Un monde où plus personne n’est content…

Publié le 23 octobre 2015 - par - 18 commentaires - 843 vues
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larmesLa presse relate que Stromae au Rwanda enflamme Kigali lors d’un concert et multiplie les références à ses origines. A la radio, Paula Jacques sur France-Inter, nous présente l’écrivain d’origine éthiopienne Dinaw Mengistu. Réfugié à l’âge de deux ans, aux USA, pour cause de guerre civile, il déclare avoir le mal de son pays d’origine.

Toujours sur France Inter, Zoe Varier, invite un professeur d’Anglais, né en France de parents Kabyles, qui se sent avant tout Berbère. Invité avant lui, un Afghan, venu en France à quinze ans, sauvé par l’adoption d’une famille française, se sent d’abord afghan.

Bref, ces personnes, souvent intéressantes à entendre, ont du vague à l’âme.

Tout comme Monsieur Ano du Ghana, Diabira de Mauritanie, Leslouati de Tunisie qui habitent le même quartier pavillonnaire d’une ville Française.

Monsieur Ano et les autres, grâce au pays d’accueil ont pu accéder à une possession inimaginable pour la plupart des habitants de leur pays d’origine.

Pas une richesse immense, mais, au moins la certitude de manger à leur faim, pouvoir se soigner, avoir un minimum de droits civiques et d’éducation pour leurs enfants. Ce que n’ont pas, tout à fait, hélas , tous les citoyens de ce pays.

Mais, la richesse matérielle n’est pas tout. Messieurs Ano, Diabira et Leslouati, ont des problèmes identitaires ! Ils rêvent tous d’un pays perdu et fantasmé.

Un pays accueillant, fraternel, empli de souvenirs, de fêtes, de traditions,  de paysages, ou il faisait  bon vivre. Un pays ou coulait le lait et le miel. Mais, que la misère leur a fait quitter !

Ils se disent : J’ai dû quitter mon pays, mais mes enfants seront du pays que j’ai choisi. Et bien, très souvent : Non.

A la deuxième génération, les écoles sont pleines d’enfants français, qui se disent d’origine x, y ou z.

Quand on le leur demande, ils tergiversent longuement avec coquetterie pour se dire Français, mais se veulent d’abord fiers de leurs racines. Fiers d’être noir, rouge, vert, arabe, berbère, aoussa, issas, tigréen, ottento, fiers vous dis-je.

Ils sont fiers et comment leur enlever ça. Mais, comment sont ceux qui les accueillent ? Ils sont discrets, presque gênés. C’est tout juste, s’ils n’ont pas honte d’eux mêmes.

Décrivons les : Incolores, inodores, sans saveur et surtout invisibles.

Leur rôle est de sortir ceux qui arrivent de la misère et ceci pour l’éternité (c’est long), avec la force de quelques dizaines de millions d’individus, tous les pauvres(c’est beaucoup) de la planète. Ils ne doivent , bien entendu, recevoir aucun remerciement.

En effet, comment remercier des gens qui : créent des ghettos, malgré des milliards engagés dans la rénovation urbaine. Qui  sont et seront éternellement racistes, par définition, et c’est la raison pour laquelle des millions de personnes se ruent chez eux. Qui sont coupables pour toujours des crimes du  colonialisme (il y en a eu, hélas!).

Ce mot (colonialisme) ayant au moins le mérite pour beaucoup de justifier, sans discussion possible, leur présence ici.

Mais, après tout, le pays d’accueil existe-il vraiment ? N’est-ce pas une entité terne, grise, quasiment virtuelle, sans histoire ni intérêt ? Un pays qui n’existe que pour promulguer de flamboyantes déclarations, des lois, des droits(de l’homme, d’ingérence humanitaire…) et accueillir sans fin.

Ces questions ne chagrinent pas nos gouvernants, qui à la fois pratiquent une espèce de néo- colonialisme soft et favorise l’accueil des réfugiés qu’ils ont eux-mêmes créés, sans négliger tous ceux qui se présentent, et qu’on accepte au nom d’une générosité de façade.

Et, tant pis pour son propre peuple qui se pousse en silence pour faire de la place. Nous assistons de plus en plus, à un monde où chacun rêve d’un paradis perdu. Où les cultures s’entrechoquent, mais ne se mélangent pas. Où ce qui fait l’âme d’un pays, sa force motrice, ses racines, sa mémoire sociale et militante, son passé sur lequel on peut construire un avenir, disparaît.

Un monde ou Alain, Paul et Gérard constatent, sans voix, avec amertume, que leur pays s’efface devant eux.

Un monde, aussi où Ano, Diabira et Leslouati, malgré leurs pavillons et leurs voitures continueront longtemps à pleurer leur paradis perdu.

