Un interdit alimentaire, c’est de la politique et… souvent du pognon

Dans le cadre de l’université, j’ai suivi entre octobre 2011 et début janvier 2012, un cycle de douze conférences intitulé « religions et alimentation », par un maitre de conférence de géographie, titulaire d’un mastère « alimentation et cultures alimentaires ».
Je ne donne pas les noms au cas où un chasseur ou une chasseresse de primes passerait par là, si vous voyez ce que je veux dire.
Cet universitaire a abordé toutes les religions de la planète. Son enseignement était passionnant. Après avoir passé en revue religion par religion, les textes fondateurs, il a cherché des explications, scientifiques, historiques, climatiques, aux pratiques et le cas échéant, aux interdits alimentaires, bref, nous étions 400 suspendus à ses lèvres.
On peut conclure, sans, encore une fois vouloir faire de mal à qui que ce soit, qu’un interdit alimentaire est fait pour fédérer les émules d’une religion, et, cela est très compréhensible, pour souder la communauté, garder le pouvoir, bref, c’est de la politique, et, ce, depuis le début, du début, de la naissance de ladite religion, même parfois avant son apparition, elle a récupéré l’interdit en se répandant dans la population.

Le halal et pas seulement, le halal, c’est de l’argent : en 2010 il représentait 5,5 milliards d’euros dont 1 milliard pour la restauration (le Figaro du 31 mars 2010), soit le double du bio.

Quand on mange halal on donne des subsides à l’une des seules 3 mosquées : Paris, Lyon, ou Évry, agrées pour accorder la certification. . Car pour accorder leur certification les mosquées demandent une taxe. La France a accordé une dérogation pour que l’on puisse égorger sans étourdissement préalable, (on parle d’un « étourdissement léger » pratiqué dans certains lieux d’abattage ) d’autres pays moins « à plat ventre » » ont refusé : Pays Scandinaves, Grèce, Suisse. La Grande Bretagne, l’Allemagne, les Pays Bas voient la dérogation contestée publiquement.
Tous les surplus sont fourgués à nous, « à l’insu de nôtre plein gré », de même que les morceaux moins prisés par les consommateurs. On reste pantois devant tant de bonté, mais ce qui fait qu’à la fin des fins, nous finançons l’enseignement cultuel et religieux dispensé en ces lieux.
C’est un tel marché, qu’une firme bien connue que je ne nommerai pas, a mis sur le marché des « œufs halal », or, il n’y a rien de plus halal naturellement que l’œuf, on nage en plein délire. Remarquez que le Jérusalem post du 25 novembre 2011 a fait connaître qu’un labo avait « créé » des « oies bio », au goût de porc, avec quoi pique-t-on ces pauvrettes ? 3 rabbins ont déjà donné leur bénédiction, si j’ose dire.

Histoire de vous achever, le bio est pour notre professeur, devenu une nouvelle religion, donc ne ricanez pas sardoniquement, vous, là bas derrière, je vous vois.

Cerise sur le gâteau, la carte mondiale de l’athéisme, peut se calquer sur la carte des régions très développées. A méditer.
Conclusion il y a du pain sur la planche, et pour longtemps, camarades laïques.
Monique Vigneau

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