Trump vire des migrants : Le Monde parle de déportation et d’otages…

Le Monde.fr du 09.08.2018 : États-Unis : un juge fait rebrousser chemin à un avion transportant des expulsées (qui) avaient déposé « un recours contre leur déportation« . Un juge de Washington a ordonné jeudi 9 août qu’un avion renvoyant chez elles une mère et sa fille ayant demandé l’asile aux États-Unis rebrousse chemin. Les migrantes avaient porté plainte pour contester leur expulsion vers un pays d’Amérique centrale, et une audience consacrée à leur requête s’est tenue jeudi, a expliqué l’ACLU, la puissante organisation de défense des droits civiques. Selon l’ONG, le juge avait bloqué leur expulsion en attendant d’examiner l’affaire.

« Alors que nous étions devant la cour, nous avons appris que le gouvernement avait expulsé une cliente et son jeune enfant quelques heures auparavant, mettant leurs vies en danger« , a affirmé l’ACLU.

Cité par le Washington Post, le juge Emmet G. Sullivan a qualifié la décision du gouvernement de les expulser de « scandaleuse… Que quelqu’un qui cherche à obtenir justice aux États-Unis soit expulsé pendant que ses avocats plaident en sa faveur… C’est inacceptable« . La mère « fuyant les violences conjugales et la brutalité des gangs » en Amérique centrale a déposé plainte avec l’aide de l’ACLU et du Center for Gender and Refugee Studies pour éviter l’expulsion. En juin, Jeff Sessions avait annoncé que les États-Unis allaient durcir les procédures de demande d’asile afin de limiter le flux d’immigrants d’Amérique centrale.

Le magistrat a menacé le ministre de la justice de le poursuivre pour outrage !

Le Monde.fr du 20.06.2018 : Immigration : « Trump, preneur d’otages ! » Il veut pousser le Congrès à adopter des mesures extrêmement restrictives. « Tolérance zéro« , appliquée à l’immigration illégale, la formule a dû plaire au président des États-Unis pour qui l’expression de la force prime sur toute autre forme de vertu. Une « véritable prise d’otages » qui a pour objectif de pousser le Congrès à adopter les mesures « extrêmement restrictives » en matière d’immigration voulues par Trump. Elle signale aux (migrants) d’Amérique centrale en proie au chaos ou à la violence que les États-Unis ont renoncé à toute forme d’humanité envers eux.

Julia Leschi, Le Monde.fr du 07.06.2018 : La politique migratoire de Trump épinglée par l’ONU. La politique de « tolérance zéro » de Washington à l’égard des familles qui traversent illégalement la frontière entre provenance du Mexique a été épinglée par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH).

Le HCDH a demandé à l’administration américaine la fin de la criminalisation de l’immigration illégale. Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis à l’ONU, a répondu critiquant une « hypocrisie » de l’organisation. « Ni les Nations unies ni qui que ce soit d’autre ne dicteront comment les États-Unis maintiennent leurs frontières« .

« Zero Tolerance For Illegal Entry » : « Si vous passez la frontière illégalement, nous vous poursuivrons, c’est aussi simple que ça« , a déclaré M. Sessions qui a ordonné la mobilisation de trente-cinq procureurs le long de la frontière. La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a été saisie par des associations militantes dont le Texas Civil Rights Project et la Commission des femmes réfugiées.

Elles se sont associées à la cellule immigration de la faculté de droit de l’université du Texas et à une firme d’avocats spécialisés dans l’immigration pour dénoncer une pratique « cruelle et barbare« .

Dans un communiqué de presse, les organisations dénoncent « la souffrance psychologique que la pratique inflige aux parents et aux enfants, évoquant de potentielles séquelles traumatiques« .

Le Monde.fr du 20.06.2018 : Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, a (critiqué) la politique migratoire de Donald Trump et ses conséquences :

Immigration : Donald Trump, « preneur d’otages » Candyd ! Il n’existe pas de chiffres pour l’immigration illégale. Mais on peut tirer quelques enseignements des arrestations à la frontière qui en sont un miroir !

