Un assassin isolé, qu’ils nous baratinent, Arthaud, Mélenchon, Bayrou, Joly, le MRAP, LDH, SOS-racisme, UEJF

Publié le 28 mars 2012 - par - 1 618 vues
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Dernière minute : Mehra, un isolé, un marginal, n’ayant qu’un rapport infiniment lointain avec la réalité de l’islam en France, sans relation avec la substance douce et tolérante de « l’islam de France », qu’ils disent et répètent  à satiété.

De braves gens les croient.

D’autres, comme les médias, font semblant ; c’est la ligne générale de faire comme si , de faire semblant.

C’est la ligne stratégique, imposée à toute une société, encamisolée par les débris du stalinisme et par l’espèce, un peu spéciale, des compagnons de route, intéressés et/ou désintéressés, qui hantent, voire qui contrôlent, la presse dite de « référence », et le MRAP, la LDH, la LICRA…la liste est assez longue.

Après les assassinats d’écoliers, le harcèlement

L’école Ozar Hatorah n’en a pas fini. On ne lui laisse pas faire son deuil. Désormais, ce sont les mails, signés du « Justicier de la France et… des vrais français ». Sous-entendu, qui rappelle 1940, mais un 1940 surgi de l’autre côté de la mer méditerranée, un 1940 dont les décrets auraient été signés par le Mufti Husseini et son actuel successeur, pas par Philippe Pétain.

Ces mails, qui harcèlent l’école des enfants exécutés, disent : vous les Juifs, vous n’êtes pas de vrais français ! nous, vos bourreaux, on va nettoyer le pays et ne laisser ici, en vie, que ceux qui se prosterneront. Evidemment, vous, les Juifs, vous n’en serez pas.

On avait réagi à l’initiative de ce professeur rouennais, dijonctant en organisant une minute de silence à la mémoire du « résistant » tueur d’enfants.

On apprend ce jour, qu’un second professeur a « disjoncté », à Lyon cette fois.

Isolé le « fou meurtrier » ? Pas de support politique ou logistique parmi une certaine « gauche », nostalgique des valises du FLN, « portées » à l’époque ou ce dernier calomniait détruisait physiquement le nationalisme historique algérien pour constituer le FLN, en rupture avec les principes démocratiques autour desquels Messali Hadj avait construit la « glorieuse etoile nord-africaine ». Le FLN dont nos professeurs sont nos professeurs sont nostalgiques défendait l’hégémonie absolue du « Front », pour imposer à la nation algérienne une sorte de stalino-islamo-nationalisme propriétaire du peuple, tout comme les partis staliniens se considéraient propriétaires de la classe ouvrière…

Et nos médias, et nos politiciens, -encore hier à Lille, Mussolini-le petit-, continuent de nier l’évidence, au nom d’une « fraternité » obcène avec les assassins ; continuant de faire semblant de croire que la tuerie de Toulouse relève de la psychiatrie et non de la politique ; parce que reconnaître l’existence du djihad, ce serait condamner tout un groupe humain.

Ceux qui condamnent ce « groupe », en tant que groupe humain à défendre, y comprius dans ses préjugés délétères, ce sont ceux, comme Mélenchon, comme NPA, qui refusent de considérer qu’un arabe, qu’un berbère, qu’un arabo-berbère, qu’un négro-africain musulman, qu’un maure, c’est aussi un homme et une femme qui peuvent avoir envie de vivre libres, sans être jusqu’à leur mort qualifié de « musulman » alors qu’ils ont décidé de passer à autre chose.

