« Tuer » ou « combattre » ? Telle est la question !

Publié le 7 janvier 2020 - par - 28 commentaires - 1 763 vues
Share

AVANT-PROPOS
Il existe à ce jour plus d’une centaine de traductions françaises du Coran, depuis la première qui date du XVIIe siècle jusqu’aux traductions contemporaines comme celle de Jacques Bercque ou de Denise Masson, en passant par les traductions dites « agréées par les autorités musulmanes ».
Ces traductions, comparées à l’original « officiel », sont trop souvent bien éloignées et peu fidèles au texte « arabe » de référence. À tel point qu’on est en droit de se demander si elles ne faussent pas le jugement de qui ne manie pas le sabir coranique (fallacieusement appelé « langue arabe »), jusqu’à laisser perplexe et dubitatif. Certes, les traducteurs des autres « Écritures Saintes » ont eux aussi pris beaucoup de libertés à l’égard de l’originel en hébreu et en grec, mais ils se sont tout de même efforcés de ne pas induire intentionnellement le lecteur en erreur. Ce n’est pas le sentiment qui ressort à la lecture des traductions françaises du Coran.

Pourtant ces traducteurs sont ce qu’on appelle communément des « orientalistes », ayant de solides bases linguistiques. Ils sont tous des experts du français et du sabir coranique (création artificielle et arbitraire d’himyarite, d’hébreu et d’araméen – voir par la suite), et parfois non dénués de talent littéraire. Mais si ce n’est pas leur probité ou leur intégrité intellectuelle qui est en cause, ni non plus leur savoir-faire professionnel, est-ce que le problème vient justement de leur « orientalisme » ? Y aurait-il chez eux une quelconque et obscure « allégeance » les poussant à présenter au lecteur occidental un texte coranique édulcoré quoique en français châtié ? Serait-ce là un désir inconscient de « rapprocher » le Coran d’un esprit européen, en sublimant son contenu et sa forme, en lui octroyant une perfection et une qualité littéraire comme s’il s’était agi de l’œuvre d’un écrivain français de renom maniant sa plume homérique ?
Or le Coran est loin de cette excellence linguistique ou littéraire. Tout expert en « arabe » vous le dira : le sabir coranique est pauvre, redondant, souvent indigeste, et pèche par syntaxe fantaisiste. Le texte est même entaché de lacunes grammaticales, et – le comble ! – d’erreurs orthographiques.

Les exégètes musulmans ont certes cru trouver parade en arguant que le Coran vient d’Allah, et que c’est même Lui qui a créé la « langue arabe ». Selon eux, les « prétendues fautes » du Coran sont en fait des insuffisances des grammairiens (y compris arabophones), et non pas du Coran. Et le Coran est d’ailleurs le seul critère pour savoir ce qui est ou n’est pas une faute en langue arabe.

Les apologistes musulmans s’empressent de rétorquer – lorsqu’on s’attache à démontrer que de très nombreux versets dans le Coran prônent le crime -, que la faute est à notre méconnaissance de l’arabe. Si on ne sait pas l’arabe, disent-ils, on ne peut vraiment comprendre le Coran. Le Coran est intraduisible, affirment-ils. Toute traduction est donc viciée, et dans le meilleur des cas « hors-contexte ».
Comme nous l’avons vu, cet argument – qui a souvent piégé le lecteur non arabophone (et non musulman), complexé par son « occidentalisme » -, n’est pas fondamentalement faux. Mais encore fallait-il s’entendre sur l’expression « traduction viciée ». Est-elle viciée du fait de la spécificité de langue dite « arabe » ou bien parce que la langue dite « arabe » du Coran est elle-même viciée ?

Nous avons donc décidé de jouer le jeu et de proposer au lecteur une nouvelle méthode de lecture du Coran. Une lecture « mot à mot ».
Il faut certes se méfier d’une traduction à tout prix littérale. La sentence « traduttore traditore » est là pour nous le rappeler. C’est pourquoi il faut à chaque fois faire le bon choix entre calque et fidèle traduction. Faire du littéral à contresens peut aussi mener à des anachronismes linguistiques et à des absurdités. Néanmoins, et en dépit du piège de la littéralité, une traduction mot à mot du Coran – et parfois résolument et délibérément une retranscription censée coller autant que possible au texte oral initial, aidera le lecteur francophone à se sentir quasiment dans la peau d’un « arabophone » lisant le Coran.
Il faut également rappeler qu’il n’y a pas en sabir coranique (et ni en hébreu ou en araméen) de lettres majuscules et capitales. Écrire « Allah » au lieu de « allah » est une francisation du texte poussée à l’extrême et qui risque de trahir toute approche du texte coranique. C’est pourquoi notre retranscription sera absente de toute lettre majuscule ou capitale.

