Un jour, ils devront répondre devant le peuple de leurs trahisons !

Publié le 4 octobre 2010 - par
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A propos de l’article de Manuel Valls Le Monde de ce 01 octobre 2010

De la dictature et des fanatismes obscurs associés

Du déficit démocratique et de quelques remèdes

En voilà un qui commence à se réveiller. Tout comme Robert Badinter qui a été cité dans l’article. Serait-il possible que la gauche redevînt enfin la gauche ? Celle des hussards noirs de la République, de Clémenceau et de Jaurès… Ou est-ce de l’opportunisme de girouette, le Peuple commençant de gronder un peu trop fort ? L’avenir va nous renseigner sur ce point assez rapidement.

On attend la même chose de la droite. Ce n’est plus une question de parti, c’est de la foi en la République, laïque, démocratique et sociale, plus que jamais une et indivisible qu’il s’agit. En d’autres termes du salut public et de la cohésion nationale. De nos principes fondateurs : on ne transige pas sur les principes.

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Tout comme les récents avatars de l’immonde commission dictatoriale-totalitaire de Bruxelles l’ont montré, çà et là, l’idée commence à poindre qu’il faudrait, aux termes de l’article 50 du torchon de Lisbonne quitter cette Europe de l’oppression, de la concussion, des lobbies du fric, du démantèlement de notre civilisation et des fanatismes dogmatiques de tous acabits.

Comme disait dans les années 1980 une chanson un peu anarchiste, « Même si vous ne croyez pas en Dieu, le paradis, ça devrait vous plaire… »
Curieusement, les Néerlandais, qui ont aussi rejeté la constitution turco-Giscardienne, sont en train de se ressaisir. L’instinct de conservation parle.
Jamais l’Union Européenne n’aurait dû excéder les limites de l’Empire de Charlemagne. Quelques vendus de rencontre en décidèrent autrement, dans le bas du dos des Peuples souverains. Les trotte-menu de la décadence qui leur ont emboîté le pas peuvent croire y trouver leur compte mais se retrouvent en fin de course grosjean comme devant.
Is fecit qui prodest.

Un jour prochain, tous ces anciens gauchistes, les Barroso et autres Cohn-Bendit, ces socialos caviar-pétard généreusement accommodants avec l’argent public du style Aubry, ces prétendus gaullistes mais suppôt sarkozyaques avérés, les Bertrand, Lefebvre, Mariani et consorts, devront répondre devant les Peuples de leurs activités et trahisons de pète-en-soie ravis du libéralisme en faillite. Ah ! Ces pauvres clowns affligeants toujours promoteurs de nouveauté dans leur petite, toute petite entreprise de showbiz mais sans strictement jamais de surprise. Pensée unique oblige, n’est-ce-pas ?

Il ne sera certes pas question de se déshonorer en remontant les bois de justice, le rasoir républicain est passé de mode et vecteur de vésanie hystérique au même titre que tous les divers opiacés de l’ignorance barbare, mais il est à souhaiter que quelques indignités nationales, suppressions des droits civiques et évictions du monde politique (à titre définitif) ainsi que des confiscations de biens mal-acquis puissent être prononcées. Qu’on leur laisse leur liberté à ces tyranneaux : celle de subir à leur tour. Question de comprendre un peu quel est notre actuel ordinaire.
Violer les droits du Peuple Souverain, bafouer ce dernier, le traîner dans la fange et le réduire subrepticement en esclavage est plus confortable qu’un génocide parce que plus discrètement lâche et pervers. Mais c’est à mes yeux aussi un crime contre l’humanité qui requiert un châtiment exemplaire : la marque publique et sans rémission de l’opprobre.

Quant au devenir de ces pauvres générations sacrifiées, ces jeunes qu’une république post-gaullienne – vandalisée par des élites soudain libérées de la tutelle morale, jugée par elles, odieuse du Général – n’a pas su parce que pas voulu (Ô CNPF métamorphosé Medef ! Ô loi du profit rapide et maximum…) assimiler par l’instruction publique, le droit sacré qu’est l’accès à la culture et au savoir, il va falloir traiter ce problème et vite. Sous peine de mort pour la France et tous les Français quels qu’ils soient. Au mieux de la plus hideuse des guerres : la civile.

Pour ce faire, eu égard l’intrication des phénomènes sociaux et psychologiques entrant en jeu, sans qu’on puisse préjuger ou imaginer un système miracle illusoire, on peut pressentir que le recours à la force est un prérequis. Cette force pourrait même se définir comme une violence inhabituelle et nécessaire au nom de la Nation et bien évidemment de l’Etat puisque chez nous ces deux concepts rituellement se confondent. Mais dès lors, n’en déplaise aux bobos professionnels du cri d’orfraie toujours recommencé, jamais renouvelé et de l’angélisme gémissant, il faudra que ces contraintes sans doute exceptionnelles aux fins de rétablissement de la démocratie s’exercent en premier lieu contre leurs acteurs.

L’expression « se faire violence » peut déjà permettre de s’en faire une idée. L’usage de la force ou de la contrainte physique exige la force ou la contrainte morale sur soi vous imposant de ne pas dériver. Il va falloir réapprendre l’amour du civisme à beaucoup (dont un certain nombre de Français de souche de morale élastique) à grands coups de trique rééducative même si ça ressemble à de la nouvelle dragonnade. Qui aime bien châtie bien. En outre il faut inhiber la reproduction de cet affreux schéma social : que les nouveaux venus dans notre monde se voient réellement conféré l’égalité des chances par le seul mérite. Toujours l’instinct de conservation.

La République a besoin de nouveaux Robespierre et de nouveaux Saint-Just et cette fois, est-il besoin de le souligner, sans mises à mort. La transgression des principes, des droits et de la loi doit donner à réfléchir par la peur d’un châtiment exemplaire immédiat et hautement dissuasif. Surtout pas de solution extrême qui fascine morbidement les obnubilés masochistes de l’autoflagellation et du martyre comme les criminels de droit commun.

Pour en finir, la France a besoin d’une nouvelle République, d’une nouvelle démocratie vertueuse, animée par de nouveaux partis dialoguant dans une réelle opposition et un débat constructifs, s’émulant les uns les autres, associée à une nouvelle justice soumise à contrôles permanents. Nous ne sommes plus une puissance majeure, de première grandeur, tant économique que militaire, mais aux jeux de la liberté, des idées, du progrès et du rayonnement culturel, en dépit ces derniers temps d’aléas sordides et des éclipses conséquentes aux couardes velléités d’une obscène médiocratie, ainsi ira la France qui n’a pas dit là son dernier mot et qui saura encore et toujours séduire son monde à défaut de séduire le monde.
« Français, encore un effort si vous voulez être (réellement) républicains ! »

Michel Guerlinguer

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