Un cadeau provoque l’ire des ultra-féministes

Pour commencer, ne m’en voulez pas de ne commenter ni la guerre, ni le covid. D’autres sujets méritent d’être traités, même si, dans le cas présent il n’y a pas mort d’homme, juste tout un tas de couillonades.

Un « sac de bienvenue dans la parentalité » (De mon temps, il se serait appelé « sac de bienvenue pour mamans » et chacune se serait réjouie…) sera bientôt remis pour la première fois aux jeunes parents dans certaines maternités. Une sorte de « bébé box“ qui , en Finlande, par exemple, aurait fait baisser la mortalité des nourrissons grâce à l’amélioration de l’hygiène.

Que trouve-t-on dans le sac?

Plusieurs objets symboliques, comme une « gigoteuse » mais aussi un savon pour enfant, un bavoir, un album jeunesse et une crème hydratante pour la maman. Vous avez bien lu, pour la maman. J’y reviens plus tard.

Place aux Coffin, aux Schiappa et autres de Haas.

Le secrétariat d’État en charge de la famille et la petite enfance précise « Ces objets sont une invitation à adopter des pratiques bénéfiques à la santé de l’enfant »

Tous ces produits sont made in France – à l’exception de l’album. Seulement voilà : les jusqu’au-boutistes ne semblent pas vouloir lâcher le bout de gras.

« Qu’est ce qu’il y a pour les hommes dans ce sac ? »

Depuis quelques mois, nombreuses sont les déconstruites à réagir, à critiquer le contenu. Elles voudraient y voir de l‘après-rasage ? Et pourquoi pas des cachets favorisant la montée de lait chez le géniteur ? Un baume anti-varices FOR MEN ? Par altruisme ? Certes non. Pour les remettre à leur place. A la cuisine et à la table à langer.

Ces féministes pénétrées de volonté de revanche et de rancœur, ne rêvent que d’une chose : la prise de pouvoir.

L‘objet du courroux ? Un tube de crème hydratante pour femmes, censé leur rappeler qu’il est important qu’elles prennent soin d’elles, qui suscite la foudre des féministes. Oui, celles qui refusent de s’épiler les jambes, de se maquiller, pire encore, des se parfumer.

« Certaines seront sans doute heureuses d’avoir cette crème, généralement un produit cher que plusieurs ne peuvent s’offrir, (Amandine Hancewicz, présidente de l’association Parents et féministes).

Attention ! Cela pourrait être perçu comme une injonction à revenir à son corps d’avant, quelle maladresse ! Ce sac est un pansement sur une plaie profonde. Pure stratégie de communication du gouvernement !

Le message perçu est que la parentalité serait avant tout une affaire de femmes ! Bien sûr, je suis du genre antiquaille et n’ai plus voix au chapitre, et je peux me tromper, mais de mon temps, c’étaient les mamans qui donnaient naissance aux enfants, restaient 2 ou 3 jours à l’hôpital et se réjouissaient du moindre petit cadeau. Les papas, eux, ils avaient franchement moins souffert, leur ventre n’avait pas été traité comme celui du chat de Kurt Zouma, et le soir, ils n’étaient que trop heureux d’aller s’en jeter une ou deux avec les copains pour fêter ça.

« Il y a un décalage entre le marketing gouvernemental et le besoin d’humanité que ressentent les femmes pendant cette période très délicate (Fabienne Lacoudre, spécialiste des questions d’égalité femme-homme par rapport à la parentalité et fondatrice du média Milf média) (encore une association ultra-productive ?)

En Finlande, la boîte, était une sorte de trousseau pour les nouveau-nés. Les parents y trouvaient un intérêt financier. Mais que faut-il penser des objets symboliques du sac français ? Une insulte postnatale ?

Je suis une femme et je déteste démonter le moteur de ma voiture. Mieux : je serais incapable de le faire. Et si j’aime changer les couches des bébés et leur donner le bain ? Je suis réactionnaire ?

Anne Schubert

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7 Commentaires

  1. c’étaient les mamans qui donnaient naissance aux enfants, restaient 2 ou 3 jours à l’hôpital
    oui dans les années 50 les enfants naissaient le plus souvent à la maison, et je sais de quoi je parle étant né en 1950 et ma sœur en 1949 au domicile de mes parents.

  2. A la lecture du titre, je pensais qu’on leur avait offert un gode.
    A la lecture de l’article, je vois que le woko-fémnisme reste toujours « en éveil »

  3. comment voulEZ vous qu’une nullité (traduction en corse) et un poudré puissent faire autrement

  4. Comment ! Qu’est-ce que j’apprends ? Ce sont les femmes qui accouchent !
    Les « LBBTQYAIOP et + vers l’infini » m’auraient ils menti à l’insu de mon plein gré ?

  5. « Le secrétariat d’État en charge de la famille »
    En effet, on « est chargé de quelque chose » ou on « a la charge de quelque chose ». Être « en charge de quelque chose » est un anglicisme (to be in charge of). On trouve d’autres anglicismes de ce type : « être en responsabilité » et surtout « être en capacité de ».
    https://www.laculturegenerale.com/charge-de-ou-en-charge-de/#:~:text=En%20effet%2C%20on%20%C2%AB%20est%20charg%C3%A9%20de%20quelque,et%20surtout%20%C2%AB%20%C3%AAtre%20en%20capacit%C3%A9%20de%20%C2%BB.

  6. Si les féministes aiment être poilues, hirsutes avec une peau de crocodile, ça les regarde. Grand bien leur fasse ! Leurs têtes de gondoles, on le sait, ne sont pas des beautés, loin s’en faut. Certaines sont même carrément aussi repoussantes qu’hargneuses Mais qu’elles n’emmerdent pas les autres qui ne souhaitent pas leur ressembler. Une crème hydratante (dont tout le monde a besoin, y compris les hommes d’ailleurs) est un cadeau sympa pour faire plaisir à une jeune maman, beaucoup n’ont peut-être pas les moyens de se l’offrir.

  7. Bien sûr que l’accouchement est une affaire de femmes. Comment peut-on être assez tordue pour le nier ? Une femme peut accoucher seule, en l’absence du père et il y a aussi des mères célibataires et des pères inconnus (et de plus en plus avec la PMA et le don de sperme). C’est une erreur, c’est fausser les données d’avoir employé le mot parentalité pour un accouchement. La parentalité consiste à élever un enfant.
    Ces femmes prétendument féministes repoussent toujours plus loin les limites de la connerie. Il faut bien qu’elles se manifestent de temps à autre mais ce serait mieux si c’était à bon escient et de façon intelligente, pour des choses utiles.

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