La solution est donc de rester fidèle au texte coranique à la lumière de ses repères : la langue hébreue biblique et particulièrement celle de l’hébreu du Pentateuque, et l’araméen (dans sa version tardive syriaque) des textes judéo-chrétiens. Une seule condition est requise : avoir déjà lu et étudié préalablement la Bible et accessoirement les Évangiles. Tout simplement parce que plus des trois quarts des versets du Coran plagient (maladroitement, et parfois de manière aberrante) ceux du Pentateuque et des Évangiles. Quant au quart des versets restants, ils sont à plus ou moins égale quantité des originalités de Mohammad (ou de son scribe), et d’autre part des réminiscences, des atavismes et des traditions préislamiques polythéistes d’origine mecquoise.

Cette condition risque d’être rédhibitoire pour la plupart des musulmans pratiquants. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas lu et ne liront jamais la Bible et les Évangiles. Pourtant, le Coran évoque souvent ces deux Écritures Saintes et les considère comme des références incontournables. Il affirme même « qu’il corrobore les Écritures révélées avant lui ». Mais il s’estime auto-suffisant. Et de fait, l’islam interdit aux musulmans toute lecture de la Bible ou des Évangiles.

S’il est évidemment clair que seul le prestige du « Coran divin sacré » auprès des traducteurs musulmans croyants a octroyé au sabir coranique une aura qu’il n’aurait jamais dû avoir s’il était question d’un texte profane, on ne peut dire de même concernant les traducteurs non musulmans. Qui et quoi les empêcherait de relever les lacunes du sabir coranique ? Et à l’inverse, par quelle autorité s’arrogent-ils le droit d’ajouter des mots entre parenthèses dans le texte coranique « dans le but de le rendre moins abscons », alors que le texte coranique en est dénué ? Et surtout, pourquoi tant d’efforts pour d’une part enjoliver le texte coranique et de l’autre l’édulcorer ? Comme s’ils s’y étaient vus obligés d’agir de la sorte. Quels sont les raisons occultes à un tel agissement ?

L’aspiration de tout traducteur, somme toute légitime, à satisfaire une ambition littéraire, ne peut expliquer cette propension à trahir le contenu et le sens même du texte coranique. La cause réelle et profonde de cette manière de faire – assez cavalière et peu scientifique, est-elle à chercher ailleurs ?

TUER OU COMBATTRE

Voici un exemple – parmi des centaines d’autres, mais un des plus typiques – de traduction intentionnellement biaisée du Coran et qui pollue tout débat concernant l’islam :
Le verbe QTL (en lettres coraniques قَتِل ) est évoqué dans le Coran 170 fois, décliné en pas moins de 8 formes verbales (active, transitive, pronominale, réfléchie, etc.). Il est traduit généralement par combattre, lutter. Or cette racine verbale, d’origine araméenne et hébraïque, signifie tuer, trucider, massacrer, exterminer (et également « s’entretuer ». « Combattre les mécréants » est une chose (peut-être étaient-ils de méchants agresseurs ?), mais « Tuez les mécréants », en est une autre.

On ne peut guère justifier cette infidélité délibérée comme une volonté d’adapter un terme étranger au public francophone. Ce dernier sait pertinemment faire la différence entre un combattre assez inoffensif et l’injonction coranique de tuer le mécréant. En faisant usage de combattre à la place de tuer, voire de massacrer, le traducteur prend pourtant le risque de se voir accusé de cautionner d’autres appels génocidaires d’il n’y a pas si longtemps. Mais apparemment, il n’en a cure.

On ne peut non plus attribuer cette grave déviation à une coquetterie ou à un effet de style pour éviter la redondance, ou du mot à mot fastidieux. Ainsi, même la traduction dite littérale (mais qui est loin de l’être) d’André Shouraqui, fait une entorse à sa règle et s’éloigne tout à coup de la littéralité lorsqu’il s’agit de traduire QTL, rendu par combattre et non par tuer !

Or, le Coran lui-même nous fournit la preuve irréfutable que QTL ne peut signifier combattre mais bel et bien tuer. Cette preuve se trouve au verset 95 de la sourate 5 :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْتُلُوا الصَّيْدَ وَأَنْتُمْ حُرُمٌ

Traduction littérale :
« Ohé ceux qui croient vous ne tuerez pas le gibier alors que vous êtes anathèmes »
Il est absurde d’écrire et de penser que le gibier est à « combattre », mais bel et bien destiné à être tué (lors d’une chasse par exemple) afin d’être mangé. Et c’est pour cela que le Coran prévient ceux qui sont en état « d’interdit cultuel » (« anathèmes ») de le consommer ! D’autre part, il existe dans le Coran une tout autre racine verbale pour « combattre » : JHD (d’où le substantif mujahidin = combattants).

Mais si toutes les traductions du Coran en français ne peuvent qu’être biaisées, en induisant le lecteur dans de graves erreurs dans sa compréhension, quelle est la solution ? Et d’où vient cette spécificité du sabir coranique qui fait que le traduire devienne une gageure ? Certes, l’on sait que le sabir coranique diffère fondamentalement du français, dans tous les domaines : la syntaxe, la grammaire, la structure des verbes, l’acception des termes, l’appréhension de l’espace, la perception de notions abstraites, et la manière particulière d’exprimer la pensée. Bref le « génie de la langue arabe » s’oppose en tout à celui de la langue française et la rend inapte à être traduite, jusqu’à l’ordre des mots dans la phrase. Si, par exemple, un locuteur du français dit : « Mon Dieu a dit aux anges », l’arabe l’énoncera par un : « dit aux anges Dieu mien ». Cela peut paraître bénin, mais cette tournure de phrase verbe-complément-sujet (commune aussi à l’hébreu et à l’araméen) change radicalement la perception des choses.

