Twitter le miroir aux alouettes pour Elon Musk ?

Elon Musk est un homme d’affaires inventif et avisé, habile négociateur, qui n’achète pas n’importe quoi à n’importe quelles conditions.

Mais là, emporté par son impatience, il a engagé une part importante de ses capitaux et s’est criblé de dettes pour acquérir un mirage d’Arabie.

Son dynamisme, son entregent et sa pugnacité auront-ils raison des religieux ?

L’oiseau bleu plane au-dessus des minarets

La participation de l’Arabie Saoudite et de la Ligue arabe dans le capital et l’administration de la société ne lui permet pas d’infléchir la transaction.

Mais depuis des années, les mahométans ont phagocyté les structures du Zoizo, faisant nommer à tous les étages des croyants ou des convertis, et soudoyant des centaines d’employés à tous les niveaux, pour obtenir des informations sensibles et faire effacer les posts moqueurs, critiques ou accusateurs contre l’islam.

Dans une interview au MIT Technology Review en 2020, l’Indien Parag Agrawal,  ingénieur de 37 ans propulsé au poste de PDG après le départ de Jack Dorsey déclarait :

«Notre rôle n’est pas d’être lié par le premier amendement (NDLR : Libre expression garantie par la Constitution des USA) mais notre rôle est pour servir une conversation publique saine… Concentrez-vous moins sur la liberté d’expression, mais sur la façon dont les temps ont changé. »

Ces propos conquérants après la barbe islamique de Dorsey sont des éléments troublants. On ne peut en dire plus. On aurait la police de la pensée sur le dos.

Le corbeau bleu est un rossignol déplumé

 L’affaire n’est plus rentable. Les exercices 2020 et 2021 ont fini dans le rouge.

Les participants bénévoles sont la vraie richesse d’un réseau dit social. Puisque les tarifs de pub sont étalonnés en fonction de la fréquentation et de l’implication des adhérents. Or les pigeons s’envolent et vont picorer ailleurs.

Il sera très difficile de faire revenir les 20% d’intervenants, définitivement partis, écœurés par une moraline à deux balles, fatigués des mises en demeure odieuses forçant à l’autocritique et exaspérés par une censure absurde, délirante, surréaliste.

Sans oublier les 5 % bannis lors des sautes d’humeur des commissaires politiques, parce qu’ils contrariaient des politicards, des muftis ou des banksters.

Il sera encore plus difficile de récupérer les annonceurs convaincus par diverses études de marché que ce support ne leur apportait plus beaucoup de clients. Et même risquait de les faire fuir, en associant leurs produits à l’aversion que suscite ce drôle de zoizo.

Des « influenceurs » sur YouTube ou sur des plateformes indépendantes sont bien plus rentables. Moins chers, plus réactifs, rémunérés au pourcentage, ils ciblent des segments de marché adaptés à des clientèles de niche disposant d’un pouvoir d’achat non négligeable : cadres, retraités, yuppies, minettes, snobs, intellos, périurbains, dinkies, bobos, homos, etc.

Twitter sous l’œil implacable des vautours

Les ligues de bien-pensance qui qualifient de « toxiques » les contenus ne leur plaisant pas, quand elles sont elles-mêmes les pires poisons, s’insurgent de ne plus pouvoir intimider, censurer, dénoncer, harceler, condamner à leur guise.

Pourra-t-on changer d’un coup de baguette magique une culture d’entreprise qui, comme chez FaceBook, conditionne ses cyber matons à recadrer tout ce qui pourrait argumenter contre les boniments du Nouvel Ordre Mondial ?

Réchauffisme, Greta, faux vaccins, Biden et Macronescu, islam religion d’amour et de paix, autant de tabous.

À l’inverse, Poutine égale loup-garou, les fraudes électorales n’existent pas, les immigrés sont de gens merveilleux, et les productions « artistiques » des LGBT et des wokes sont toutes de purs chefs-d’œuvre.

Les algorithmes sont la partie émergée de l’iceberg

 Ils permettent de distribuer des bons points aux perroquets et de couvrir le chant des merles moqueurs. Dessous, on trouve une volière exotique de perruches voletant dans des pays arriérés, payées avec des grains d’épeautre ou de sarrasin.

Ne maîtrisant pas nos langues,  ignorant nos références culturelles, hermétiques à nos formes d’humour, fanatiques dans leurs croyances et figés dans leurs  idiosyncrasies, ils tiltent comme des flippers secoués quand un mot interdit, une expression à double sens, ou une assertion trop compliquée à comprendre court-circuitent leurs neurones.

