistes d’être interviewés, il faut bien qu’on leur donne un peu la parole. Martin Weill descend dans une mine de charbon pour filmer le quotidien de ces ouvriers qui ont voté en masse pour Trump. « Mesurez-vous les conséquences de votre activité sur l’écologie ?« , demande-t-il aux mineurs estomaqués, coupables de n’avoir pu se payer des études de journalisme ou de marketing.

Les différents reportages sont entrecoupés de retours sur le plateau télévisé où Martin Weill, tout fier de son reportage, nous en dévoile les dessous, avec la journaliste Lilia Hassaine qui « décrypte » comme dans un talk-show les dires des personnes interviewées. Ainsi, avec professionnalisme, elle avoue « comprendre » que les jeunes boivent plus « avec un président comme ça ». Elle est cependant forcée de constater que la vente d’armes a baissé de 17% depuis l’élection de Trump. Mais elle pointe du doigt les « Trumpettes » qui disent vouloir améliorer la condition des pauvres mais roulent dans des voitures à 600 000 dollars…

Après les quatre reportages, on nous parle enfin de la présidence Trump. L’émission ayant pour titre « Trump, saison 1 », il était plus que temps.

Les deux journalistes nous exposent avec un plaisir non-dissimulé les « échecs patents » du nouveau locataire de la Maison Blanche qui, jurent-ils, « ne finira pas son mandat ». Espérons qu’ils pensent à une démission ou à une destitution…

Aux moqueries sur sa coupe de cheveux et ses tics de langages, on pointe du doigt son « complotisme »… En effet, il aurait dit 126 fois le mot « fake news » durant sa campagne. C’est oublier que l’expression « fake news » est en fait utilisée par les media officiels pour discréditer les sites prétendus « complotistes ».

Vient ensuite le moment des parodies : des extraits d’imitations (assez médiocres) d’humoristes étasuniens engagés à gauche. Puis, les coups de gueule des journalistes et animateurs étasuniens (qui n’ont rien à envier à leurs con-frères français en matière de boboïtude). Parmi eux, un animateur de talk-show sur CBS qui parle de la Russie comme « le pays qui nous a donné Donald Trump », et d’ajouter que cet état est « le plus grand ennemi de l’Amérique depuis la Seconde Guerre mondiale ». Au moins, les choses sont claires.

Retour sur le plateau : les deux « journalistes », tout en riant aux éclats, nous détaillent les mesures promises par Trump et leur échec. Le « Muslim Ban » figure en bonne place, alors même qu’il a été adopté par la Cour Suprême sous une forme assouplie (seuls 7 pays sont concernés).

Énumérer toutes les facéties de cette émission (suivie par seulement 819 000 personnes) serait fastidieux. On retiendra la volonté de ridiculiser et de diaboliser le président des États-Unis. Le lendemain, j’ai guetté les réactions outrées et scandalisées de la presse. Que nenni! Les rares media qui ont parlé de Martin Weill et de son émission l’ont fait en termes élogieux. Outre le magazine « Elle » qui affirme que « Lilia Hassaine a fait fondre les réseaux sociaux », des media plus sérieux comme BFM TV ou l’Obs ont salué la « performance » et le « prime exceptionnel » du jeune animateur. L’Obs… Eh oui, ce journal qui, la veille, trouvait « scandaleux » qu’on laisse parler Poutine sur une chaîne française sans l’interrompre et sans l’invectiver.

Nicolas Kirkitadze

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9 réponses à “Quand de vrais journalistes ne diabolisent pas Poutine et Trump, c’est la panique !”

  1. antécumé dit :

    « Mesurez-vous les conséquences de votre activité sur l’écologie ?«
    Ce journaleux, dans son insondable stupidité ayant largement dépassée les sommets de la connerie, prend des risques inconsidérés.
    Son visage de play boy défraichit aurait pu être imprimé par un vigoureux coup de pelle écologique, ou pas.
    Raqqa, Mossoul à côté de ça c’est du journalisme pépère.

  2. Michel Loncin dit :

    Sans ce mini « débat », à part ce CONNARD et cette CONNASSE, saluons Hubert Vedrine (quel MALHEUR que la France n’ait pas ce REMARQUABLE homme politique comme ministre des Affaires étrangères) et le journaliste du « Figaro », faisant preuve d’une objectivité à laquelle ce journal (le plus ancien de France) ne nous avait plus habitué depuis le début des années Poutine !!!

  3. Markorix dit :

    « quand vous lui parlez, il vous regarde dans les yeux »… hahaha!!!! C’est bien ce qui fait défaut chez nombre de personnes de nos jours, le courage et l’intelligence de regarder son interlocuteur dans les yeux, pour se concentrer sur lui, l’écouter, donc le respecter, quelles que soient ses idées, puis toujours en le regardant dans les yeux lui répondre. Cette journaliste préfère probablement le regard hautain des rigolos de la caste, qui vous regardent en imaginant de vous pisser dessus. Oui, c’est tellement plus facile de ne pas parler d’égal à égal… Que l’on soit dominant ou dominé… Mais soyons optimistes, car ce qu’il est en train de se produire sur cnn est bien la preuve que le féke (fake) finit toujours par mourir de sa propre fékise. Et là Trump s’est régalé.

  4. Chantal dit :

    cet article HS avec le votre.. mais à faire savoir
    Koh-Lanta : Denis Brogniart et les aventuriers réunis pour le mariage de Martin (PHOTOS) A 29 ans, Martin Bazin, patron d’hôtel et fils du PDG du groupe AccordHôtel (hôtel réservé aux Clandestins) (voir photo) de M. BAZIN (le plus crépu)
    http://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/koh-lanta-denis-brogniart-et-les-aventuriers-r%c3%a9unis-pour-le-mariage-de-martin-photos/ar-BBDx3Tq?li=BBoJIji&ocid=spartanntp
    AccorHotels Sébastien Bazin est nommé Président-Directeur Général
    Le 21 février 2017, AccorHotels annonce par un communiqué officiel que Nicolas Sarkozy

  5. Nemesis dit :

    C’est absolument honteux de constater le niveau zéro des journalistes français. C’est à celui qui assassinera verbalement le plus Trump et Poutine. Pauvre France !

  6. keltoy dit :

    Reprocher aux américains de basse condition d’avoir votés pour un milliardaire, mais que dire de Français(es) éduqué(e)s qui viennent de voter pour un financier véreux et creux comme un tronc vermoulu avant l’âge ! Ces débiles idolâtres exagonaux n’ont pas même l’excuse d’être inculte!