Ukraine, les masques de la révolution : documentaire complet

Mai 2014, Odessa : incendie de la Maison des Syndicats. Des dizaines de militants pro-russes mourront brûlés vifs, sous les hourras des milices ukrainiennes. Les survivants seront achevés sur le trottoir.

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Cette vidéo :

met en évidence la collusion des Etats-Unis et des milices pronazies lors de la « révolution ukrainienne » de février 2014.

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Quelques points de repère :

01’40″ : Chute du président pro-russe Ianoukovytch

2’30″ : Derrière une révolution d’apparence bon enfant et légitime (« L’Ukraine aux Ukrainiens ») s’affairent des milices ultraviolentes (« Secteur droit », « Bataillon Azov », « Parti radical ») qui n’ont pas oublié l’aide que les nazis ont apporté à l’Ukraine en 1941 pour se libérer de l’oppression soviétique.

3’40″ : Ces milices contrôlent la frontière entre l’Ukraine et la Crimée : aucun camion de ravitaillement ne peut la franchir. Leur but : affamer la population da la péninsule dont le crime a été, le 16 mars 2014, de voter à 96,77% son rattachement à la Russie.

5’30″ : « Imposer un blocus à une population est un acte grave qui peut déclencher une violente riposte militaire ». L’Etat ukrainien laisse faire ces milices incontrôlées.

6’10″ : Le nouveau président Petro Poroshenko (juif khazar, de son vrai nom Valtsman), et son premier ministre le jeune banquier Arseni Iatseniouk (également juif khazar, de son vrai nom Buckeye)

6’30″ : Portrait de la ministre des finances Nathalie Jaresko, diplomate américaine née aux Etats-Unis de parents d’origine ukrainienne. Les autorités ukrainiennes issues de la révolution de 2014 lui ont accordé la nationalité ukrainienne en un temps record  afin de lui permettre d’occuper ses nouvelles fonctions. L’Ukraine est clairement devenue un pion aux mains des Etats-Unis dans leur grand jeu géostratégique contre la Russie.

7’20″ : Les milices paramilitaires sont devenues une force politique et médiatique essentielle. Portrait du leader du « Parti radical », Igor Mosiychuk.

14’00″ : « Les brigadistes de « Secteur Droit » ne sont pas seulement des patriotes forgés dans la lutte contre les Russes. Ce sont des paramilitaires d’extrême droite avec une vision totalitaire de la société ».

Dimitri Iaroch, fondateur de « Secteur droit » : « La renaissance commence avec notre Maïdan. Contre la démocratie marginale et corrompue, contre la dégénérescence et le libéralisme totalitaire, pour la morale nationale et les valeurs familiales, pour une jeunesse saine de corps et d’esprit, contre le culte de la débauche, contre toute forme d’intégration qui serait imposée à l’Ukraine, pour l’unité et la grandeur de la nation ukrainienne, pour une grande Ukraine, une grande reconquête européenne ». Dimitri Iaroch est donc contre la démocratie, contre la liberté des mœurs et contre l’intégration européenne. Dans ces conditions, le pseudo-soutien de BHL à la « révolution ukrainienne » n’est qu’un des nombreux faux-nez de la collaboration de l’ « élite » cosmopolite à la politique de « containment » antirusse qui a toujours été l’alpha et l’oméga de la politique conjointe de l’axe américano-sioniste :

16’35″ : « Brigade Azov » : contrairement à « Secteur Droit », ce bataillon nationaliste se défend de tout lien avec une quelconque mouvance nazie : « Le national-socialisme est une idéologie qui a existé dans d’autres pays il y a 70 ans, et qui a disparu depuis longtemps. En vérité, ça ne nous intéresse pas ».

20’20″ : Répartition ethnique du pays entre Ukrainiens et Russes. Une grande partie des Ukrainiens ne parle que le russe. L’interdiction du russe comme l’une des deux langues officielles du pays a mis le feu aux poudres : les Russes qui ne parlaient pas l’ukrainien se sont vus devenir des citoyens de seconde zone. Les nationalistes européens prennent fait et cause pour la population russophone de l’Ukraine.

De 21’35″ à 38’50″ : Incendie de la Maison des Syndicats, le 2 mai 2014. Les manifestants pro-russes s’y sont retranchés pour échapper aux milices ukrainiennes. Une soixantaine y meurent carbonisés. Les blessés sont achevés sur le trottoir par les paramilitaires ukrainiens.

38’50″ : « Svoboda » est la milice paramilitaire la plus importante. On voit son leader Oleg Tiagnibok aux côtés du sénateur américain John McCain, du vice-président Joe Biden (en 2015), de Victoria Nuland, la diplomate américaine en charge de l’Ukraine à la Maison Blanche.

Oleg Tiagnibok : «  Vous, nationalistes et patriotes ukrainiens, c’est à vous de devenir ces héros, qui vont défendre cette terre sur laquelle nous nous tenons. Eux, ces héros, ils ont pris les armes, ils ont combattu les russkoffs, les Allemands, les youpins et autres esprits diaboliques qui voulaient s’en prendre à notre Ukraine »

39’52″ : Pacte éphémère en novembre 2009 entre Oleg Tiagnibok et Jean-Marie Le Pen, avant que ce dernier ne choisisse définitivement le camp des Russes.

41’40″ : L’Ukraine est un pays économiquement à la dérive, qui a un besoin vital de l’aide américaine. Aivaras Abromavicius, le ministre de l’économie, applique une politique ultralibérale très favorable aux oligarques, politique qui appauvrit le peuple.

43’50″ : Arrestation du milicien Igor Mosiychuk, leader du « Parti radical », convaincu de corruption.

46’30″ : Décembre 2015 : conférence où se réunissent les représentants des pays occidentaux qui ont soutenu la résolution de février 2014. On y reconnait l’inévitable Bernard-Henri Lévy, aux côtés du « trousseur de soubrette » Dominique Strauss-Kahn. L’Ukraine est une « bonne affaire » pour l’oligarchie mondialiste, invitée à y investir massivement. Le directeur de la CIA plaidera pour que les Etats-Unis arment l’Ukraine contre la Russie.

51’00″ : Victoria Nuland, en charge à la Maison Blanche des questions ukrainiennes, interrogée par une commission d’enquête parlementaire sur le rôle prépondérant des milices paramilitaires dans la « révolution ukrainienne » et ses séquelles, élude à plusieurs reprises la question.

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« La révolution ukrainienne, c’était tous les gentils à l’ouest et tous les méchants à l’est » ironise en conclusion le documentaire. L’histoire n’est jamais aussi simple…

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Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 

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1 Commentaire

  1. De là à conclure que les gentils sont à l’est, il y a un pas de rangers noires que seuls les amoureux de régimes policiers dictatoriaux franchiront.

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