Un imam en colère, de Tareq Oubrou : la théologie pour mieux enfumer le naïf (1re partie)

Publié le 4 mai 2013 - par - 2 770 vues
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Sur les conseils d’un « Fils de France » rencontré lors d’un récent débat organisé par Robert Ménard de Boulevard Voltaire sur le thème  « L’islam est-il soluble dans la démocratie  »,  j’ai lu le dernier livre de Tareq Oubrou « Un imam en colère » en tentant de mettre de côté ma vision très négative de l’islam – une vision que d’aucuns contesteront avec toute la force de leur indignation, au nom du bien-vivre ensemble et de la bien-pensance.

Je m’incline devant le savoir livresque de Monsieur Oubrou, théologien et recteur de la mosquée de Bordeaux. Mais je reste convaincue que la Vérité, la mienne en tout cas, comme celle des non-musulmans, non-croyants et apostats de l’islam est à des années-lumière de celle que professe Monsieur Oubrou à l’intention des ignorants de mon espèce.

Il est malin, l’ imam en colère ! La théologie est une science complexe, fermée au commun des mortels. J’ai donc choisi pour grille de lecture quelques sourates qui alimentent le radotage du bon musulman de base, pour tenter de faire exploser  – les explosions sont  très à la mode en islam – la boîte à outils (article également très en vogue)  de l’imam de Bordeaux.

Notre société fabrique de l’exclusion à grande échelle et cela expliquerait le comportement d’un Mohammed Merah. L’imam nous explique que ce jeune homme n’était pas musulman puisqu’il frappait sa  mère. Et le Prophète a dit : « Le Paradis de Dieu est sous les pieds des mères… ».

Question : les mères ne sont-elles pas avant tout des épouses ?  Dans le monde musulman, aucun doute permis. Et voici  de quelle manière en parle le Coran (sourate II, 223) : « Vos femmes sont pour vous un champ de labour. Allez à votre champ comme vous le voudrez ».  En clair, les épouses doivent pouvoir se faire trousser à l’insu de leur plein gré. Plus loin, voici ce que recommande Mahomet à tout bon musulman  (sourate IV, 34-2) : « Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité… et FRAPPEZ-LES… ». Chez nous, c’est ainsi qu’on traitait les chiens avant la création de la SPA.  Mais on frappait son chien lorsqu’il avait désobéi et non parce qu’on CRAIGNAIT qu’il le fasse.

Le théologien m’objectera que la traduction de  mon  Coran n’est pas la bonne : pas de chance, j’en ai quatre.

Pour la mère de Mohammed Merah, frappée par son fils, pourquoi M. Oubrou n’évoque-t-il pas un père repris de justice qui a peut-être battu son épouse avant de  prendre le large pour retourner au bled, abandonnant derrière lui femme et enfants ? Chez nous, on fait plus simple : on dit que les vaches ne font pas des cochons. M. Oubrou  préfère endosser l’habit du procureur et fustiger la société française, vaste fabrique  de racailles, violeurs, dealers, voleurs et  tueurs, victimes de l’exclusion à l’instar d’un Merah. Mais il reconnaît que, parmi ses ‘ paroissiens’ bordelais il s’en trouve pour penser tout bas que « des Palestiniens meurent bien là-bas, pourquoi pas quelques juifs ici ».  Il  appelle cela « réflexes communautaires… résultat d’une profonde frustration identitaire et d’un incessant matraquage médiatique ».  La culture de l’excuse a la vie longue. Du Taubira tout craché. Tous ces  musulmans qui vouent aux juifs une haine inspirée par le Coran et les Hadiths seraient des victimes de la société française coupable  du délit d’exclusion.  Trop facile.

L’imam s’en remet aux sermons du vendredi pour dissuader ses brebis menacées d’égarement de nourrir de sanglantes pensées et, qui sait, de sanglants desseins. Pour certains musulmans  « la religion est un alibi, le texte devient prétexte ». Et  « cette voie, susceptible de séduire les esprits les plus perturbés, est en réalité une impasse pour l’humanité ».  Sages paroles ! Mais qui peut gober un  discours que contredisent les textes fondateurs de l’islam ? Tout musulman qui a lu le Coran y trouve au fil des pages une incitation à la haine : haine du juif (un singe),  haine du chrétien (un cochon),   haine de l’apostat,  puni de mort pour avoir déserté la religion dans laquelle il est né malgré lui.