Le dindon bleu est un canard boiteux

 Dès l’annonce du rachat, on a observé un mouvement de rejet de « muskrat » comme l’appellent ses futurs salariés, au sein de l’entreprise. Il n’est pas du sérail ! Et il annonce vouloir neutraliser les hiérarchies parallèles. Il n’espère tout de même pas les empêcher de continuer à décider de ce qu’on a le droit de penser et de dire !

Les executives tiennent à rester des décideurs, autocrates confits dans la graisse d’oie, quel que soit le détenteur nominal du capital.

Les jeunes cadres et les vieux tableaux veulent continuer à gérer leurs fiefs et leurs système féodaux, sans rendre de comptes à d’autres qu’à leurs pairs caquetant sur le même perchoir.

Quant aux modérateurs immodérés, étourneaux du politiquement correct, ils s’accointent aux autruches enragées qui se croient investies d’une mission sacrée et que rien ne fera dévier de leur djihad numérique.

Musk a beau être un organisateur et un meneur d’homme aguerri, il risque de se heurter en interne au mutisme, à la rétention d’informations et aux sabotages. Il lui sera difficile de prendre sur le fait les vandales. Et il ne pourra contrôler toutes les saloperies diffusées anonymement à l’extérieur pour abreuver des médias hostiles.

Dans l’ensemble, les médias sont de gauche. En Amérique un peu moins qu’en France. Mais à peine. Ils défendent la liberté d’expression pour eux-mêmes et leurs amis, les LGBT, les wokes, les immigrationnistes, les « progressistes », les réchauffards, les covidiots piquouseurs et les mondialistes.

Mais il ne tolèrent aucune opinion contraire. Justifiant la cenSSure au nom de la lutte contre « la haine ». Mot galvaudé recouvrant toute remise en cause de leurs idéologies et de leurs diktats.

Les capitaux aussi peuvent être volatils

 S’ils se posent sous forme de prises de participations et s’envolent à la première bourrasque. Or tôt ou tard, Musk, qui se targue de se passer d’actionnaires, sera conduit à avoir des associés. Ne serait-ce que pour éponger ses dettes en les échangeant contre des parts de société. On ne trouve pas 44 milliards de dollars dans les pâtés d’alouettes !

D’ailleurs, les prêts bancaires garantis par les actions Tesla sont aussi adossés aux bénéfices du zoizo de malheur. Et c’est là son point faible. Ceux qui détiendront des parts significatives du capital pourront être tentés d’infléchir la nouvelle politique de liberté, croyant valoriser l’entreprise et améliorer les profits. En évitant de trop déplaire aux merdias et en réduisant les tensions internes.

Il suffit de lire et d’écouter le déchaînement des vautours contre Musk dans les médias et les mafias mainstream. Éditorialistes télécommandés, experts en tout genre autoproclamés, journaleux aux ordres du NWO, lui prédisent les pires déboires.

Les plus hypocrites, d’un ton patelin, exposent les réactions prévisibles du personnel, qu’ils comprennent, approuvent et attisent. L’infection a déjà commencé et ils font tout pour qu’elle se répande. Partant du principe que si les 3/4 du personnel sabotent le fonctionnement de la boîte, Musk ne pourra pas tous les virer d’un coup.

Le free speech ou l’horreur pour les profiteurs de « la caste »

En France, nous avons l’imbécile instruit Enthoven, petit prof de lycée reconverti dans les merdias grâce à sa belle gueule quand il était jeune.

Un cuistre qui serait sûrement incapable de gérer une oisellerie en SARL, mais prétend se mêler du fonctionnement d’une multinationale du web, et affirme sans sourciller que « la liberté serait liberticide».

Elle le serait évidemment pour tous les habitués des talk-shows, plateaux d’infotainment, JT aux ordres  et émissions de propagande où ils ont leur rond de serviette et viennent pérorer comme des pies bavardes.

Régulièrement invités par des animateurs complaisants, qui se prétendent journalistes et leur servent la soupe à la louche, ils n’auraient plus le monopole de « La Vérité ».

On a connu semblables réactions il y a 25 ans aux débuts du web en France.

