Tunisie : Peut-on aller dans un pays où les nouveaux dirigeants haïssent le français ?

Publié le 28 octobre 2011 - par - 1 215 vues
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Quand j’ écris Ennahda = Mouvement de la renaissance de la haine du français, bien sûr je n’entends pas par français le citoyen d’un pays donné, sinon je l’aurais écrit avec une majuscule, mais français en tant que la langue d’un pays qui s’appelle la France.

Hier encore ( comme dirait Aznavour), après avoir écrit un article sur le défunt régime de Ben Ali, je me demandais si l’inspiration pour rédiger encore un nouvel article sur la Tunisie me reviendrait.

Eh bien mon attente n’aura pas été longue, car Rachid Gannouchi, le patron d’Ennahda, ( 41 % des voix aux élections de dimanche dernier pour former une assemblée constituante ), qu’il a l’air doux et rassurant un peu avec des faux airs et les rictus de José Bové !!, vient déjà de ressortir les dents. La Tunisie risque rapidement de goûter  » à la démocratie à la Ennhada » si l’on s’en tient aux dernières déclarations de son président.

La narine dilatée soufflant le chaud, ce cher Rachid, « que la sauvegarde soit avec lui », formé en Égypte et en Syrie puis exilé pendant vingt ans à Londres, qui doit parler anglais couramment mais ne maîtrise pas le français qui est encore largement pratiqué depuis l’indépendance dans les milieux éduqués tunisiens, où l’on affuble la Tunisie du complément de « France 2 », vient de déclarer que « le français pollue l’arabe » reprenant ainsi un des thèmes de prédilection du Front Islamique du Salut en Algérie au début des années quatre-vingt-dix.
Dans quelques mois, sitôt les prochaines élections déroulées, j’ai le pressentiment que les responsables d’Ennahda manifesteront beaucoup de rancune envers le passé et que de nombreux tunisiens « laïcs » paieront très cher les frais de la dictature, une fois Ennahda au pouvoir avalisant les prédictions de la religion musulmane.
Le discours de ces jours derniers dans la bouche d’un musulman auto-proclamé modéré mais que l’on qualifierait d’extrême-droite en Europe, ne garantit en rien toutes les dérives que l’on a vu à l’œuvre en Algérie après le succès du Front Islamique du Salut dont le programme social prévoyait notamment de fermer les bibliothèques où l’on trouvait des ouvrages occidentaux donc impies.
Si la Tunisie comptait attirer les touristes pour regonfler son P.I.B, ce n’est pas de cette façon que les Français feront le déplacement. Bye Bye La Tunisie.

HUINENG

 

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