Un dernier petit mot pour Brigitte, qui portait si bien le chapeau tricolore…

Chère Brigitte,

Ma toute première vision de toi c’était à l’apéro saucisson-pinard, le fameux, où j’ai admiré ton joli petit chapeau avec son ruban tricolore. A tes côtés se trouvait un gaulois avec son casque tenant à la main un saucisson des plus rustiques.

Brigitte Bré-BayleJ’ignorais qui tu étais alors mais j’avais immortalisé – ce mot prend tout son sens aujourd’hui – ton sourire, sans doute le même sourire avec lequel tu as savouré ta délivrance, devinant sans doute que l’inconnu qui attend chacun de nous te réservait au moins l’apaisement, à défaut de rester en notre compagnie. De toute façon, ce n’est que partie remise pour de nouveau trinquer comme cette fois sur les Champs-Elysées, ou comme l’hiver dernier devant une coupe de champagne en bonne compagnie.

Je garderai de toi ces quelques messages que nous avons échangés ces derniers mois, mélanges de photos, d’encouragements, de pudeurs douces et d’effarement devant la créativité colorielle de ce qu’il te fallait ingurgiter.

Je me souviendrai aussi de cette avenue de l’Opéra déserte pour le 1er mai dernier où nous nous sommes retrouvées nez à nez, par hasard, et puis de cette fois encore où assise derrière une pile de livres dans un café, tu tenais la boutique, en toute discrétion mais avec efficacité, comme toujours.

Je sais que tu es partie heureuse, joyeuse et légère, entourée de ton cocon familial. Quel plus joli départ que celui-là…

Où que tu te trouves maintenant, continue de porter haut ton petit chapeau au ruban tricolore, il te va tellement bien…

Caroline Alamachère

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