L’inadaptation est valable également pour le son des lettres. Pas moins de dix lettres n’ont pas d’équivalences sonores en français. Comment donc retransmettre un Ta emphatique ou un Ha guttural ? Et là encore, le même problème se pose pour l’hébreu et pour l’araméen. Mais au-delà de ces difficultés inhérentes au fossé qui sépare les langues (malencontreusement) appelées « sémitiques » et les langues appelées (non moins malencontreusement) « indo-européennes », il y a un écueil supplémentaire : le fait que la langue du Coran est une sorte « d’Esperanto » du Proche et Moyen-Orient, un « syncrétisme » linguistique, mélangeant à quantité quasi égale trois langues : le himyarite, l’hébreu, et l’araméen (dans sa variante « syriaque » tardive). Et si nous avons ici évoqué deux langues – l’hébreu et l’araméen -, structurellement proches, c’est parce que leur connaissance est incontournable à la compréhension du Coran et que leurs locuteurs n’ont aucune difficulté à le traduire.

Seul le prestige du Coran pour les musulmans, et particulièrement pour les « panarabo-musulmans », a fait que cette langue composite et artificielle soit considérée – comble de l’ironie – comme la langue de référence de « l’arabe classique », alors que des centaines, voire des milliers de termes, de verbes, d’expressions, de locutions, de tournures de phrases, de « jeux de mots », de noms communs et de noms propres, sont en hébreu ou en araméen ! En fait, c’est la transcription – voire le calque – de l’hébreu ou de l’araméen vers le sabir coranique qui est responsable des lacunes, des bourdes, jusqu’à de grossières fautes d’orthographe, qui ont entaché le texte du Coran ! Non seulement cela nuit à une vision d’ensemble du texte, mais s’apparente à un chaos littéraire, artificiellement et maladroitement harmonisé par des scribes plus ou moins « inspirés ». Et pour que cela n’entrave pas irrémédiablement toute tentative de comprendre (donc de traduire) le texte du Coran, il aurait fallu l’aborder en deux temps : le retranscrire en hébreu ou en araméen en vue d’une authentique compréhension du Coran par un locuteur de l’hébreu et/ou de l’araméen, puis le traduire en français.

Or si l’hébreu et l’araméen se valent pour ce qui est de leur influence sur le Coran, pourquoi privilégier l’hébreu biblique à l’araméen ? Pourquoi n’avoir pas comparé le sabir coranique au dialecte araméen du Talmud ou à l’araméen-syriaque sur lequel des chercheurs comme le Révérend Alphonse Mingana ont développé la thèse de la présence d’un christianisme de langue syriaque au Hedjaz (« Arabie » de nos jours) et son rôle essentiel dans les origines de l’Islam ? Pourquoi n’avoir pas suivi les travaux de Christophe Luxenberg qui ont insufflé un nouvel élan dans la recherche de la dépendance du Coran à des bréviaires chrétiens composés en syriaque ?

La réponse est simple : le Coran se réfère au Pentateuque (et il ne s’en cache d’ailleurs pas !) de la manière la plus naturelle qui soit. Des pans entiers du Pentateuque sont repris presque tels quels dans le Coran. Et d’ailleurs, toute personne ayant pris la peine de lire le Pentateuque – même dans sa traduction française – avant d’aborder la lecture du Coran, ne peut ignorer son impact décisif sur le texte coranique qui n’est rien d’autre qu’un mauvais plagiat, ou s’y l’on veut : »La Torah de Muhammad » (s’il s’agit bien d’un personnage historique et non légendaire et créé de toutes pièces, question sujette à polémique).

Il est donc tout à fait logique de vérifier en premier lieu le lien linguistique entre l’hébreu du Pentateuque et le sabir coranique, et son incontournable présence. En fait, le Coran fait usage d’une sorte de langue-calque avec un vocabulaire typiquement hébraïque, même lorsqu’il était possible de trouver leurs parallèles locaux en himyarite. Ce qu’un arabophone croyait être « l’incomparable richesse du vocabulaire du Coran », n’était donc rien d’autre que l’usage d’un calque hébreu ou araméen.

Les emprunts du sabir coranique à l’hébreu du Pentateuque sont si patents que l’étude du Coran procure la douloureuse impression « chaos ». Néanmoins, nous nous trouvons ici devant un cercle vicieux. Pour se rendre compte du lamentable niveau d’érudition du rédacteur du Coran, il faut avoir de très solides connaissances dans le Pentateuque. Et pour avoir de solides connaissances du Pentateuque, il faut obligatoirement connaître parfaitement l’hébreu. Or, combien de personnes de par le monde ont-elles lu (et étudié) le Pentateuque dans sa langue hébraïque originelle ? Quelques centaines de milliers tout au plus. Et combien de personnes ont-elles lu (et étudié) le Coran dans son sabir artificiel ? Quelques centaines de millions. Mais combien ont-elles lu (et étudié) à la fois le Pentateuque et le Coran – expressément selon cet ordre chronologique -, et dans la langue originelle respective de ces deux « Écritures Saintes » ? Une poignée.

