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Un islamiste n’a pas le choix : soumission ou condamnation à mort…

L’islamiste est assujetti à lui-même, mais il ne le sait pas. Cette ignorance fait sa force, et sa force est dans sa puissance d’adoration. Or, l’adoration est le contraire de la réflexion.

Adorer, c’est adhérer. Réfléchir, c’est questionner. Pas de questions chez l’islamiste : que des actions ! Pas de faux pas : que la faux ! Pas d’erreurs : que des vérités ! Quelles vérités ? Les siennes ? Non : celles de Dieu – qu’il a fait siennes ! Et la porte se referme définitivement, si tant est qu’elle ait pu s’ouvrir, ne serait-ce qu’une fois !

Voilà pourquoi l’islamiste est incorruptible. C’est l’homme intègre par excellence. Il l’est même au prix du sang, qu’il s’agisse du sang de sa victime ou du sien : tueur ou martyr, il demeure en accord avec lui-même. Son bonheur est une « conviction-fusion » : « Allah pour être homme ; être homme pour servir Allah ».

L’islamiste n’hésite pas. Il exalte ceux qui l’approchent, et supprime ceux qui lui résistent : ou la soumission à vie, ou la condamnation à mort ! Ou le paradis, ou l’enfer ! L’idéal est à venir, et l’avenir est idéal !

Cela vaut pour tous les hommes, des mendiants jusqu’aux brigands, des lettrés jusqu’aux illettrés, des nouveau-nés jusqu’aux mourants.

La Lumière est là. Elle est divine : qui pourrait la refuser ? La doctrine céleste rend docte. C’est elle qui dispense la sagesse que les docteurs de la foi possèdent, et que l’islamiste incarne.

Sans cette dernière, que serions-nous, sinon un amoncellement de caprices et de vices ? N’avons-nous pas le devoir de viser plus haut ? Viser plus haut, n’est-ce pas s’accomplir ? Et s’accomplir, n’est-ce pas tuer l’infidèle ? En tuant l’infidèle, n’est-on pas en phase avec le « Seigneur des Mondes » ?

Qui peut faire plus grand ?

Maurice Vidal