Ceux qui persistent à ne voir qu’un phénomène individuel et psychiatrique dans les tueries de Toulouse-Montauban, alors que ce n’est pas le djihadiste mort qui envoie les mails harcelant l’école des victimes, ne voient pas qu’ils se sont enfermés dans la logique qu’ils reprochent à tort ou à raison au Front national, à savoir : prendre l’idéologie djihadiste, non en tant que programme politique de conquête, issu d’une époque donnée, d’un programme de formation d’une autorité politique centralisée, à une époque précise, dans les conditions des clans arabiques, (que d’aucuns veulent voir et imposer comme un dogme religieux définitif, existant même avant d’apparaître), mais en tant que substance définitive d’un groupe d’êtres humains qu’ils faudraient accepter ainsi et pour toujours ou rayer de la carte des vivants.

Les racistes, en vérité, ce sont ceux qui se disent antiracistes et font des procès pour, au passage, -outre le résultat oppressif recherché de leur servilité envers la dictature d’un nouveau savonarolisme oriental- obtenir le denier, le gros denier d’or de la trahison des idéaux des Blum, Jaurès, Ferry, Clémenceau, Vaillant, Zola.

Loup pas si solitaire que ça semble-t-il…

La piste du méchant raciste européen blond au crane rasé – L’homme n’aimant personne que les gens de son village et, éventuellement, ceux d’autres villages s’ils descendent de. Gaulois et de tribus franques- n’étant pas la bonne, on a phosphoré. On a carburé, pour rester dans le même registre, quand même. Il s’agissait bien d’un homme au crane rasé, mais lui, c’est les blonds qu’il déteste, et tous les autres aussi, quand ils ne s’inclinent pas devant les piliers de ses croyances « religieuses ».

L’homme, se réclamant de l’islam initial, -celui de l’expansion par la « guerre sainte », le djihad, se réclamant des guerres pour la collecte de la « zakat » devenue obligatoire, celles d’Abou Bakr et de ses successeurs dans la carrière-, on a décidé qu’il s’agissait d’un « loup solitaire ». De tous côtés, on se ralliera à l’argutie d’un Tariq Ramadan. Si l’homme est passé à l’acte, c’est parce qu’il a souffert d’avoir grandi dans une cité HLM et d’avoir échoué au plan scolaire…  il était « stigmatisé », « discriminé », que sais-je encore. La même école nous explique qu’il souffrait d’être un fils d’ex colonisé. Alors il a explosé. Tout cela ça faisait trop. Et quand on souffre et qu’on explose de souffrance, c’est bien connu, on traque des militaires ayant combattu en Afghanistan et, on va devant les écoles juives pour tuer des écoliers d’une balle tiré à bout portant dans la tête.

Une spécialiste en « psychologie » et en « sociologie », nous endormira sur France24. Elle nous vendra une nouvelle version, un « plan B » : puisque le tueur, -l’exécuteur de quatre soldats français, un antillais catholique et trois musulmans originaires d’Afrique du nord, puisque l’assassin à répétition de quatre écoliers juifs et du père de trois d’entre eux-, n’était pas un blond néonazi, c’était forcément un isolé. Et il aurait dû se trouver en asile psychiatrique…

Ce matin (27 mars), un grand esprit –Une candidate à la présidence suprème, se réclamant de cette caricature du marxisme qui faisait rire jaune Karl Marx et lui fera dire, en parlant de ce « marxisme » là : « je ne suis pas marxiste »- ; un grand esprit donc, dénoncera, dans l’émotion et le questionnement angoissé provoquée par l’exécution de quatre écoliers juifs, « une manipulation politique » ! C’est que du vent pour camoufler les vrais problèmes. C’est rien que de la manipulation ! De la ma-ni-pu-la-tion, que j’vous dis ; rien d’autre, ah mais !!!

 Notre grand esprit, en l’occurrence la demoiselle Arthaud de Lutte Ouvrière, -enseignante parait-il-, nous expliquera : qu’il n’y avait de problèmes « qu’économiques ».

Economiques les problèmes, j’vous l’dit ; foi d’révolutionnaire communiste !

