UE, quotas immigration, piège à cons (II)

MigrantsgrouillantsL’usine à gaz, quelques aspects essentiels

La « quasi injonction » de l’O.N.U.

La prise en main du problème de l’immigration par l’O.N.U. est la preuve que le phénomène est à traiter par la communauté mondiale et non seulement par l’U.E. , au seul fait qu’elle serait géographiquement proche.
C’est l’O.N.U. qui a décidé que l’U.E. devait accueillir chaque année 20.000 immigrants possédant potentiellement le statut de réfugié.  De toute évidence, l’effort essentiel nous est demandé alors que d’autres, n’appartenant pas à l’U.E. sont tout autant concernés, ne serait-ce que parce qu’ils sont géographiquement, ethniquement, religieusement, … proches des pays d’immigration. Par ailleurs, certains d’entre eux se vautrent dans les pétro-dollars qu’ils utilisent de préférence pour se payer toutes les « danseuses européennes » plutôt que d’entreprendre des actions en faveur des réfugiés.

Aucune fondation bien qu’indispensable à la construction d’un tel édifice

Deux politiques de l’U.E., de défense et étrangère auraient dû préexister au plan d’action[1]. La Politique de sécurité et de défense commune (PSDC)  décrite dans le titre V du traité de Maastricht entré en vigueur le 1er novembre 1993 (soit il y a 20 ans), et complété par les Articles 42 à 46 du Traité de Lisbonne (entré en vigueur le décembre 2009), ne correspondent plus à l’environnement international actuel.
Quand cet environnement change aussi drastiquement que durant ces cinq dernières années, toutes les politiques doivent être reconsidérées et adaptées. C’est seulement après cela que des objectifs pourront être fixés, que des stratégies pour les atteindre pourront être élaborées et que les moyens humains, financiers et délais pour atteindre les objectifs pourront être déterminés. Sans oublier de nommer les responsables répondant des résultats …
Les deux politiques citées devraient impérativement être élaborées par les Pays de l’U.E. et non, imposées par les néo-énarchistes de Bruxelles. Cette démarche est la seule qui puisse satisfaire les Nations et leurs citoyens, et garantir l’adhésion sans réserve de l’ensemble des États membres. La Commission de Bruxelles n’étant au mieux que le coordonnateur des actions requises pour leur élaboration[2].
Il convient d’ajouter aussi, que cette absence de politique de défense et de politique étrangère de l’U.E. a pour conséquence directe de faire que dans les opérations contre les mouvements islamo-terroristes, principalement  dans le Sahel, ce sont des Troupes françaises qui sont engagées[3]. Certains pays de l’U.E. fournissent une assistance logistique, mais sans rapport avec l’effort de guerre consenti par la France qui défend là bas l’ensemble des pays européens (pas uniquement ceux de l’U.E.).
Outre les efforts financiers consentis pour la défense de l’Europe, c’est aussi l’impôt du sang que nous payons, alors que tous les petits marquis de l’U.E. vont de salon en salon, de conférence en conférence, et n’entendent siffler que les balles de tennis ou de golf, …

De multiples officines de la Commission, ou gravitant autour d’elle, ont « collaboré » au plan d’action

Rien ne permet de dire  que les officines[4] soient les seules étant impliquées . Sans doute quelques éminents « cabinets d’experts » ont aussi été de la fête ! Il est à noter que ces officines possèdent parfois des missions, des prérogatives se recouvrant, ceci débouchant immanquablement sur des conflits d’intérêt et de préséance dont les effets ne peuvent avoir que des conséquences négatives sur le résultat global : coûts, délais, adéquation aux problèmes traités, conséquences pour les Nations de l’U.E.
Ces officines sont de véritables « comités théodules »[5], alors que ce que veulent les pays de l’U.E., c’est à dire ce que veulent leurs Citoyens, n’est en rien pris en compte.

L’accent est mis sur le problème des réfugiés et non pas sur celui de l’immigration

Tant l’O.N.U. que la Commission de Bruxelles se sont focalisées sur la prise en charge des réfugiés et non pas sur le problème beaucoup plus vaste qu’est celui de l’immigration, pour l’essentiel clandestine, mais aussi autorisée, voire souhaitée par ceux dont le but est la mort de l’Europe !
Les citoyens européens, dans leur majorité, ne veulent plus de cette immigration institutionnellement non maîtrisée, et ne peuvent plus supporter ses conséquences dans les différents domaines : religion, valeurs, histoire, éducation, santé, … [6]

Pas plus dans le plan d’action que dans les divers textes relatifs à l’immigration, il n’est fait mention d’EUROMED

EUROMED, suite du processus de Barcelone définissant et promouvant une politique régionale et multilatérale de partenariat associant des États des deux rives de la mer Méditerranée. Les pays membres sont les 28 pays de l’Union européenne, l’Albanie et 14 pays des flancs sud et est de la méditerranée : Algérie, Maroc, Tunisie, Égypte, Territoires palestiniens, Jordanie, Israël, Liban, Syrie, Turquie, auxquels il faut ajouter, curieusement, la Mauritanie.
Ce partenariat[7] est l’outil idéal pour l’immigration de conquête, puisque ses buts non affichés sont :

  • la facilitation de l’immigration arabo-islamique de masse en Europe. Ceci transparaît dans les conclusions de la conférence tenue à Naples (2003) ;
  • la facilitation de l’installation de l’islam en Europe ;
  • la criminalisation de toute critique de l’islam[8]. La Commission européenne tente de faire appliquer ce principe ;
  • la préparation de la fusion entre l’Europe et le monde arabo-islamique.

Malgré ses oukases la Commission de Bruxelles reste l’arme au pied !