Les sans-papiers qui franchissent aujourd’hui la frontière viennent moins du Mexique que de pays d’Amérique centrale – Salvador, Honduras, Guatemala – où les violences et la pauvreté sont endémiques. Le président des États-Unis ne cesse de mettre en cause le Parti démocrate, mais ce sont les divisions internes républicaines qui empêchent toute avancée sur le sujet (???). Les critiques sont très fortes du côté démocrate même si le parti est dépourvu aujourd’hui de figures de proue. Des gouverneurs d’États, plutôt progressistes, ont indiqué qu’ils ne mettraient pas leur garde nationale au service des autorités fédérales, mais il faut noter que « la majorité des sympathisants républicains soutiennent la mesure« , selon des sondages convergents.

Trump accuse les démocrates d’êtres responsables de la législation actuelle sur l’immigration, ce qui le forcerait à prendre ces mesures. Confronté à des vagues de sans-papiers plus importantes, Obama avait renoncé (bien que l’entrée illégale aux États-Unis soit considérée comme un crime). Et le président Trump se sert aujourd’hui de cette mesure pour forcer le Congrès à légiférer, et pas seulement sur l’immigration illégale.

Le Monde.fr du 22.06.2018, Gilles Paris : Trump a exprimé son opposition à une augmentation des juges pour répondre à l’engorgement des tribunaux en continuant de plaider pour sa politique de « tolérance zéro« . « Nous devons être très, très durs à la frontière. Si nous ne le faisons pas, vous serez inondés de gens et vous n’aurez vraiment pas de pays« . Le président a prévu de rencontrer les « familles de victimes de sans-papiers ». Ce groupe de pression l’a activement soutenu en politique, ce qui devrait lui permettre de dépeindre « l’immigration illégale comme une source majeure d’insécurité« . Sa base électorale est (très) sensible à cet argument (comme) par les statistiques qu’il a utilisées pour « stigmatiser la politique migratoire de Merkel« .

Le Monde.fr du 21.06.2018, Simon Auffret : Culpabilité des démocrates ! Les démocrates étaient absents du débat sur l’immigration pendant les années Obama. Obama fait partie des chefs d’État américains qui ont renvoyé le plus d’immigrants dans leur pays d’origine, soulignait dès 2015 The Nation. « Hillary Clinton est allée jusqu’à dire que les enfants migrants arrivant d’Amérique centrale devraient être renvoyés chez eux pour « passer un message«  à leur famille« , rappelle The Week. « On comprend que les principaux concernés sont plus que sceptiques sur la soudaine ferveur pro-immigration des libéraux. C’est comme s’ils exploitaient ce sujet pour tacler Trump, et oublieraient tout ça au moment où il quitte la Maison Blanche« . The Federalist tente d’opposer aux critiques contre Trump « quatre informations que les médias ne vous raconteront pas sur la crise migratoire« . The Federalist évoque un « risque de criminalité lié à l’immigration illégale » et estime que « les familles qui traversaient la frontière étaient souvent libérées avant la politique de « tolérance zéro » « .

« Les migrants clandestins libérés ne se présentent pas souvent aux audiences du tribunal« , rendant difficile leur reconduite à la frontière, ce qui justifierait leur interpellation immédiate, selon le journaliste John Daniel Davidson. La National Review se montre en désaccord avec le décret de Trump, jugé trop laxiste pour l’éditorialiste David French : « Le décret représente une immense capitulation de la part de l’administration.

« On ne peut qu’espérer qu’il ne s’agisse pas d’une reculade si grande qu’elle incite davantage les démocrates à torpiller toute réforme de l’immigration. »

Le Monde.fr du 19.06.2018, Pierre Bouvier : Selon le New York Times, Sessions en est arrivé à croire « que les immigrants, qu’ils soient entrés légalement ou illégalement, représentent une menace directe pour le pays en abaissant les salaires, en « commettant des crimes«  et en se faisant concurrence « pour obtenir des prestations d’aide sociale« . Il a été profondément influencé par le travail de George Borjas, un économiste de Harvard, qui a dit que « les immigrants avaient un impact négatif sur l’économie« . D’après les travaux de George Borjas, l’immigration nuirait aux (américains) « natifs » faiblement qualifiés, par le « dumping » social.