Elle a raion cette dame. D’ailleurs, en 1930-31, quand monteront les milices politiques fanatisées par « mein Kampf », marchant au pas de l’oie en rangs serrés, le bras tendu (comme actuellement s milices du Hezbollah), pour résoudre les problèmes de la société allemande par la « solution finale à la question juive », elle nous l’aurait répété, avec son obstination intelligente, la donzelle de l’enseignement technique : Les gars, mais non, y a pas un problème en Allemagne à cause des gugusses en uniforme noir, casquettes et brassards. D’ailleurs c’est quoi un uniforme noir ? Un uniforme, c’est une chemise noire, une casquette, un brassard, des bottes ? C’est rien qu’un vêtement accompagné d’un mouvement du bras. T’inquiète, gars, c’est qu’des isolés ceux qui veulent bouffer du « youpin ». C’est rien qu’des grappes de meutes de « loups solitaires ». D’accord, ils disent que tout est de la faute des « youtres », des Juifs quoi, et qu’ils vont les liquider, mais ça porte pas à conséquence.

 En Allemagne, y a qu’des problèmes é-co-no-mi-ques ! C’est ça qu’elle aurait dit, la « communiste ».

Et la demoiselle co-mmu-nis-te de poursuivre, pour se distinguer de celui qui monterait dans les sondages : D’ailleurs, c’est ce qu’il dit aussi, le Mélenchon. Mais nous, on est des durs-de-durs et des radicaux ! des communistes ; tandis que lui, il veut seulement changer de gouvernement.

Vous croyez que je caricature ? Je préférerai, pour les mânes de Maxime Rodinson…

Je le dis aussi avec tristesse. Soixante douze ans après la mort de Léon Trotski, qui ne reprochait pas, (il y a 78 ans), aux sionistes socialistes de vouloir restaurer l’Etat national du peuple juif sur un bout de 40% de l’ancienne Judée, mais doutait fortement, et avec lucidité, de leur capacité à sauver, par ce moyen, la grande masse des Juifs vivant en Europe et qui seraient –expliquera-t-il à partir de 1932, les premières victimes de la guerre mondiale, plus meurtrière que la précédente, qu’il voyait venir mécaniquement comme produit des contradistions de la société bourgeoise se trouvant dans l’impasse.

Pour Trotski, les Juifs seraient les premières victimes, puisque la guerre permettrait la mise en œuvre du programme affirmé du « national socialisme » hitlérien, -dont il avait une connaissance précise-, qui prévoyait leur élimination impitoyable.

Il est consternant qu’en 2012, de prétendus socialistes ou communistes, des « marxistes », certains osant même se réclamer de Trotski, considèrent comme des alliés un lumpen prolétariat dévoyé, avide de former des bandes pogromistes, se reconnaissant dans la charte du Hamas et dans le « haddith authentique » de Muslim et Al Boukhari.

Ces « jeunes », qui font battre le cœurs de Tariq Ramdan et de ses comparses -PS,PG,EELV, LO, NPA- ne sont que des « cents-noirs ». A une différence de taille près : leur fanatisme spécifique est un fanatisme « religieux » nourri à la source répétitives et lancinantes des quelques lignes d’Al Boukhari et Muslim.

Cette différence avec les pogromistes chrétiens grecs orthodoxes de Kichenev fait : qu’ils n’attendent même pas les ordres précis d’en haut pour agir et s’en aller massacrer des Juifs.

Pour revenir aux circonstances sociales, dont on nous rebat les oreilles à la suite du Frère Musulman Ramadan, elles étaient les mêmes en plus graves, en plus terribles, en termes de misère sociale, chez les individus qui constituaient les centuries noires que chez ces jeunes tombés dans la petite délinquence, vivotant d’un RSA/CMU-C mais roulant en grosse cylindrée.

Ces hommes de sang des pogromes de la Russie des Tsars, c’étaient aussi, tous, des hommes, plus ou moins jeunes en échec social lourd. Est-ce que Lénine, Trotski, Martov, Plékanov, les marxistes, les libertaires, les démocrates bourgeois du parti KD, justifièrent ou excusèrent les pogromistes du fait de leur vie ingrate et misérable ? A l’inverse, ils s’en allèrent jouer du révolver contre eux, pour protéger les Juifs.