Une solide connaissance de l’hébreu est susceptible de remettre en cause, non seulement les traductions du Coran, mais aussi les pseudo- certitudes concernant la genèse de sa rédaction. Il n’est plus possible d’admettre que le Coran soit une œuvre scripturaire dès l’origine. Il est désormais évident que le Coran était principalement une transmission orale faite en hébreu, souvent mal comprise par son auditeur, et traduite, ou plutôt transposée et retranscrite dans l’imbuvable sabir coranique par un scribe qui vraisemblablement connaissait mal l’hébreu.

La « source » de la transmission orale en question – sans nul doute une personne versée dans le Pentateuque (un rabbin dissident ?) – ne s’était guère avisée de superviser le travail du scribe qui rédigea le Coran afin de s’assurer que son enseignement ait été fidèlement et précisément transmis. C’est la raison pour laquelle les versets du Coran sont une mixture bizarre (et parfois imbuvable) de judaïsme et de christianisme (surtout hétérodoxe), comme si elles étaient les deux mamelles qui ont incontestablement allaité Muhammad (ou son scribe).

Nous sommes dans un tel embrouillamini que le Coran donne l’impression que Muhammad a reçu en vrac ce que les rabbins et les prêtres lui racontaient et que tout s’est mélangé dans sa tête ! C’est d’ailleurs ce que lui reprochaient les Mecquois qui conservaient leurs traditions polythéistes indigènes. Tout au long du Coran, on lit leurs railleries envers Muhammad qu’ils accusent de plagiat et de répéter comme un sot « les fables » qu’il a entendues chez les juifs rabbiniques et chez les nazaréens (judéo-chrétiens).

Mais cela ne veut pas dire que Muhammad était un sot. Loin de là ! Il devait être doué d’un sens inné de stratège. Il a vite compris quel profit il pouvait retirer de l’animosité entre juifs et chrétiens, rabbins et moines. Il fallait donc les monter les uns contre les autres, pour ensuite se présenter comme arbitre. Jusqu’au moment où il s’est senti suffisamment fort pour se « débarrasser » aussi bien des chrétiens que des juifs. Ce qui est un euphémisme d’ailleurs, parce qu’il a plutôt pris les armes pour massacrer ces derniers (comme à Yatrib ou à Khabyar).

Soit ! Mais comment le Coran est-il devenu « le livre qu’Allah a fait descendre à son envoyé Muhammad par l’intermédiaire de l’ange Gabriel », pour plus d’un milliard d’individus sur terre ? Le Coran serait-il la plus grande imposture de l’Histoire ?

Cette question déborde largement du cadre de cet article, mais il est impossible de ne pas s’attarder sur un point crucial : le leitmotiv coranique que les juifs et les judéo-chrétiens ont respectivement falsifié la Torah et les Évangiles. Sans aucun état d’âme, le Coran les accuse de ne les avoir pas respectés, voire de les avoir sciemment altérés. S’agissant des juifs, ils sont tancés pour avoir « modifié la Torah de Moïse » et « rendu licite ce qui est prohibé et prohibé ce qui est licite ». Quant aux judéo-chrétiens, ils sont traités de « menteurs et d’affabulateurs » lorsqu’ils disent que Dieu a un fils ou que Jésus a été crucifié, car d’après le Coran il est blasphématoire de dire « qu’Allah le Tout-Puissant ait un fils et que Jésus son prophète ait été crucifié », car « c’est un autre qui l’a été à sa place ».

Et ainsi de suite, tout au long des versets coraniques : seul le Coran en langue composite intelligible (c’est ainsi qu’elle est décrite dans le Coran, sic !) est « descendu du ciel » sans aucune déficience. Muhammad l’a reçu, inaltéré, de l’ange Gabriel. Le Coran est l’authentique, l’originale, exclusive et finale Écriture Sainte. Et pour couronner le tout, l’affirmation dans toutes les sourates du Coran que l’éthique d’Allah n’est pas celle des humains. Miséricorde, pitié, clémence, compassion ne sont pas les mêmes chez Allah et chez les humains. Ainsi Allah peut ordonner – par pure compassion – de couper la main d’un voleur de pain ! Ce Allah si versatile – un véritable schizo -, qui selon une fameuse expression hébraïque « ne sait pas ce que sa main gauche ordonne à sa main droite ». Et donc, s’il y a falsification du texte original des Écritures Saintes, elle se trouve au contraire et exclusivement dans le Coran du-dit Muhammad.

D’autre part, au lieu de s’adoucir par rapport au Dieu du Pentateuque et du judaïsme biblique, au lieu d’aller encore plus loin dans la réforme humaniste du Dieu-le-Père d’un Hébreu galiléen nommé Jésus, ou de s’identifier à la figure d’un Dieu aimant sa créature telle qu’elle est décrite dans les Évangiles, Allah – le Dieu du Coran et de Muhammad – est tombé dans une terrible régression éthique.

