Tunisie: jeter les femmes à la mer, un scandale passé sous silence !

Tout le monde se rappelle du Titanic, terrible naufrage  de septembre 1911, les musiciens jouant jusqu’au bout : «  Nearer my God to thee » « Plus près de toi mon Dieu », les hommes se sacrifiant pour laisser embarquer les femmes et les enfants d’abord sur les canots de sauvetage!
Autres temps autres mœurs, autres conditions sociales aussi !
Le scandale serait-il, aujourd’hui, seulement l’arrivée, dans la plus grande impréparation, d’un flot important de Tunisiens ? Qui sont  ces jeunes hommes qui fuient leur pays, contournant la législation européenne, et attendant tout de la France généreuse, pays de la liberté, pays des droits de l’homme? Comme ils avaient dû fantasmer sur notre  pays ces demandeurs d’asile sans papiers, pour exiger, à peine arrivés sur notre sol, que la France les héberge, les nourrisse leur propose un travail!  Qui sont-ils réellement, ces hommes, aujourd’hui déçus, parfois  vindicatifs voire agressifs ? Certains d’entre eux ont rapporté des faits terribles, que d’autres aimeraient bien cacher !
Il y a d’abord eu le témoignage de Tarek, clandestin de Lampedusa rapportant que lors de la traversée, on avait fait passer 12 femmes par-dessus bord.
Nous étions entassés à 150 dans un bateau prévu pour 60, explique le garçon. Au cours du trajet pour Lampedusa, douze filles ont été jetées à la mer.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/04/05/01003-20110405ARTFIG00744–vintimille-un-sangatte-entre-france-et-italie.php
Et puis récemment c’est Hamed qui a raconté un fait semblable, pour délester une embarcation trop chargée, on a sacrifié 17 femmes qu’on a aussi fait passer par-dessus bord…
Hamed a vu « un zodiac virer 17 femmes par-dessus bord pour délester l’embarcation. Un ami a abandonné son frère en pleine mer car le capitaine le menaçait de le jeter à l’eau s’il récupérait ce frère tombé du bateau. »
http://www.lamarseillaise.fr/soci-t-quartiers/pas-d-accueil-pour-les-200-tunisiens-en-exil.html
Nous devons  sensibiliser les Français au sort des migrants, le silence sert cette cause,  et les journaux télévisés ont soigneusement caché cette vérité là.
Ces jeunes hommes qui arrivent à Paris sans argent, ont-ils réellement payé la somme de 1.000 € aux passeurs? Si la chose est avérée, nous en sommes à 29 femmes noyés  et un homme soit 30.000 euros gagnés  pour une si odieuse besogne! Y en a-t-il eu d’autres ? Quelle a été l’attitude des hommes sur les bateaux? Se sont-ils interposés ou ont-ils aidé le capitaine à alléger la charge des zodiacs ?
Quelqu’un osera-t-il leur poser la question ? Les passeurs vont-ils être arrêtés, condamnés ? Est-ce à la Tunisie ou à la justice européenne de dénoncer la chose et d’enquêter?  Le vrai scandale c’est le peu de cas qui a été fait des femmes sur ces bateaux, le vrai scandale c’est que les mêmes capitaines, ne semblent pas inquiétés, sont-ils même simplement interrogés? Vont-ils continuer leur rentable travail de traite migratoire, sur les mêmes zodiacs  dans les mêmes conditions, en passant s’il le faut des personnes  par-dessus bord ? Qu’attend l’Europe pour réagir face à ce qui va se poursuivre? N’est-il pas temps de ne plus tourner autour du pot ? Créer des gardes cotes qui pourraient au delà du contrôle des frontières, faire respecter les règles de  sécurité maritime. Ne serait-on capable de mettre réellement les moyens que pour assurer le transport des pétroliers?
En plus du cas tunisien, les tenants de l’intervention militaire musclée en Libye, vont, au delà d’une guerre civile, provoquer vraisemblablement une autre catastrophe humanitaire. D’autres embarcations, parties de la Libye, surchargées de femmes et d’enfants, sont arrivées  ces derniers jours en Italie ! Que va faire l’Europe, que va décider la gauche française?
La gauche  a du mal à clarifier ses positions.  Invité à réfléchir sur la situation des Tunisiens à Paris, (où Bertrand, l’ami de M Ben Ali, semble dépassé par les évènements,  pense-t-il que c’est à l’Etat français de résoudre le problème ?), on sent l’embarras dans les propos de Manuel Valls (1). Le sujet est complexe, face à des situations bien réelles nos politiques vont être  au pied du mur.  Au delà des confortables et faciles positions de principe, devant la réalité des faits, la journaliste a raison d’insister en demandant à Manuel : « Et maintenant qu’est-ce qu’on fait?  »
http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3354-dimanche.html?vid=460221
Chantal Crabère
(1) Ecouter sur le sujet après la 15 ème minute.

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