Il est révoltant, qu’après la tragédie allemande de 1932-1945, il est une honte manifestant le terrible abaissement intellectuel et moral des débris du mouvement ouvrier politique, qu’après les cinquante années de djihad au Soudan (1954-2005), -qui ont coûté plusieurs millions de vies d’hommes, de femmes, de vieillards et d’enfants et presqu’autant de personnes déplacées-, on nous débite ces sornettes considérant les aspirants pogromistes comme une base sociale pour une action visant à la poursuite du progrès humain.

Il est absolument consternant, que les leçons de la « tragédie allemande » soient tombées aux oubliettes.

Bien évidemment, qu’il y a des problèmes économiques graves, et même angoissants. Je les partage, en tant que père de famille. Mais tout le montre, depuis la révolution russe, rien ne peut se faire de positif et de réellement progressiste, sans la liberté politique, sans la liberté de cosnscience, sans la liberté d’opinion, sans la liberté de critiquer les idéologies et les dogmes, qu’ils soient laïques ou religieux.

Comme autant de cette pacotille -que l’on dit que les navires négriers apportaient aux Etats guerrriers prédateurs africains, depuis des siècles en relation de guerre ou d’affaire avec les trafiquants négriers venus de la péninsule arabique, pour recevoir en échange la force de travail africaine rendue servile-, nos Arthaud-Mélenchon nous chantent la chanson de Pangloss, que tout va bien là où justement cela va très mal, chansonnette qui dit que : non, nos libertés ne sont pas menacées, et que vouloir dire qu’elles sont l’objet de la menace des djihadistes, ce serait du…racisme.

 Pour nos nouveaux Pangloss :

Non, il ne se produirait pas un phénomène migratoire, hostile à ce qui a été construit, pas à pas, depuis sept siècles, par les mouvements émancipateurs des peuples d’Europe se frayant un chemin vers la démocratie politique comme outil du progrès économique durable.

Ce matin, la demoiselle Arthaud s’est même presque fâchée tout rouge. Non, c’est faux, c’est mensonger, il n’existe pas plus de danger « fondamentaliste » islamique qu’il n’existe, après Breivik, de danger intégriste chrétien !

 Aucun danger, qu’ils nous disent, mademoiselle Arthaud, monsieur Mélenchon et le MRAP inspirés par l’idéologie des Frères musulmans du « philosophe » Ramadan.

Mehra, c’était rien qu’un félé du cerveau, un malheurreux félé isolé et victime de la société. Isolé, qu’ils disent nos révolutionnaires « communistes » et notre « insurgé civique » ? Isolé qu’ils disent, Ramadan, l’UOIF.

C’est d’ailleurs pourquoi, hier midi, on annonçait la piste d’un troisième homme. Un troisième isolé? Un troisième hommes, cela veut dire qu’on n’en est bien à un début de meute, déjà formée de deux loups « isolés ».

 Pas de problème, tout va bien, ou presque, à part les problèmes « économiques ».

Rassurez-vous bonnes gens. Dormez bien. Nous les « communiste », nous les « insurgés civiques », on vous le dit : y a pas d’autres problèmes, en France, qu’économiques. Tout autre affirmation n’est que menterie et racisme.

D’ailleurs, comme l’a écrit le Maïtre à penser, en France, du Parti de « Frères musulmans », s’il a tué ce pauvre bougre de Mohamed Mehra, c’est parce que la société l’a poussé à bout. Ce n’est vraiment pas de sa faute. Il n’y est pour rien, ou pour pas grand chose, et, surtout, ce n’est surtout pas de la faute du livre saint, même celui-ci répètent de différentes façons : que ceux qui meurent au combat contre les Juifs et les impies vont, direct, au paradis de ce Dieu qui est le seul dieu.

