UMP et PS pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne

Publié le 8 mai 2013 - par - 1 994 vues
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Le 6 Mai 2013,  le premier ministre portugais se prononçait en faveur d’une accélération des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne : «Nous sommes convaincus que l’accélération de ces négociations serait une bonne nouvelle pour la Turquie comme pour l’Europe».

Le 23 février 2013, c’était la chancelière allemande Angela Merkel qui se montrait favorable à l’ouverture d’un nouveau chapitre dans les négociations avec la Turquie.

Le Parti Socialiste français les avait tous deux précédés le 12 février 2013 à Paris par le biais du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, qui avait indiqué à son homologue turc Ahmet Davutoglu, que la France était favorable à la relance des négociations. Lors des élecions européennes de 2009 et de la campagne présidentielle de 2007, le PS était déjà favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE.

Cependant, les Socialistes ne sont pas les seuls en France à favoriser l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, car en juillet 2006, Françoise Grossetête qui dirigeait le groupe UMP au parlement européen avait donné consigne de voter les crédits de pré-adhésion : soit 2,26 milliards pour les pays membres. Sur la période 2007 à 2009, la Turquie aurait déjà bénéficié de ces crédits de européens à hauteur de 2,256 milliards d’euros

L’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne est donc un objectif commun pour l’UMP, les Socialistes, les Chrétiens-Démocrates et les Sociaux-Démocrates…

Pourtant, les objectifs du président turc Abdullah Gül ont été clairement annoncés :

–       « L’Europe devra mettre en place  l’arrivée de plus d’immigrants et accepter la diversité. » (8 septembre 2011)

« On changera définitivement le système laïque. La république vit ses derniers temps » (Istanbul, 2004).

Rappelons également qu’en Turquie, de fortes discriminations sont exercés sur les communautés chrétiennes :

  • absence de personnalité juridique
  • restrictions au droit de propriété
  • ingérences dans la gestion des fondations
  • impossibilité de former le clergé.
  • surveillance policière

Alors qu’environ 1.200.000 personnes appartenant au Royaume-Chrétien furent massacrés par les ottomans (turcs) de 1915 à 1916, les différents partis politiques turcs refusent toujours toute reconnaissance officielle du génocide Arménien. De plus, l’article 301 du code pénal turc, incompatible avec les règles européennes, condamne pénalement toute personne osant briser le tabou (l’éditeur Rajip Zarakolu en a fait les frais en juillet 2012, date d’ouverture de son procès pour avoir publier des informations sur le sujet).

Michel Barton

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