Défendant la politique de « tolérance zéro« , Jeff Sessions a cité la Bible : « Je pourrais (citer) l’apôtre Paul et son commandement clair et sage qu’il faut obéir aux lois du gouvernement car Dieu les a décrétées afin d’assurer l’ordre« . « Entrer illégalement aux États-Unis est un délit. Et avoir des enfants ne protège pas« , [les] procureurs lancent des poursuites contre 100% des entrées illégales » détectées à la frontière mexicaine.

Stephen Bannon : « C’est la tolérance zéro, une politique très simple pour arrêter l’immigration illégale et limiter l’immigration légale pour rétablir notre souveraineté et défendre nos travailleurs. Entrer illégalement aux États-Unis est un crime, et les enfants sont séparés. C’est la loi, et il faut respecter la loi. »

Le Monde.fr du 12.06.2018 : Les États-Unis vont durcir les procédures de demande d’asile afin de limiter le flux d’immigrants originaires d’Amérique centrale, a annoncé le ministre de la justice, Jeff Sessions. Les allégations de violences conjugales ou de violences de gangs criminels ne seront plus suffisantes pour déposer une requête aux postes frontières. « Un étranger peut être victime de menaces et de violences pour des raisons liées à des questions sociales, économiques, familiales ou d’autres circonstances personnelles.

« Mais le statut de bénéficiaire d’asile n’a pas vocation à réparer tous les malheurs. Le fait qu’un pays (ne) puisse empêcher les violences conjugales ou les violences de gangs ou que certaines catégories de la population soient plus enclines à subir des violences ne peut justifier une demande d’asile« .

Cette déclaration intervient dans un contexte de lutte accrue de l’administration américaine contre l’immigration illégale à la frontière mexicaine, alors que Donald Trump a décrété une « tolérance zéro« . La loi était en vigueur sous l’administration Obama, mais rarement appliquée. M. Sessions a assuré que « la vaste majorité des demandes d’asile déposées actuellement ne sont pas valides » et seules 20 % étaient justifiées. »

Le Monde.fr du 19.06.2018, Marie Bourreau et Gilles Paris : Les États-Unis quittent le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Washington a annoncé qu’il claquait la porte du Conseil des droits de l’homme (CDH), un organe onusien basé à Genève, alors que son mandat y courait en principe jusqu’en 2019.

Ce départ fait suite à la sortie d’un accord de libre-échange transpacifique, à celle de l’accord de Paris sur le climat, ainsi qu’à celle de l’accord sur le nucléaire iranien. Il vient s’ajouter au retrait de l’Unesco, effectif depuis décembre 2017, et confirme la politique de défiance à l’égard des organisations internationales.

« Un cloaque de partis pris politiques« .

L’annonce a été faite par l’ambassadrice américaine aux Nations unies (ONU), Nikki Haley, au côté du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, au département d’État. Faute de pouvoir obtenir une réforme en profondeur du CDH, les deux ministres n’ont pas eu de mots assez durs contre cette institution qualifiée d’hypocrite, d’égoïste et accusée d’être une source d’embarras pour les États-Unis.

« Pendant trop longtemps, le CDH a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques. » Ce désengagement « n’est pas un bon signal alors que les droits de l’homme sont massivement mis à l’épreuve« , a estimé Delattre, le représentant français à l’ONU !

Le Monde.fr du 18.04.2018, Marie Bourreau : C’est une guerre au niveau de la « commission » chargée du budget de l’ONU qui joue sur des lignes budgétaires sabrées et des marchandages politiques inavouables.

Au centre des querelles, la place à accorder aux droits de l’homme dans un monde en « régression populiste et autoritaire« . La Russie, la Chine et leurs soutiens ont gagné une bataille en début d’année en obtenant le démantèlement de la « Human Rights Up Front Initiative » (les droits de l’homme avant tout), créée en 2014 par Ban Ki-moon. La suppression de ce poste, chargé de diffuser la culture des droits de l’homme dans tout le système, l’un des trois piliers de l’organisation, est un « mauvais signal« , note un diplomate.

« Le système de protection des droits de l’homme va au-delà de cette initiative« , analyse un expert. « Ça ne se voit pas, mais il joue un rôle fondamental dans la (politique de domination de gauche de) protection des droits de l’homme dans le monde » (contre la politique spécifique des États !)