 « Isolé » qu’ils disaient. Fallait pas s’inquiéter, mais alors pas du tout

La preuve, qu’il faut pas s’inquiéter : c’est qu’une enseignante à « disjoncté » (selon la FSU qui fait très amie-ami avec le Hamas et le Fatah, et accessoirement avec Ahmadinejad et l’UOIF et les doctrinaires des Frères musulmans). Elle a demandé à ses élèves une minute de silence pour l’assassin d’enfants juifs et de soldats de l’armée française.

La preuve qu’on aurait grand tort de se faire du mouron, et surtout de tomber dans le très, très méchant et très réactionnaire « sécuritaire », c’est qu’à Toulouse, le jour de la manifestation pour les enfants juifs assassinés, des « jeunes », des habitants de la cité des Izards, des bons « copains » du malheureux tueur, ont appelé à manifesté… « pour approuver son acte de courage exemplaire».

La preuve que ce sont que des « réacs », rien que des « racistes » et que des « diviseurs du prolétariat et du peuple », ceux qui disent que les Frères musulmans doivent être interdits en France ; la Preuve que ce sont de méchants racistes : c’est que les braves « frères » de l’UOIF rassemblent le bon peuple  venu vivre avec nous, pas pour vivre mieux grâce au progrès social conquis par juin 1936 et l’après 1945, non, pour nous apporter leurs lumières, les lumières qui nous ont manqué à cause de ce salaud de Charles Martel qui nous en a privé comme l’explique notre nouveau coryphée de la science. Je veux parler du savant des savants, le nouveau génial petit père du peuple candidat du PCF/PG.

Question : Qu’est-ce qu’ils font de mal, ces braves et doux Frères, dont le bon Tariq Ramadan est l’idéologue ?

Question : Vous ne trouvez pas bien que l’organisation publique des « Frères » (UOIF) ait invité au rassemblement annuel des musulmans de France deux prédicateurs égyptiens célébres, deux immenses sommités connaissant sur le bout des doigts leur  Muslim et leur Al Boukhari ainsi que toutes les cinquante mille pages de « haddith authentiques »?

Question : Vous trouvez dangereux que dans leurs sermons les deux immenses savants rappellent régulièrement que le devoir de chaque musulman, c’est bien de mettre en œuvre un des « haddiths authentiques » répertorié par Muslim et Al Boukhari ?

Qu’est-ce que vous êtes sectaire, intolérant, stigmatisateur, que sais-je encore ?

Qu’est ce qu’il dit ce « haddith authentique » qui vous déplait tant et qu’il faudrait reprocher à l’UOIF et à ses leaders spirituels?

A vrai dire , il est court, il ne dit pas beaucoup de choses. Ce n’est rien rien que quelques lignes, relevant des paroles qui auraient été prononcées il y a un peu plus de quatorze cents ans, mais c’est du lourd. Il dit, ce « haddith authentique » : Qu’il faut venir tuer le Juif qui se cachera derrière la pierre ou l’arbre, et que viendront les temps du triomphe (de l’idéologie djihadiste), quand on le fera.

L’isolé de Toulouse n’a exprimé qu’un regret : celui de n’avoir pas eu le temps de faire plus et mieux, pour mettre en acte ce « addith authentique ». « Isolé », le tueur de Toulouse, sans regret ni compassion?

