Un jugement sévère… qu’on n’est pas obligé d’accepter !

Publié le 21 octobre 2007 - par
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Un jugement sévère …

Je craignais un tel jugement. Le droit français ne permet pas à un commerçant de refuser un service et je ne suis pas certaine que le droit commercial permette d’établir une charte interne qui rejetterait le voile islamiste. Dans le cas de Fanny, il y a eu refus de service en raison du voile, donc de la religion affichée par la plaignante. En France, depuis la loi de mars 2005, le droit français assimile le voile à un signe religieux. Fanny a donc été jugée pour avoir refusé un service au regard de la religion d’une cliente. Une cliente militante qui a cru bon de porter plainte contre la propriétaire du gîte pour discrimination. Encore un territoire perdu de la République… !

… que l’on n’est pas obligé d’accepter

Le jugement est-il plus sévère en comparaison d’autres affaires du même type ? Je l’ignore. En tout cas, il y a bien une chose qui relève de notre liberté individuelle, c’est de pouvoir penser que ce n’est pas une raison pour accepter intellectuellement un tel jugement. Il n’y a pas lieu de tolérer tout ce qui se cache derrière ce fichu, qu’il soit minimaliste ou belphégorien. Nous avons, face au prosélytisme islamique et aux militants des « droits de l’homme », un « devoir d’ingérence » pour défendre les droits des femmes et leur dignité. C’est au cœur même de la société qu’une telle action doit se faire. Le tribunal applique les lois, mais les lois naissent de l’organisation de la société, de la volonté du peuple. La « tentation autoritaire » d’aujourd’hui peut aboutir demain sur une loi pour la dignité des femmes.

Un devoir d’ingérence

Le port du voile, prescription présumée du coran, en réalité symbole politico-islamiste récente, revient en réalité à la mise sous tutelle des femmes, à leur asservissement. L’éducation des petites filles conditionnées à une soumission à la gente masculine. Des femmes arrivent dans les centres d’hébergement après avoir été « frappées à coup de poings par leurs maris pour refus de porter le voile ». Les mariages « arrangés ». Les viols organisés. Les jeunes filles brûlées vives. NON…NON… NON. Le voile est facteur d’inégalités entre les hommes et les femmes, ce qui est contraire à notre constitution. Le voile porte atteinte au respect des droits de l’enfant. Il contrevient à l’obligation de l’Etat dans son rôle de protection de l’enfance. Notre devoir est de dire que le voile n’est pas un simple signe religieux. Le voile cache de la violence.

Faites confiance aux féministes

Il n’y a de piège ni pour les féministes ni pour les laïques d’être « embrigadés dans une instrumentalisation par l’extrême droite catholique ». Chacun a sa propre croisade. Les croisades se recoupent parfois. Toute idéologie constitue un carcan. L’UFAL pas plus que les autres groupes n’y échappe. Le combat pour la dignité des femmes continuera pour éclairer les politiques, la presse, les individus. Les débats vont se poursuivre dans la société. Il n’y a pas de pensée unique. Que l’on fasse la grâce aux féministes et aux laïques de les considérer comme des esprits libres. Le combat continue contre les violences faites aux femmes et contre ce pseudo-signe religieux qu’est le « voile ». Vive Riposte Laïque… ! ! !

Aimée Toulgoat

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