Thierry Michaud-Nérard

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24 Commentaires

  1. L'(Im)Monde qui vit grâce au racket des subventions faites sur le dos des contribuables et qui relaie des fake-news du matin au soir et du soir au matin. Je ne vais même pas sur leur site internet, c’est dire !
    Vive Trump !

  2. Trump chie sur l’immonde, et de plus en plus chie sur l’ONU, et d’ailleurs ils se retirent progressivement de leurs antennes (unesco par exemple). Le mieux est qu’ils se retirent de l’ONU dont ils sont les principaux pourvoyeurs financiers, et qu’ils revendent l’immeuble de chiotte qui fait tache dans le paysage..Good luck mister President  »
    Les US en ont marre de tout financer : onu, otan..; and so one….AMERICA FIRST !

    .. France last, mais ça on le savait déjà..

  3. Les migrants portent plainte ?? ouahhh !!! Bravo, ils ont tout compris ….. pas envie de rire ce soir !!!

  4. L’im-monde- n’est-ce pas ce pq dont se servent les mahométans quand ils n’ont plus de cailloux ?
    Ceci dit ( sans jeu de mots ) que le Président Donald Trump apporte rapidement le « printemps arabe » à la shithole ue islamisée où l’air devient irrespirable.

  5. Le Monde ! MDR, ils confirment leur niveau de connerie à pratiquement chaque édition.
    Rendre des ressortissants étrangers à leur pays d’origine, ça s’appelle libérer des otages pas les prendre.

  6. La « merdophilie » du journal le monde n’a pas de recours face à un président Américain courageux (même si je ne n’apprécie pas personnellement Trump). Ce journal me démontre chaque jours que la politique se sert allégrement des pseudo-journalistes pour manipuler les moutons que nous sommes… un enseignement des anciennes propagandes nazis malheureusement

  7. Le Monde…
    au mains des oligarques progressistes mondialistes cosmopolites….
    Pigasse et Niel…..
    comment peut on lire un tel torchon sans vomir….
    l’Immonde , oui….
    quand aux » droits de l’homme », il est grand temps de foutre en l’air ce bazzard et de le remplacer par les  » devoirs de l’homme »dans lequel ce dernier pourrait avec des droits si les devoirs étaient respectés….

  8. plus j’entends les journaleux parler de trump plus je me dis que c’est un type bien pour les états unis!

    • Je suis convaincue qu’il est un homme bien ,extravagant mais un excellent président pour les USA ,il suffit de lire et entendre ce qui se dit de lui par les bobogauchos et les pro immigration ,ça me conforte dans mon opinion si besoin était !

  9. le monde-washington post-le figaro-cnn-fbi ? -même tribu, même blabla anti Blanc.

  10. A bas ces saloperies de « Droits de l’homme » qui ne sont en réalité que les Droits de l’AUTRE et font crever les peuples d’origine qui, EUX, n’ont plus aucun droit chez eux !

  11. demandez aux europeens qui veulent s’installer aux USA,l’argent et les formulaires qu’ils sont obliges d’avoir,meme s’ils amenent des capitaux (ce fut mon cas) et les democrates etaient au pouvoir

  12. Le journal le monde est un immonde torchon à ne pas lire et vive Trump

  13. Un fois de plus, lire tout ça ? Pour faire court ?
    ImMonde toujours tort, Trump toujours raison ! Ca vous va ?

    • Miroir, Miroir ! Un fois de plus, lire tout ça du jus de Dufaitrez ? Pour faire court ?
      L’auteur toujours tort, Dufaitrez toujours raison !
      Alors Dufaitrez, ça vous va ?

  14. du moment que l’on dit une chose de négatif sur Trump soyez sur que c’est du positif pour nous autres vrais patriotes et anti islam !!

  15. Le Monde c’est un ramassis d’abrutis aux ordres alors ce qu’il raconte on s’en fout bien. On reste patriote, anti islam et anti communautariste……..

  16. Le journal l’imMonde, tout comme Libéracons, sont des torchons crasseux que plus personne ne lit, hormis quelques atrophiés de la cervelle …

  17. Mais c’est normal ! C’est normal de trouver de la merde, sur du papier destiné à la recevoir. Ce qui est le cas de ces feuilles de papier, depuis les années cinquante… C’est même étonnant de s’en étonner…

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