Du côté de Messieurs et Mesdames Joly, Mélenchon, Potou, Arthaud, Bayrou, Hollande (ce dernier un peu moins, depuis quelques heures, semble-t-il, et pour combien de temps ?), on nous chante la grande scène du deux. On nous la vocalise, sur toutes les notes de la gamme : mesdames et messieurs, citoyens et citoyennes, camarades, tout va bien ! Il n’y a aucun danger. D’accord, on a bien assassiné des écoliers juifs, et tenté d’en tuer un quatrième, avec le père de deux d’entre eux, d’accord le quatrième collégien n’est pas encore sorti d’affaire…

Mais tout-va-bien, y a pas de problème de ce côté là

C’est un acte isolé d’un fou, qu’on vous dit. Cela ne concerne aucune organisation de masse, ni aucun programme politique, idéologique ou religieux. Tout peut continuer comme il y a quelques jours, avant les exécutions. Vraiment, tout ça, cela ne doit pas vous inquiéter. D’ailleurs, en vérité, c’est d’la faute des « sionistes » s’il y a eu des morts à l’école Ozar Hatorah.

Et puis, répétons-le, il n’existe pas de phénomène fondamentaliste musulman inquiétant en France. Le vote à 45%, pour Ennahda, en France, ça ne signifie rien de préoccupant.

Nous apprenions hier après-midi, qu’à Argenteuil, une grosse ville de la banlieue parisienne, au moment de la minute de silence dédiée aux enfants juifs assassinés parce que juifs, deux élèves ont refusé. Reprenant l’explication de l’einsatzgruppen toulousain, qui sera enterré en Algérie, dont il conservait le passeport et la nationalité, ils opposeront aux assassinés juifs de Toulouse, les « enfants palestiniens tués ». Le professeur s’entendra dire : « je ne vais pas me lever pour des Juifs ».

Etant parvenu à ramener l’ordre scolaire, la minute de silence se déroulera dans le « brouhaha des classes voisines ». Dans une autre classe, le professeur s’entendra répondre : « c’est aussi bien qu’ils soient morts » (les écoliers juifs), et une dizaine d’élèves ricaneront pendant la minute de silence..

Dans un établissement scolaire lyonnais, après le professeur d’anglais rouennais ayant dijoncté, on apprend qu’un autre professeur a pris une semblable initiative. Isolé Mehra ? Pas de responsabilité ni de proximité avec les assassins djihadistes les héritiers des porteurs de valises du FLN,,. Mais c’est évident, on doit le croire, les Taddeï and C° nous le répètent jusqu’à la nausée.

Un assassin isolé, qu’ils nous baratinent, Arthaud, Mélenchon, Bayrou, Joly, le MRAP, LDH, SOS-racisme, UEJF …

 

Bien sur, messieurs et mesdames les Pangloss aux ambitions présidentiables, messieurs et mesdames les Pangloss « journalistes » et associatifs, vous avez raison, il ne se passe rien.

C’est évident que tout va bien, qu’il n’y a rien que des problèmes « économiques » et que l’UOIF doit pouvoir continuer de fabriquer des types d’hommes aptes à devenir candidats djihadistes.

 

Le djihadiste toulousain et les deux autres « isolés » gravitant autour de son action crimunelle ne sont que des isolés, vous avez raison.

 

Dormez bien bonnes gens !

 

Merci de nos rassurer, mademoiselle Arthaud, madame Joly, Messieurs Poutou, Mélenchon et Bayrou. Merci. Nous n’oublierons pas vos paroles apaisantes de Diafoirus politiques. Merci.

Un ami, qui qui vient de lire cet article, m’objecte : ça y est, t’as viré ta cuti. Tu te rallies à Hollande ? Tu ne le cites pas parmi les Pangloss.

J’ai répondu à cet ami : que je notais des nuances, et comme une mince évolution. Durera-t-elle, jusqu’où ira-t-elle ?

Ne durera-t-elle que le temps de prononcer ces paroles sybillines ?

J’attends notamment, pour confirmer ou infirmer ma position antérieure concernant François Hollande, de prendre connaissance des propos de la belle Najat, venant après les derniers événements marocains. Que va-t-il en sortir ?

Devant l’iruption de la furieuse haine salafiste contre les Juifs, envahissant la rue marocaine, va-t-on encore nous raconter la fable du « printemps arabe » et celle d’un djihadisme marginal et ne nous concernant absolument pas ?

