1

Un Angolais agresse sexuellement sa visiteuse de prison

Le présent article est essentiellement récréatif, je ne souhaite pas soulever un scandale de plus. C’est vrai, on a si peu l’occasion de rigoler actuellement. Moi, depuis quelque temps, ce seraient plutôt les flots de larmes dès l’aube.
À mon avis, cette femme n’avait pas toutes ses frites dans le même sachet, comme on dit chez nous. Cela n’aurait pas pu m’arriver, et pour cause.
Si vous m’avez déjà lue précédemment, vous aurez compris que j’ai exercé le même type d’activité 9 ans durant. Prudence oblige, j’avais réservé mon dynamisme à la prison pour femmes, on ne s’y ennuie pas non plus.

https://ripostelaique.com/prison-belge-des-friandises-pour-le-ramadan.html
https://ripostelaique.com/prison-belge-des-sucreries-au-gout-amer.html

Entre-temps, la direction de l’établissement a décidé de me gâcher la vie. Trois fois de suite, je me suis rendue sur place pour voir une détenue, et trois fois on m’en a empêchée. À présent, je suis dégradée, je peux la voir mais plus dans un isoloir. Je dois me contenter de la grande salle.

Arrivée obligatoire 45 minutes avant l’ouverture des portes, 45 longues minutes, donc, dans un hall sans fenêtres à attendre, entourée de tout un troupeau de fatmas, de moukères et autres camouflées, odeurs de transpiration, de saleté, d’haleine fétide, de graisse de chameau et de sang de mouton égorgé. J’ai même lu récemment qu’elles ne portent pas de culotte, afin de pouvoir plus rapidement se soulager en public. Je ne sais pas si mon amour du prochain ira jusque-là. Cette perspective me terrorise tellement que j’ai annoncé à la jeune femme que je serais absente jusqu’en octobre (le temps de réfléchir…). Je lui écris régulièrement depuis. Assez parlé de moi. Revenons à Caen et à une histoire rocambolesque ! Car à Caen, c’est sur leur lit que les prisonniers reçoivent leurs bienfaitrices, violeurs récidivistes ou non !

En Belgique, ce genre de rendez-vous s’appelle VHS, visite sans surveillance. Le détenu peut recevoir une personne de son choix – généralement le conjoint, les parents, un enfant – pendant plusieurs heures dans une sorte d’appartement avec salle de douche et cuisine, plumard apprêté, le tout dans une atmosphère totalement privée, rien à voir avec l’effroyable drame que je voudrais vous décrire ici.
Un homme de 39 ans, au passé de délinquant sexuel extrêmement chargé, a été jugé ce mercredi 22 août pour avoir tenté de satisfaire ses infâmes pulsions sur sa visiteuse de prison à Caen. Rennes, Argentan, Meaux, Villepinte, Fresnes, Saint-Martin-de-Ré. Depuis dix-huit ans, Pablo Tambo, Angolais, écume les établissements pénitentiaires. Il y purge des peines très lourdes. Fin 2002, il avait déjà écopé de huit ans de cabanon pour viol.

Selon les informations du quotidien régional, une bénévole, qui avait l’habitude de venir faire causette avec lui, est entrée le 16 août dernier dans sa cellule (erreur numéro un). Au moment de poser son arrière-train sur la couche (ce n’est plus une erreur, c’est du suicide), la situation a dégénéré. « Il m’a ceinturée au niveau du buste, a déclaré la victime (victime de sa seule naïveté, à mon avis) durant son audition racontée par Ouest France. Je l’ai supplié de me laisser sortir. » Agressée dans sa plus profonde intimité et menacée, la complaisante mémé de 68 ans (notez l’âge) en sort totalement bouleversée. Après avoir reconnu les faits, Pablo Tambo a été condamné à trois ans de prison ferme supplémentaires par le Tribunal correctionnel de Caen.
Mercredi, l’individu a donc été jugé pour avoir agressé sexuellement la rombière. Parions qu’aucune visiteuse ne viendra plus poser ses fesses sur sa couchette !

La visiteuse avait totalement confiance en lui (fallait pas…)
Cette philanthrope ingénue de près de 70 ans rendait visite à Pablo deux fois par semaine – à mon avis, elle doit habiter juste à côté. L’homme ne se disait pas amoureux d’elle, mais il l’aimait bien (pourtant, je me suis laissé dire que cela existe, des hommes de 39 ans qui sont amoureux de femmes de plus de soixante).
Le jeudi 16 août, l’humanitaire, désireuse de se mettre à l’aise, pose son séant sur le lit du captif (mais elle est inconsciente, la bénévole ?) à l’intérieur de sa cellule afin de converser innocemment, comme si souvent. Le reclus, en grave manque d’affection, se poste devant la porte dans l’espoir de garder la douairière sous son emprise.

Elle lui demande à plusieurs reprises de la laisser partir et il finit par lâcher prise. Elle trouve alors refuge auprès d’un membre de la direction de la prison. Devant le Tribunal correctionnel de Caen, l’agresseur minimise les faits mais finira par les reconnaître et les expliquer. Il n’aurait pas supporté de partager la mamie avec les autres détenus.

Soyons clairs. Ce n’est pas gentil d’agresser une visiteuse et cela mérite châtiment.
Mais n’y a-t-il pas assez de détenus français qui mériteraient d’être écoutés ? (Et peut-être aussi des femmes qui, bien que très vilaines, risquent peu de vous ceinturer au niveau du buste). Goût du risque ? Solitude intolérable ? Envie de nouvelles expériences ? Pour aller deux fois par semaine s’enfermer avec un violeur, il faut vraiment avoir un grain.

Je serais psy, je lui conseillerais une séance bi-hebdomadaire, non sur le lit d’un affamé du sexe mais sur le divan d’un collègue.

Conseil au directeur de la prison : prévoir des locaux moins chauds pour les visites des bénévoles.

Anne Schubert