Il semble même que le Allah du Coran est un Yahweh de la Torah qui n’a fait que s’encanailler au fil du temps ! Ce qui explique pourquoi la sharia’ musulmane en est encore à des verdicts de pendaison d’homosexuels et de lapidation de femmes adultères – encore et toujours au nom d’Allah -, et ce jusqu’aujourd’hui, au XXIe siècle !

À cela rétorquent les musulmans autoproclamés « modérés » que : « Moïse aussi a recommandé dans la Torah de mettre à mort les adultérines et les homosexuels » ! Certes ! Mais sans ajouter (évidemment) que cela fait des siècles qu’aucune sommité judaïque n’a ordonné, de facto, la lapidation d’une adultérine ou la pendaison d’un quelconque homosexuel ! Ce qui n’est pas le cas des sommités musulmanes.
Face à une telle régression éthique par rapport à Moïse et Jésus, certains de ces musulmans « modérés » se sentent aujourd’hui obligés de rappeler que Muhammad n’a pas été le seul à avoir tué de ses propres mains. Tel fut également le cas de Moïse lorsqu’il assomma un garde-chiourme égyptien qui fouettait un esclave hébreu. Quant à Jésus – renchérissent-ils -, « il n’était pas un doux agneau puisqu’il recommanda à ses disciples de se munir d’épées. »

Mais ces épées que Jésus préconisa  à ses disciples d’acheter étaient destinées à l’autodéfense et en vue de chasser l’occupant romain de la Judée et de tout le pays des Hébreux. Et en fin de compte, elles n’ont même pas été utilisées. À la différence de l’usage plus que fréquent du glaive et du cimeterre que fit Muhammad lui-même.

Ces représentants de l’islam modéré vont même jusqu’à soustraire à Jésus la paternité de l’abolition de la lapidation de la femme adultère. Ils affirment que ce n’est pas Jésus qui a aboli cette peine de mort, mais les Pères de l’Église qui au IVe siècle ont glosé l’Évangile de Jean et ont introduit ce péricope concernant la femme adultère sauvée par Jésus. Et ils apportent pour preuve l’absence de ce passage dans les manuscrits les plus anciens.

Cette polémique – si tant est que c’en soit une – ne change rien au fait que depuis le IVe siècle – soit 300 ans avant la rédaction du Coran ! -, la peine de mort pour adultère ait été aboli en terre chrétienne mais rétablie en terre musulmane. De plus, font remarquer les exégètes chrétiens, si le péricope sur la femme adultérine sauvée par Jésus est absent dans certains manuscrits anciens de l’Évangile de Jean, c’est parce qu’au contraire il en a été retiré par des évêques bigots et rétrogrades du IVe siècle qui craignaient « un relâchement des mœurs » et que « les femmes chrétiennes ne trompent leurs maris avec l’assentiment de Jésus-Christ ».

Mais voilà, de telles billevesées confortent les musulmans dans leur religion obscurantiste. Ils y trouvent prétexte pour ne pas bouger le doigt afin d’introduire quelques petits amendements au « texte sacré du Coran » qu’ils idolâtrent. Or, afin que l’humanisme dont ils se flattent et se gargarisent, puisse un tant soit peu émerger, il fallait au contraire exiger une refonte de l’islam et se démarquer totalement de toute allusion au Jihâd en tant que « Guerre sainte contre les polythéistes et autres mécréants », tel qu’en effet il est prôné en long et en large du Coran.

Et qu’on ne nous abuse pas avec l’interprétation du Jihâd comme « Effort intérieur dirigé contre les mauvais penchants Ce « jihâd » pseudo- interne n’est rien d’autre que le parallèle de l’exégèse rabbinique concernant la « Guerre Sainte contre Amaleq », en tant qu’extirpation du principe du Mal.

Qu’on ne nous présente pas non plus le soufisme et ses derviches tourneurs en quête d’un Dieu d’amour, comme quintessence de l’islam. Avant de se l’accaparer pour montrer patte blanche, l’orthodoxie musulmane a tout fait pour retrancher cette excroissance humaniste. D’ailleurs aujourd’hui, le soufisme a été totalement récupéré par l’orthodoxie musulmane – tout comme la « kabbalah » par l’orthodoxie rabbinique – jusqu’à devenir le repaire de l’islam le plus obscurantiste du jihadisme sous couvert de « spiritualisme occulte ».

Le verset 156 de la sourate VI, l’énoncent carrément :

أَنْ تَقُولُوا إِنَّمَا أُنْزِلَ الْكِتَابُ عَلَى طَائِفَتَيْنِ مِنْ قَبْلِنَا وَإِنْ كُنَّا عَنْ دِرَاسَتِهِمْ لَغَافِلِينَ
afin que vous ne disiez point que l’écrit a été descendu sur deux communautés avant nous et que nous avions été négligents à les étudier.

