1

Ukraine : la ville de Seversk est tombée, l’ouest de l’Europe vacille

La ville de Seversk est tombée et Poutine accélère l’offensive pour détruire les armes occidentales que les Ukrainiens utilisent contre les populations civiles du Donbass, comme nos canons Caesar et les lanceurs multiples américains Himars, à longue portée.

https://siteveillestrategique.blogspot.com/2022/07/le-ministre-de-la-defense-russe-demande.html

Stratpol@stratpol_site

« Comme annoncé dans notre bulletin 91, la ville de Seversk est tombée et est contrôlée par les forces russes. Prochaine étape Slaviansk. »

https://www.youtube.com/watch?v=2LXEAAXRdhE

Pendant que les Occidentaux commencent à s’affoler en voyant l’inflation exploser et la croissance s’effondrer, Poutine savoure l’effet boomerang des sanctions occidentales.

Le rouble est en pleine forme, l’inflation chute en Russie, tout comme les taux d’intérêt, encore plus bas qu’avant le début de l’offensive en Ukraine.

Les Russes ont racheté pour une bouchée de pain les entreprises occidentales voulant quitter le pays, toutes victimes des lamentations et des exigences de Zelensky, prêt à détruire les économies européennes pour sauver l’Ukraine.

Et Macron, l’immature Président sans expérience, a donné raison au joueur de guitare à poil, sans comprendre que rien ne ferait reculer Poutine, certain de son bon droit pour protéger son peuple de la menace otanienne. 

Côté occidental, on commence à mesurer la stupidité des sanctions et l’ampleur du désastre à venir. Les Européens se réjouissent de taper tous en chœur sur Poutine et s’étonnent que celui-ci se rebiffe ! La réciprocité, nos grands démocrates n’y avaient pas pensé !

La démocratie, les valeurs occidentales et les droits de l’homme, c’est beau. Mais ce n’est pas avec de grands principes qu’on fait tourner des économies modernes.

Les Occidentaux font la morale au monde entier, mais c’est avec du gaz et du pétrole issus essentiellement des dictatures arabes et de cette épouvantable Russie poutinienne que l’Europe peut survivre et éviter le chaos économique et social. Il est un peu tard pour y penser.

L’Europe de l’Ouest va comprendre sa douleur cet hiver et le surdoué Bruno Le Maire va pouvoir mesurer les résultats de sa guerre économique totale contre la Russie.

Rappelons à cet ignare, reconduit par Macron dans ses fonctions de fossoyeur de notre économie, que la Russie n’a pratiquement pas de dettes et possède 20 % des richesses minières planétaires. Alors que la France est en faillite.

Les sanctions sont donc une aubaine pour Poutine, qui va pouvoir accélérer le développement économique et scientifique de son pays dans tous les domaines, en visant une indépendance et une autosuffisance totales. Les Russes ont à la fois les compétences et la volonté pour relever ce défi.

Sans armée digne de ce nom et sans matières premières, l’Europe a cru naïvement que la puissance d’un pays se mesurait uniquement à la valeur de son PIB.

Quelle erreur ! Avec un PIB quarante fois supérieur à celui de la Russie, l’Otan en est réduite à mener une guerre par procuration sur le dos du peuple ukrainien, par peur de l’ours russe.

Ce sont l’armée et la détermination de son peuple qui font la force de la Russie. 

L’Europe de l’Ouest veut une paix rapide, alors que les pays de l’Est espèrent une défaite de l’Ukraine, agitant le spectre d’une invasion de l’Europe jusqu’à l’Atlantique.

Grotesque. Poutine n’a jamais eu l’intention de s’emparer de la totalité de l’Ukraine, ce n’est pas pour envahir l’Europe comme au temps de l’ère soviétique.

Les Occidentaux vassaux de l’Amérique ont rejeté les Russes avec mépris en 1990 et mené depuis une politique arrogante en renforçant l’Otan comme jamais.

Pour l’Amérique, il n’a jamais été question de paix avec la Russie, malgré la dissolution du Pacte de Varsovie en 1991. Washington n’a fait qu’attiser les braises, fidèle à sa diplomatie guerrière et dominatrice.

Avec Gorbatchev et Eltsine, c’était facile. Mais avec un patriote comme Poutine, les faucons du Pentagone sont tombés sur un bec. Ils n’ont même pas vu que Poutine modernisait son armée à grande vitesse, distançant l’Amérique avec ses missiles hypersoniques.

Une majorité de pays refuse désormais de condamner la Russie et Biden est rentré du Moyen-Orient les mains vides, l’Arabie refusant d’augmenter sa production de pétrole pour faire baisser le cours du baril.

En conclusion, la partition de l’Ukraine est inéluctable. 

Plus les contre-sanctions russes vont faire mal, plus l’Europe va se diviser et finir par crier grâce.

Que le clown qui joue du piano à poil ne se fasse aucune illusion. L’Ukraine ne vaut pas une troisième guerre mondiale, ni un effondrement économique de l’Europe. Elle sera dépecée.

Les fanfarons va-t-en-guerre ont cru que Poutine partait à l’assaut la fleur au fusil, sans armes modernes ni munitions.

Mais chaque jour, ce sont  près de 1000 soldats ukrainiens qui sont tués, blessés, faits prisonniers ou qui désertent. Et  selon Poutine, nous n’avons encore rien vu…

Aucune armée au monde, y compris l’orgueilleuse armée américaine, ne peut rivaliser avec l’armée russe, dont la compétence n’est plus à démontrer.

C’est dire combien on nous a bercés de fake news sur cette armée d’incapables, mal commandée et inapte à une guerre moderne. La doctrine otanienne ne devait faire qu’une bouchée de l’armée russe, restée à l’âge de pierre.

À la place de nos politiques, de nos experts des plateaux TV et des médias, je raserais les murs.

Après cinq mois de guerre, je n’ai pas l’impression que c’est l’armée russe qui passe au mixer tous les jours.

Et au plan économique, le G20 qui s’est réuni à Bali ce week-end, n’a rien réglé. On y a fait des sombres constats sans solutions. Tout cela annonce une fin d’année à haut risque.

Jacques Guillemain