Hier très soir, l’émission du sieur Taddeï était toute entière consacrée à l’affaire Merah. Sauf Rioufol, les différents intervenants ont passé leur temps à nous embrouiller pour nous rassurer.

On discutera du sexe des anges : qu’est-ce qui expliquais le passage à l’acte du tueur de Toulouse- Montauban ?

Sauf Rioufol, aucun ne voulait voir dans le geste d’un jeune franco-algérien rapatrié mort en Algérie par son père qui l’avait abandonné vivant, le geste d’un jeune appartenant à une population largement hostile à la France, dont certains sont pourtant des « nationaux » ; population qui se rassemblera par milliers sur la place du Capitole, décrochera le drapeau tricolore, le brulera pour le remplacer par celui de la république algérienne, marquant ainsi sa préférence et sa conception du pacte social. C’était à l’occasion d’un de ces matches de foot de l’équipe d’Algérie, qui donnent fréquemment lieu à des débordements de rue, à des bris de vitrines et d’abris bus, à des incendies de voitures et parfois à des violences physiques.

Question : Pourquoi Merah ?

Même question : pourquoi Hitler, pourquoi Staline, pourquoi Vichynski, pourquoi le docteur Petiot, pourquoi Caligula, pourquoi Pol Pot ?

Pourquoi Heydrich, pourquoi le Mufti Husseini, pourquoi l’imam Karadawi, pourquoi El Béchir et les massacreurs Jenjaweed, pourquoi les jeunes biens intégrés de l’attentat du métro londonien, pourquoi Kountar, pourquoi les jeunes égorgeurs des époux et du bébé Vogel, pourquoi Mehra ??

Pourquoi un individu passe-t-il a l’acte ? Pourquoi un individu et pas un autre ?

Comme tentera de l’expliquer Rioufol, pour le passage à l’acte, pour tout individu, il faut des prérequis, des conditions objectives et des conditions subjectives, le plus souvent multifactorielles. Sans cela, l’individu ne passerait pas à l’acte. A l’inverse, sans lui, les prérequis objectifs et subjectifs resteraient des possibilités mais pas des réalités factuelles ; ce seraient des tendances, des éventualités.

On a bien tourné autour du pot, pour éviter de relier le jeune einsatzgruppen ex toulousain à ce qu’il a pu lire dans le Coran et dans certains « haddiths » dits « authentiques », lignes écrites il y a quatorze siècles invitant à tuer les « impies », les « apostats », incitant à combattre et à tuer les Juifs. On a beaucoup zigzagué, en disant que la lecture d’un appel ne signifiait évidemment pas sa mise en oeuvre automatique.

C’est un fait, tous les membres du parti nazi n’étaient pas des enthousisates assassins de Juifs. Schindler en fera la démonstration, et d’autres, ainsi que le capitaine SS Bosko qui commandait l’accès du ghetto de Cracovie, qui finira pris les armes à la mains dans un maquis polonais, combattants contre les nazis, aux côtés des partisans. Mais sans Hitler et sans « mein Kampf » et ses partisans organisés et disciplinés (une minorité parmi les allemands), aucun des tueurs SS n’aurait tué de Juifs et de Tziganes parce qu’ils étaient Juifs ou Tziganes nomades.

En d’autres termes, tous les lecteurs du coran ne deviennent pas automatiquement de furieux assassins d’enfants juifs.

En tournant deux heures autour du pot, on a abattu les cartes. Pour un des derniers intervenants de la soirée, la question de la responsabilté des Français et plus largement des européens dans les crimes de Mehra réside dans l’existence d’un refus « extrème droitier », dans le refus de la greffe d’une autre culture, sur la population française et sur la culture de ce pays.

Nous aurons l’occasion de revenir sur cet argument, tout droit sorti des laboratoires de « terra nova » qui inspirent actuellement le PS.

Alon Gilad

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