UE : Sicco Mansholt fut le fossoyeur de l’agriculture familiale

Par un malheureux hasard, et parce qu’il est difficile de citer tous les nuisibles de la construction européenne (1), encore vivants ou morts, morts sans les regrets de ceux qui aspirent urgemment au Frexit, j’avais omis de parler du fondateur de la politique agricole commune (la trop fameuse PAC, pour ceux qui s’en gavent, la trop meurtrière PAC pour ceux qui en ont été les victimes).

Notre homme s’appelait Sicco Mansholt.

#EUArchives – Founding fathers of the European Union : Sicco Mansholt

Pour résumer l’histoire, ce fils de paysans confortables néerlandais expliquait, dans les années 1968, qu’il fallait éradiquer quelque 5 millions d’hectares de terres fertiles pour que l’Europe puisse manger. Le ficelle était grossière, mais le plan-piège a fonctionné, ultra petita.

La politique de réduction drastique du nombre des petites exploitations, afin de spéculer sur la production intensive et globale de la communauté européenne était lancée.

Ce plan à long terme, était appelé “Programme Agriculture 1980” ou “Rapport du groupe Gaichel” , du nom de la ville luxembourgeoise où il a été écrit.

Socialiste et résistant – dixit la doctrine mémorielle – de l’après Deuxième Guerre mondiale, Sicco Mansholt (1908-1995) devient rapidement président de la Commission européenne. Un père spirituel pour l’actuelle et archi corrompue, Ursula von der Leyen.

Dans la famille Destruction de la paysannerie, il faut ne faut pas oublier non plus Edgar Pisani, (1918-2016), l’homme du remembrement agricole (regroupement arbitraire du foncier rural) qui était encore encore ministre sous Mitterrand et Fabius.

Ce fervent acteur de la construction européenne avait bien entendu voté pour la création du marché commun.

Ministre de l’Agriculture sous Debré et Pompidou, c’est lui qui a fait entrer l’agriculture française dans le productivisme et l’exportation, et mis en place la PAC dans la CEE.

Pisani était l’archétype du technocrate imbu et rompu à la duplicité politicarde.

Edgard Pisani et l’Europe

Sur ses vieux jours, Edgard Pisani se sentait « un peu coupable du remembrement » agricole

« Le père des lois d’orientation agricole, qui ont hissé la France parmi les premières puissances mondiales du secteur, reconnaissait avoir été un peu trop loin dans le système productiviste… https://amp.lefigaro.fr/conjoncture/2016/06/21/20002-20160621ARTFIG00354-edgard-pisani-se-sentait-un-peu-coupable-du-remembrement-agricole.php

Le remembrement

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/deces-edgard-pisani-grand-parcours-ancien-prefet-haute-loire-1030063.html

Remembrement et nouveaux usages agricoles, la restructuration du foncier

Nature : il faut sauver les haies !

Le bon sens paysan a contrario de la bureaucratie de l’UE

Vidéo. Dans l’Aubrac, le frêne est le péché mignon des vaches, et une « assurance sécheresse »

https://fr.euronews.com/2022/10/25/dans-laubrac-le-frene-est-le-peche-mignon-des-vaches-et-une-assurance-secheresse

Frexit vite ! Ursula von der Leyen bientôt en prison ?

(1) Les fondateurs de l’UE étaient financés par les USA pour installer un nazi comme président

10 septembre 2022 Jacques Chassaing

Jean Monnet et Robert Schuman étaient arrosés par les USA et le juriste Walter Hallstein avait été désigné sous le Reich hitlérien pour bâtir le projet de la nouvelle Europe.

Les fondateurs de l’UE étaient financés par les USA pour installer un nazi comme président 

Jacques CHASSAING

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11 Commentaires

  1. Vaste plan d’extermination des agriculteurs, dernier vestige, mené depuis des décennies par les politicards.Il fallait livrer le monde agricole aux fonds de pensions et autres pourritures de spéculateurs lesquels ne se priveront pas pour organiser les pénuries,les famines et autres opérations purement inflationistes
    ( rappelez vous Holodomor).Les agriculteurs comme dans tout univers capitaliste lié au profit oligarchique, ne seront bientôt plus que des salariés puis liquidés par de la main d’oeuvre « migrante » comme c’est déjà le cas en Allemagne.Silence des « escrolos » rousseauistes.