Elle a pris la décision de lancer une opération navale « EU Navfor Med » dans le cadre de la pseudo « Politique de sécurité et de défense commune » pour lutter contre le trafic de migrants en Méditerranée.  Son but est la destruction des bateaux des « nouveaux pirates barbaresques ». Mais, lancée le 22 juin par les ministres des Affaires étrangères réunis à Luxembourg, elle a été limitée à sa première phase : observation et renseignement. Pour les phases suivantes : destruction effective il convient d’attendre une résolution du Conseil de sécurité autorisant l’usage de la force dans les eaux territoriales libyennes.
Mais, la présence des bâtiments militaires des pays de l’U.E., qui ont l’obligation de secourir toute embarcation en difficulté, créera un appel d’air pour de nouveaux immigrants. Il ne sera même plus nécessaire aux « pirates barbaresques » que leurs bateaux poubelles soient à même de traverser la méditerranée, il leur suffira de franchir les eaux territoriales puisque au-delà nos marins seront là !
C’est la neutralisation définitive des « pirates barbaresques », dans leurs repaires,  à laquelle il convient de procéder. Les Armées des pays de l’U.E. savent faire, que les États donnent les ordres !

Les quotas de réfugiés, la trouvaille des néo-énarchistes

Deux finalités sont recherchées dans l’utilisation des quotas. Elles concernent les personnes ayant « manifestement » besoin d’une protection internationale :

  • « relocalisation » ou répartition de ces personnes entre les États membres  ;
  • « réinstallation » ou transfert de ces personnes, d’un pays tiers vers un État membre où elles seront admises et se verront octroyer un droit de séjour et tous autres droits comparables à ceux accordés au bénéficiaire d’une protection internationale.

 
Le quota est le nombre de demandeurs à accueillir par chaque pays de l’U.E.
Il est calculé à l’aide d’une clé de répartition[9],  reposant sur des « critères objectifs, quantifiables et vérifiables tenant compte de la capacité des États membres à absorber et à intégrer les réfugiés, et assortis de facteurs de pondération appropriés reflétant leur importance relative ». Ces critères sont : le PIB, le taux de chômage, la population et le nombre de demandes d’asile déjà enregistrées dans le pays.
A chacun de ces critères est attribué un poids[10] relatif, très probablement fixé par des « experts des officines », à l’aide d’axiomes et sur la base de données inconnues donc invérifiables.
 
Les critères sont :

  • la taille de la population (poids 40 %) car « de cette taille dépend la capacité d’absorption d’un certain nombre de réfugiés » ;
  • le PIB total (poids 40 %) car « il représente la richesse d’un pays en valeur absolue et constitue donc une indication de la capacité d’une économie à absorber et à intégrer des réfugiés » ;
  • le nombre moyen de demandes d’asile spontanées et le nombre de réfugiés réinstallés par tranche de 1 million d’habitants au cours de la période 2010-2014[11] (poids 10 %), « dans la mesure où ces données reflètent les efforts déployés par les États membres au cours des dernières années » ;
  • le taux de chômage (poids 10 %) « indicateur de la capacité d’intégration des réfugiés ».

 
Cette « construction intellectuelle » ne tient aucun compte des aspects véritablement importants :

  • nombre des immigrés déjà résidents , ainsi que leur niveau d’intégration dans les communautés nationales ;
  • situations économique et financière des États ;
  • capacités, financières, humaines ou matérielles d ‘accueil dans les domaines essentiels : éducation, santé, logement et social ;
  • le concept de PIB fait l’objet de contestations , et trois méthodes peuvent être utilisées pour calculer le PIB d’un pays. Par ailleurs, tous les pays de l’U.E. n’appartenant pas nécessairement à la Zone Euro, il convient d’imaginer des règles de conversion …

 
Cette usine à gaz est donc inutile, coûteuse et dangereuse pour les Nations qui, de plus n’en connaissent que ce que la propagande officielle  nationale et européenne leur distille via les médias à la botte.
Jean-François Cerisier
[1]   Et non l’inverse. Ici on part des conclusions pour établir les prémisses !
[2]   C’est aussi cette démarche qui doit être appliquée dans tous les grands domaines politiques. Un exemple immédiat est celui du traité transatlantique, pour lequel les Citoyens des Nations européennes (pas les appareils d’État) n’ont pas été informés préalablement à une consultation dans laquelle ils auraient pu exprimer leur choix.
[3]   Outre les efforts financiers consentis par chaque Français pour la défense de l’Europe, c’est aussi l’impôt du sang qu’ils payent, alors que tous les néo-énarchistes de l’U.E ; vont de salon en salons, de conférence en conférences, … aux frais des citoyens de l’U.E. !
[4]   cf. Troisième partie
[5]   Formulation du Général de Gaulle prononcée le 25 septembre 1963 : « L’essentiel pour moi, ce n’est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, c’est ce que veut le pays. […]. »
[6]   Tous ces aspects ont été parfaitement présentés par plusieurs auteurs sur le site de Riposte Laique et dans des ouvrages qu’ils ont écrit.
[7]   Ce thème est traité dans l’ouvrage « Guerre à l’occident – Guerre en occident » – « Existence du partenariat euro-arabe EUROMED », pages 401 et suivantes.
[8]   Repris par l’OCI qui a entrepris des actions d’influence en ce sens auprès de l’ONU et de l’UE.
[9]   Sans doute imaginée par quelque(s) expert(s) appartenant à une ou plusieurs officines de la Commission de Bruxelles …
[10] Coefficients très probablement fixés par des « experts des officines », reposant sur des axiomes, sur la base de données inconnues donc invérifiables.
[11] Quelles sont les données de base, les statistiques utilisées ?

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