Presque tous les coucous des médias se dressaient sur leurs ergots pour protéger leur mangeoire. S’insurgeant contre la concurrence de ceux qui, se passant des filtres de la bien-pensance, pouvaient diffuser des infos contrariantes pour la nomenklatura et exposer des points de vue hétérodoxes, dénonçant des mensonges éhontés.

Malgré les multiples tentatives de museler la critique par toutes sortes de lois liberticides, au nom de la liberté (leur liberté rien qu’à eux, cela va sans dire) ils ont globalement échoué.

Les proxies, les tunnels, les VPN, les manipulations d’IP, à la portée des script kiddies, et l’hospitalité russe ont contrarié leurs plans hégémoniques malgré des persécutions individuelles et des autodafés ici ou là.

Aujourd’hui, Elon Musk est perçu comme une menace bien plus grande pour ces crapules, parce qu’il est riche, imprévisible et incontrôlable. Les satrapes de l’Eurocrature ont déjà commencé à blinder la cage, sans même attendre de connaître ses décisions et leurs effets, en annonçant des lois contre « la désinformation ».

En supposant que Musk parvienne à restaurer une liberté d’expression presque totale, dont les seules limites seraient la diffamation, les atteintes à la vie privée, les menaces aux personnes et les incitations aux meurtres et autres crimes, je ne suis pas certain qu’il parvienne à sauver de la déconfiture l’oiseau de mauvais augure qui a laissé passer sa chance et fait son temps.

Mieux vaut du neuf. Parmi un large choix, GETTR et VK offrent des alternatives crédibles. Avec traductions simultanées en français, une réelle liberté d’expression et le refus de moucharder à la police politique.

Si les internautes les adoptent, ils remplaceront des RS sclérosés et obsolètes, et les enverront aux oubliettes. Comme naguère les RS avaient mis hors-jeu les 300 forums de Usenet déconsidérés par la pression des penseurs officiels et de leur webstapo.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

 

 

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8 Commentaires

  1. N’oublions pas que E. Musk met en place le réseau starlink via une constellation de plus de 10 000 satellites (spaceX lui appartient aussi !! ) déjà disponible « presque partout » pour les accès internet mondiaux.

    Notez qu’en France, certaines « régions » essayent déjà de mettre en place des impossibilités d’accès, « car trop de liberté est liberticide »(évidemment)

    Ainsi, il disposera du matériel et du logiciel.

    Ce qui lui évitera au moins ce qu’il s’est passé pour le RS « parler », privé définitivement de webserveur en 2021

    Je souhaite bonne chance à Musk, et je pense qu’on ne devine pas encore le potentiel qu’ils construira à partir de la « base » twitter, je ne pense pas qu’il ait mis 44 milliards $ juste pour la seule « liberté d’expression ».

    En plus, le fait que ça fasse grogner Breton et l’UErss ça a tendance à me faire jouir.

    • « Notez qu’en France, certaines « régions » essayent déjà de mettre en place des impossibilités d’accès, « car trop de liberté est liberticide »(évidemment) »
      Développez avec des exemples pour que l’on comprenne mieux. Merci

      • Le fait de ne plus pouvoir avoir accès à Russia Today montre combien la « liberté » est à géométrie variable pour le « camp du bien » !!!

        • En Russie, en dehors des médias « approuvés » et de l’information du Kremlin, les russes ont des sites de « réinformation » comme RL en France ?

          • Nombreux sites d’information ou de discussions, non gouvernementaux.
            Les interdictions (scandaleuses pour nos bobos) concernent tout ce qui est valorisé en France : Glavioter sur son pays, le trahir au profit d’états étrangers hostiles, excuser le terrorisme islamique, encourager l’homosexualité et la pédophilie, préconiser l’usage de drogues, aider les délinquants et les criminels de préférence exotiques à échapper à la justice.
            https://russie.fr/medias-russes/geants-du-web-russe

  2. Un faiseur de milliards, un manipulateur, un faiseur d’opinion, un patron du monde qui veut implanter des puces dans les cerveaux pour ls diriger, on comprend qu’il ait acheté l’outil de décervelage mondial.
    Il lui reste à racheter fesse-bouc et il aura sous sa coupe 4 milliards d’humanoïdes.
    Un bon début pour ce nouveau « Ford » du meilleur des mondes de Soros.

  3. Tout cela m’est bien étranger et comme je ne crois plus en rien sauf à la dictature dans laquelle nous baignons et dans les 5 ans de plus en prison française grâce à la triche et aux neuneux alors twitter, fb et autres dont je ne me sert pas, rien à foutre !

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