    • Vous pensez vraiment que ce sont les migrants actuels qui viendront se retrousser les manches pour satisfaire la main d’oeuvre dans le monde agricole?

      Vous vous fourrez le doigt dans l’oeil.

      Ces feignasses n’ont même pas été capables de mettre en valeur leur terre natale, ils laissent ce soin à leurs femmes de travailler la terre, alors bosser sur des exploitations à des milliers de kilomètres de chez eux et dont ils ne connaissent rien, vous pensez!.

      Ces migrants sont des bons à rien, des feignasses sans formation et d’aucune utilité pour les pays qu’ils envahissent, ils n’ont qu’un seul but vivre grassement aux crochets des contribuables.

      • Allez constater qui travaille dans les cuisines des restaus et qui fait la plonge,pour le grand bonheur et surtout la fortune des patrons.Après vous pourrez donner des leçons.Et ça c’est la réalité.Vous n’avez toujours pas compris la logique capitaliste et sont moteur : le profit sans limites.Pourquoi croyez vous que l’Etat mette au point sa nouvelle pompe aspirante qui entrera en service début 2023 ?

        • Vous faites une généralité d’un cas ou quelques cas que l’on s’empresse de montrer à la télévision.
          Dans ma ville il n’y a aucun travailleur exogène dans les cuisines des restaurants, idem sur les chantiers BTP en cours, il n’y a que des Gaulois, idem pour le ramassage des poubelles.
          Savez vous pourquoi il n’y a que des étrangers à Paris pour ramasser les poubelles et travailler dans les égoûts (c’est le même service)? tout simplement par ce que les cadres qui sont chargé du recrutement son des étrangers, donc, ils favorisent leur clan!

  2. Dans cette aventure de modernisation de l’agriculture, l’on oublie les drames familiaux que cette transformation du monde paysan a engendré.
    Les paysans aux dents longues ont bouffé les petites exploitations à la vitesse Grand V, ces malfrats n’hésitaient pas à bouter les petits paysans hors de leur ferme.
    Aujourd’hui lorsque l’on me dit que le monde agricole est en crise, et que certains exploitants ont le moral à zéro, cela ne me fait ni chaud ni froid.

    Ils l’ont voulu, ils l’ont eu!

  3. Après l’Algérie de papa de l’ami Gomez, voilà la nostalgie de la marine à voiles.

    • Artisan : et alors ???

      Nous attendons vos articles qui doivent sûrement être très intelligents, attention : pas trop, il faut que nous puissions comprendre, nous les abrutis de service…

  4. Pour moderniser l’agriculture il fallait tuer l’exploitation familiale et assujettir les paysans. Spécialisation, mécanisation et endettement sont à l’oeuvre depuis plus d’un siècle et conduisent à la disparition des exploitations à taille humaine. En matière de politique agricole, seules trouvaient grâce à mes yeux, celles du soutien des prix et des organisations de collecte et de transformation. Depuis, seuls les spéculateurs (investisseurs en néoparler) qui ont une taille suffisante peuvent s’en sortir. Les autres peuvent crever et ils crèvent.
    Ne vous y trompez pas, l’agriculture n’est pas la seule concernée, idem artisanat, commerce, prof. libérales, etc…

  5. Merci Jacques pour votre superbe article.
    Là aussi, j’en aurais pour quelques jour arriver à tout lire et à tout voir…
    En attendant, j’émettrais simplement une remarque.
    En quittant la France et en entrant en Belgique, on voit tout de suite la différence : les champs immenses ont disparu pour des terrains agricoles tout petits. Les haies séparant ces terrains sont conservées avec leurs fleurs et leurs insectes🐞 et franchement c’est beaucoup plus humain et joli.
    Puis en revenant en France, on voit à nouveau ces étendues de monocultures, des océans jaunes de colza ou verts de maïs et je me demande où est l’humain dans tout cela… OK, ça remplit les boîtes de conserves. Tais-toi idiote, qui achèterait les engrais et les insecticides ?
    Ces deux mondes différents distinguent visiblement la frontière officieuse de l’agriculture familiale et de celle des grandes industries.
    Sur le long terme, quelle terre survivra à la surexploitation ?

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