Cette sentence est capitale dans l’islam. C’est pourquoi les musulmans, à la lecture du Coran, sont persuadés qu’il s’agit d’une « révélation » tout à fait inédite, descendue inopinément du ciel par le biais de l’archange Gabriel. Les versets ainsi « reçus » par Mahomet leur semblent donc « originaux et originels », donnés directement en langue intelligible et non une (affreuse) transcription de l’hébreu ou de l’araméen.
La fausse impression, ou plutôt l’opacité dans laquelle tout croyant musulman baigne, est nourrie par le Coran lui-même qui présente de banals copiés-collés du Pentateuque, comme étant une exceptionnelle et inédite révélation divine, inconnue précédemment.

Cette compilation de récits bibliques que beaucoup définiraient comme naïve voire enfantine, ne faisait d’ailleurs aucun effet sur les habitants de la Mecque, rompus aux efforts de prosélytisme instaurés par les rabbins et les prêtres. Tout au long du Coran, ils traitent Mohammad d’imposture. Loin de s’enthousiasmer pour de telles comptines dont ils connaissent pertinemment l’origine, les Mecquois raillaient Muhammad. On dirait aujourd’hui, qu’ils le « mettaient en boîte » : « Oh, Muhammad ! Ces vieilles fariboles, on les connaît ! Cesse de nous ressortir le tissu de fables que tu as récoltées chez les juifs et les chrétiens ! ».

Comme il a été déjà dit plus haut, le Coran se fait d’ailleurs l’écho de ce persiflage et menace les Mecquois d’horribles châtiments. Craignant d’être accusé de plagiat et de colporter ce que lui a enseigné un rabbin (à partir de l’hébreu) ou un prêtre judéo-chrétien (à partir de l’araméen), Muhammad s’empresse de parer à l’accusation :

وَلَقَدْ نَعْلَمُ أَنَّهُمْ يَقُولُونَ إِنَّمَا يُعَلِّمُهُ بَشَرٌ لِسَانُ الَّذِي يُلْحِدُونَ إِلَيْهِ أَعْجَمِيٌّ وَهَذَا لِسَانٌ عَرَبِيٌّ مُبِينٌ
et nous savons parfaitement qu’ils disent que quelqu’un l’enseigne, or la langue à laquelle ils font allusion est étrangère, tandis que celle-ci est une langue composite intelligible (Sourate XVI, 103)

La flatterie faite aux arabophones mecquois rétifs, en leur présentant une révélation venue du ciel directement en un « sabir intelligible », ne fit pas plus d’effet sur ces derniers. Ils ne démordront pas de leur polythéisme et de leurs railleries à l’encontre de Muhammad qui, rageur, se lance en imprécations contre les « Arabes » (les Bédouins) :
الْأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْرًا وَنِفَاقًا وَأَجْدَرُ أَلَّا يَعْلَمُوا حُدُودَ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ
les Arabes sont les plus endurcis dans leur impiété et dans leur hypocrisie, et les plus enclins à réfuter les préceptes descendus par allah à son envoyé (Sourate IX, 97)

Afin de confondre Muhammad et démasquer sa prétendue « révélation en langue intelligible venue de l’ange Gabriel », il suffisait aux Mecquois de relever dans le Coran tous les mots, expressions, tournures de phrases ou noms qui ne sont pas en langue himyarite locale, mais retranscrits à partir de l’hébreu et de l’araméen (ainsi que quelques mots grecs !). Ce qui laisse à penser que l’archange Gabriel devait être un polyglotte étourdi !

CONCLUSION
Pour toutes les raisons précitées, le passage de l’arabe à l’hébreu, avant la retraduction française, est à même de nous révéler bien des « secrets » du Coran – et donc de l’islam -, sur lesquels beaucoup ont « échoué ».

On serait tenté de dire que ces (pseudo-) « secrets » qui sont devenus tels justement parce que leur origine hébraïque (et araméenne) n’a pas été perçue, ont paradoxalement octroyé au sabir composite, arbitraire, et artificiel du Coran, un immense prestige aux yeux des arabophones musulmans qui ne comprenaient pas le sens de ces mots « divins » qui parsemaient les versets, et qui en réalité étaient de simples termes hébreux (et araméens).

Cela dit, et en dépit de l’interdiction qui leur est faite, les musulmans (et plus particulièrement les musulmans arabophones) auraient tout intérêt à lire le Pentateuque (en hébreu de préférable) et les Évangiles. Ne serait-ce que pour découvrir la nature humaine, trop humaine, du Coran.
Et ce conseil est aussi destiné aux francophones dont la perplexité à l’égard du Coran (et de l’islam) est égale à leur naïveté. Ou à leur laxisme à le combattre (à défaut de le tuer) !