Votre prophète, Monsieur Oubrou,  pour mieux asservir ses adeptes, a fait de l’islam une seconde peau dont le musulman ne se défait qu’au prix de terribles souffrances morales quand il ne s’agit pas de sanglantes exécutions. On   tue encore les apostats dans plusieurs des 57 pays islamiques de l’OCI (Organisation de la conférence islamique). L’OCI et la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam, du 5 août 1990, ratifiée par les 57 pays. On y lit à l’article 6  a) : « La femme est l’égale de l’homme au plan de la dignité humaine. Elle a autant de droits que de devoirs.  Elle jouit de sa personnalité civile et de l’autonomie financière, ainsi que du droit de conserver son prénom et son patronyme ».  Quelle perfidie ! Quel mensonge éhonté lorsque, chaque jour, les médias internationaux se font l’écho des humiliations subies par les femmes !  Même la Turquie n’échappe pas à la lapidation dans les contrées reculées où le wahabbisme n’a pas encore droit de cité (« Why we left Islam », témoignage d’apostats de l’islam, Susan Crimps et Joel Richardson, 2008).   Voilà l’islam que nous, Occidentaux, voyons à l’oeuvre autour de nous : on tue au nom du Coran, on lapide la femme adultère en son nom,  on égorge des chrétiens comme des moutons (mais aussi des musulmans),  on coupe des mains au nom du Coran (sourate V, 88) comme en  témoignent certaines vidéos insoutenables qui circulent sur le Net et où l’on voit des barbus débiter des prières avant d’assassiner des innocents.  Certes,  le livre de l’imam dénonce l’amputation des voleurs.  Mais où et quand  entend-t-on les musulmans ‘ normaux ‘ manifester en nombre contre ces pratiques barbares qui déshonorent leurs auteurs et le prophète sanguinaire qui les y a poussés ?  Ils sont un milliard et demi sur Terre et sans doute huit ou neuf millions en France et non pas 4 ou 5 millions comme le  suggère l’imam. Personne parmi les vôtres, M. Oubrou,  ne descend jamais dans la rue pour se dresser, devant la porte de telle ambassade, contre la barbarie de vos coreligionnaires au nom d’Allah et de l’Oumma . Vos brebis manqueraient-elles de courage ? Que dire des atrocités commises sur des musulmans par d’autres musulmans inspirés, selon vous, par le wahabbisme, les salafistes étant selon vous  « inoffensifs » ? Votre dieu vous entende et qu’il entende tous ces Français qui en ont ras le burnous de vos brebis déguisées à longueur d’année comme pour Carnaval (foulard, voile, gandoura , kami…). A ce propos, j’ai beaucoup ri lorsque vous déclarez que les musulmans devraient renoncer aux signes trop visibles. Je crois même m’être écriée : « Bravo, Oubrou ! ».  Mais j’ai failli pleurer en lisant que votre femme et vos filles PORTENT LE VOILE mais-que-si-mes-filles-décident-de-ne-plus-le-porter-je-les-laisserai-faire.   Vous êtes comme votre prophète, vous écrivez tout et son contraire.  Tout de même, faut-il être bête ou aveugle  pour ne pas relever, dans votre livre sacré,  nombre de versets contradictoires qui le rendent sujet à caution !  Le Coran souffle le chaud, le Coran souffle le froid.  Le Coran est décousu et tout lecteur un tant soit peu impartial finit par se prendre les pattes dans le tissu de contradictions dont il est constitué.

L’ennui, c’est que les musulmans croient dur comme fer que le Coran est  « incréé » et donc non révisable à la lumière de l’évolution du monde.  Et l’ennui, c’est qu’ils sont convaincus de leur supériorité : « Vous êtes la meilleure communauté du monde » (sourate III, 110). D’où le mépris que le reste de l’humanité  leur inspire, à ces condamnés à perpétuité de l’islam et de l’oumma, la plus vaste prison sans barreaux du monde. Une prison où sévit la ségrégation des sexes : à la maison, à la mosquée, dans les mariages, et jusqu’au cimetière !

A tout cela, M. Oubrou objecte que « Le Coran doit être lu théologiquement. »  C’est intéressant, le point de vue d’un imam théologien – il y en a très peu dans le monde musulman où sévissent des millions d’ imams auto-proclamés, incultes et rétrogrades qui bourrent le  crâne d’un milliard et demi d’individus eux-mêmes très majoritairement peu éduqués pour ne pas dire ignares. L’ignorance ne saurait conduire au respect de l’Autre.

A ce stade, vous n’êtes pas encore parvenu, Monsieur l’imam, à me convaincre que l’islam a sa place en Occident. Votre islam ne pourrait se fondre dans la nation française qu’à une condition  : vous soumettre sans aucun accommodement (dé)raisonnable, vous et les vôtres, à votre dieu si tel est votre bon plaisir, mais prioritairement aux lois de notre république qui ne souffrent aucune dérogation, et  à nos us et coutumes.

(à suivre)

Eve Sauvagère

 

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