David Belhassen

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
myrtille

Brillant ! Merci de nous faire partager toute votre érudition.

petitjean

Tous les jours, vous avez la preuve que les français (mais aussi les européens en général) préfèrent se faire tuer plutôt que de combattre !!
Tous les jours des violences, tous les jours des attaques au couteau, tous les jour des meurtres et…..….aucune réaction, aucune riposte, aucune vengeance !!!
Les français, préféreront se convertir à l’islam, préféreront couvrir leurs femmes et leurs filles, mais, ils ne combattront pas !!
Tous des fiottes, tous des lâches !!
immense mépris pour ce peuple…………………..

incongru

vous avez lu « soumission »…

breer

Sans doute que nos élites de gauche tous milieux confondus, rêvent de voir se genre d’individus manifester leur amour de l’occident dans nos propres rues, ce qui finira par arriver tant l’occidental culpabilisé et manipulé par une idéologie pro communautariste est devenu aveugle et stupide, pensant que la religion de l’Islam faite d’amour et de compassion pour autrui, va apporter ses bienfaits culturels et psychologiques à notre société déjà bien détraquée (il faut bien l’avouer).

POLYEUCTE

Combattre dans une Guerre asymétrique, sans uniforme identifiable est bien difficile.
A moins de tirer à vue sur les voilées et autres djélabahs…
Mais ça s’appelle Guerre civile !

incongru

combattre tous les boniments que l’on entend est déjà un plus
ensuite, se tenir pret à riposter

Clovis

CONCLUSION : COMBATTRE et TUER !

Vive Duterte

Les monstres de la photo à la bouche démesurément ouverte , cherchent en fait à aspirer des particules d’ intelligence dans leurs shitholes puant l’ arriération et la consanguinité musulmanes

denfer VICTORIA

Ceux la sont à …. Contre/Coran…. (MDR)

https://www.youtube.com/watch?v=CJBoTyfbVtc

denfer VICTORIA

Dansez maintenant
Tout l’été les pieds nus dans le sable
Dansez maintenant
Et jetez vos ennuis dans les vagues
Qui dansent, balancent, au gré du vent du désert.

https://www.youtube.com/watch?v=CJBoTyfbVtc

hamdane ammar

Bonjour Mr Belhassen,
Tout ce que vous avez écrit est une évidence historique mais à laquelle il faut ajouter que la langue arabe actuelle est l’héritière du Hijazi qui est lui-même descend du nabatéen et du himyarite qui eux viennent directement de l’hébreu, de l’araméen et du syriaque. Et si on veut remonter dans le temps, eux-mêmes proviennent du sumérien.
Quant à l’islam, il est l’oeuvre des ébionites ( voir Warak Ibn Walfal et le moine Bahira), mais aussi le prophète Mani,( Manès appelé le sceau des prophètes) et de la secte des Mandéens ( les sabéens) sans oublier le judaïsme.
Merci pour vôtre éclairage, en ces temps d’inculture généralisée

David Belhassen

Bonjour Hamdane. Je vous remercie pour votre commentaire. Permettez-moi deux remarques : concernant le sumérien, il n’a aucun lien avec l’hébreu et l’araméen qui sont des langues levantines.
Et pour ce qui est de la paternité ébionite du Coran, je suis en désaccord avec vous. Les Ebionites étaient des experts de la Torah, et il est impensable qu’un Ebionite ait pu dire – à l’instar du Coran – que la punition réservée au voleur soit de lui trancher la main.
Les choses sont bien plus complexes que la seule paternité ébionite concernant la rédaction du Coran.
Bien à vous.

Pierre BOIVIN

Bon. Je veux bien. Je ne connais que le Coran de Jacques Bercque. Alors, quelle est la traduction de ce livre la moins pire, selon vous?
Merci de la réponse.

Pascal Olivier

La traduction de Jacques Berque est la plus littéraire tout en étant la moins littérale, celle de D. Masson est plus neutre. Dans « En relisant le Coran » le mystificateur Jacques Berque s’est livré à des contorsions pour faire croire qu’il y a dans le Coran des appels à la raison avec des notions prétendument proches comme la clairvoyance, la lucidité, la sagesse, la vérité, etc…

https://ripostelaique.com/jean-pierre-chevenement-sous-lemprise-du-faussaire-jacques-berque-35.html

David Belhassen

Bonjour Pierre. La « moins pire » comme vous dites est celle de Chouraqui. Et cela, en dépit de sa mentalité de « dhimmi ». En fait, une véritable traduction du Coran en français n’a encore jamais été faite. Le père Bonnet-Aymard a commencé un travail admirable de précision et d’érudition, mais il est malheureusement décédé après la traduction des trois premièrent sourates, accompagnées d’une monumentale compilation de notes et explications étymologiques.

patphil

je ne retiendrais aussi que deux versets :
9:97 les arabes du désert sont les pires en fait de mécréance et d’hypocrisie
47:5 et lorsque vous rencontrez des mécréants, frappez les tous, si allah avait voulu, il aurait pu les châtier, mais il éprouve certains d’entre vous pour le moyen des autres

Claire

Grand merci David Belhassen pour cet éclairage avec toutes les précisions. Il y a quelques années j’ai passé beaucoup de temps dans l’étude des textes bibliques et des évangiles (sans une connaissance de l’hébreu). Mais lorsque je suis passée, pour savoir qu’il véhiculait, dans la lecture du Coran : les plagias des précédents textes, tournant en impensables aberrations n’avaient pu m’échapper ! J’étais même scandalisée que les instances religieuses des juifs et des chrétiens témoignent une telle condescendance envers cette cruelle escroquerie religieuse et que notre époque l’ait pompeusement gratifié de 3ème monothéisme !

Patrick Granville

Ce récit comparatif et descriptif entre les 3 monothéismes mérite un prix Nobel de paix aux hommes de science de culture de bonne volonté. HUG!

Teddy

Ce qui frappe sur cette photo ce sont ces trois visages au 1er plan qui transpirent l’amour, la bonté et qui irradient d’intelligence. Sans doute des prix Abel ou Nobel, on hésite.( Lol).

incongru

« Les apologistes musulmans s’empressent de rétorquer – lorsqu’on s’attache à démontrer que de très nombreux versets dans le Coran prônent le crime – »
bon,c’est simple : frappez-les au cou veut dire sautez- leur au cou, amoureusement
aller chercher si loin, n’est-ce pas un peu de taquia ?

Serge

Se soumettre ou combattre
Il faut choisir.

Urbain

Excellente analyse. Sans avoir les mêmes compétences linguistiques, mais ayant lu, crayon à la main, le coran à plusieurs reprises, et connaissant bien le pentateuque, ces conclusions sont impeccables. Le coran n’est effectivement pas autre chose qu’une tentative dissidente -maladroite, désordonnée et violente- de christianiser (ou judéiser) les tribus arabes, avec le bonus d’une récupération d’ordre politique. La suggestion de Luxenberg que le coran ne serait qu’un simple vade me cum, une sorte de missel (mal rédigé, pour ne pas dire bordélique) est pertinente.

finance

Je vais être bref : rien que de regarder leurs sales gueules d’assassins j’ai envie de lâcher la bombe à neutrons . Si l’on réfléchit bien : c’est une race de sauvages, d’arriérés mentaux doublés de schizophrénie, paranos et machos , bref, de dangereux psychopathes , sortis depuis l’ère de la pierre , que l’on a lâché chez nous . Imaginez un gladiateur , enfermé dans une l’arène sur lequel on lâche des lions . Nous sommes dans la même situation.

Karpos

« C’est une opinion presque généralement reçue parmi eux [les Maures de l’Algérie] que c’est une œuvre bien méritoire devant Dieu de lui sacrifier un Chrétien, et d’autres croient qu’ils ne peuvent mériter tout le bonheur de la gloire céleste s’ils ne tuent pas un Chrétien avant que de mourir. Ceux qui soutiennent cette opinion sont partagés sur la manière dont il faut l’entendre. Les uns croient qu’il faut tuer un Chrétien par le sort des armes, et les autres qu’il suffit de le tuer, quoiqu’il ne soit pas en état de se défendre. »
(Jacques Philippe Laugier de Tassy, “Histoire du royaume d’Alger”, chapitre II ; Chez Henri du Sauzet, Amsterdam, 1725, pp. 62-63.)

Karpos

« C’est une opinion presque généralement reçue parmi eux [les Maures de l’Algérie] que c’est une œuvre bien méritoire devant Dieu de lui sacrifier un Chrétien, et d’autres croient qu’ils ne peuvent mériter tout le bonheur de la gloire céleste s’ils ne tuent pas un Chrétien avant que de mourir. Ceux qui soutiennent cette opinion sont partagés sur la manière dont il faut l’entendre. Les uns croient qu’il faut tuer un Chrétien par le sort des armes, et les autres qu’il suffit de le tuer, quoiqu’il ne soit pas en état de se défendre. »
(Jacques Philippe Laugier de Tassy, “Histoire du royaume d’Alger”, chapitre II ; Chez Henri du Sauzet, Amsterdam, 1725, pp. 62-63.)

Caughnawaga

Sacrifier un chrétien, ça ressemble pas mal à un sacrifice humain. Y me semblait que c’était fini, faut croire que non. On régresse.

Karpos

« Le malheur pour la société musulmane est qu’elle croit à la pérennité de la guerre. La guerre, c’est toute sa pensée active, et non pas la guerre savante et intelligente, mais la guerre seulement brutale. Tout est dans ces quelques mots : être musulman et tuer ; ne pas être musulman et être esclave ou tué. Sans ce principe, pas d’islamisme. La guerre est à très peu près l’unique travail social que l’islamie [= la oumma] se croit imposé. C’est à cette pensée qu’elle est demeurée le plus fidèle et le plus dévouée ; le reste n’est qu’éphémère. »

(Dr Nicolas Perron, “Femmes arabes avant et depuis l’islamisme”, Quelques réflexions ; Librairie nouvelle, Paris, et Tissier libraire-éditeur, Alger, 1858, page 603.)

breer

Et c’est bien pour cela que les masses populaires de ces pays sont restées moyen-âgeuses, même les pays du golfe ne doivent leur modernité que grâce à l’argent du pétrole, toute la technologie qu’ils installent est amenée par l’occident…
Procréer sans amour pour agrandir le nombre de musulmans sur Terre, c’est la chose qu’il savent faire…