Luis Bravo

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Notifiez de
DESHAYES

oui ,çà me choque d’entendre « je suis d’origine espagnole ,ou italienne,etc « dans les jeux ,je suis Française toute la partie maternelle mais espagole et allemande côté paternelle ,moi , je suis 100 % Française ,et il ne m’est jamais venu à l’esprit quand on me demandez et encore aujourd’hui de dire ‘je suis d’origine de « ,c »est pitoyable !c’est qu’au fond ,ils ne se sentent pas français ,çà doit bien faire ,pauvres cons ,qu’on est au coeur lson pays d’origine quand on l’a quitté ,pour diverses raisons c’est une chose ,mais quand on est né en France ,c’est celui là qui… lire la suite

Themis

Merci Monsieur pour ce très joli texte qui résume beaucoup de choses en relatant simplement les faits.
Quand on voit le résultat de la situation, c’est en effet bien « un monde où plus personne n’est content »

« Nous décidons des choses et les laissons de côté pour attendre quelque temps et voir ce qui va se passer. S’il n’y a pas de grandes protestations et autres émeutes – car, de toute façon, personne ne comprend ce que nous décidons -, alors nous continuons, pas à pas, jusqu’à ce qu’un retour en arrière devienne impossible. »
Jean-Claude Juncker (Der-Spiegel 1999)

Patricia J.

Merci Thémis pour les propos de J.C.Juncker… C’est bien des fous qui se sont emparés du pouvoir. Et cela fait longtemps que cela dure, en vérité. Ils appelle çà le « système de cliquet » J’ai oublié le mot exact… Je le retrouverai. En fait, ils avancent en verrouillant au fur et à mesure afin de nous amener là où ils veulent. Déjà, depuis les années 1973, cela commençait. Je me souviens bien : il y a eu une convergence d’évènements bizarres : la crise pétrolière, l’envahissement des ouvriers chinois et l’effondrement du secteur du textile… J’en sais quelque chose mon papa… lire la suite

Patricia. J

Dans mon énumération, j’ai oublié l’un des paramètres principales qui a fait basculer la France en 1973 dans le giron des mondialistes & financiaristes, une étape avant le Traité de Maastricht : Les emprunts de l’Etat Français ne devaient plus se faire à la Banque de France à 0% d’intérêt, mais La France devait se soumettre aux emprunts des banques privés & spéculatives, avec des taux d’intérêts exorbitants. Nous l’avons presqu’oublié : c’était… sous le gouvernement de Pompidou et de Valérie Giscard d’Estain, alors Ministre des Finances. Ce dernier, une fois élu Président allait devenir le promoteur de « la société… lire la suite

lem

vous avez raison, vous ne pouvez savoir à quel point , c’est du niveau de la cellule! les immigrés ne se remettent jamais de leur déracinement et le font « payer »; il faut bien qu’il y ait un coupable et c’est celui qui est le plus près, qui les reçoit , puisqu’ils ne peuvent le dire à « ceux  » qui les ont jeté! c’est presque du domaine de la psychanalyse; je connais des personnes qui sont reconnaissants, un russe , une portugaise, et d’autres;..et nous sommes heureux avec eux ! ils parlent de leur histoire mais nous l’impose pas ! elle… lire la suite

Patricia J.

Merci pour votre analyse. C’est vrai que c’est un mal être qui est présent jusque dans les cellules.
Un grand sage de l’Inde a dit : « C’est une souffrance indicible que d’être déraciné. »
Il a dit aussi : « Il faut arrêter tous les déplacements de par le monde. »

Dominique

Jolie formule et combien vérifiée.

bataille de Tourtour

Patricia J.
C’est ce qu’analyse finement la philosophe Simone Weil dans « L’Enracinement ».

Françoise

Je n’ai pas une goutte de sang français (Vietnam) mais lors de notre arrivée en France, mes parents m’ont appris à être reconnaissants envers le pays qui nous avait reçus et surtout à avoir de la fierté d’être français. Un pays magnifique où il suffit de faire 50 km en voiture pour se retrouver dans de nouveaux paysages, nouvelle architecture, cuisine différente. Aux États Unis, vous pouvez faire des milliers de km et voir toujours le même horizon, jusqu’à l’indigestion. Historiquement, les Français ont été souvent novateurs et découvreurs. Le problème est que les Français sont naïfs et se font… lire la suite

Patricia J.

Comme c’est beau ce que vous dites! Cela fait chaud au cœur. Oui, les Français sont naïfs, vous avez raison dans votre constat. La question est :  » à qui profite le crime? » En vérité, les français sont formatés et ont le nez dans le guidon depuis des générations… depuis la philosophie dite des lumières, les théories ultra-libérales des physiocrates et pour finir la révolution bourgeoise française voulue par les francs-maçons, qui n’a jamais été une révolution populaire. C’est un leurre, un mensonge éhonté qu’il est facile de démonter, preuves à l’appui. Il y a des Historiens qui commencent à… lire la suite

Dominique

Heureusement, certains naïfs se réveillent d’un long sommeil comateux et vont sans aucun doute retrouver leur courage et se battre pour ne pas disparaître.

DESHAYES

Françoise ,comme dit Patricia çà fait chaud au coeur de vous lire ,j’ai des connaissances d’  » Indochinois  » ils sont Français à 100% ,ils ont gardé l’Amour de leur pays d’origine dans leur coeur ,comme les rapatriés dont je fais partie,,mais ils ont su se fondre dans la société ,sans emmerder personne ,sans revendications ,ce qui n’est pas le cas de la racaille qui se dit chez elle et qui nous empoisonne la vie depuis des décennies ,merci ,Françoise pour l’Amour et le respect que vous avez pour votre nôtre Pays

Dominique

Merci pour votre texte, non pas tant parce que vous y faites l’éloge de notre patrie, qui est fière de vous compter à présent parmi ses enfants, mais parce que vous avez compris l’essence même de l’âme française, que certains de nos concitoyens de souche. bafouent et parjurent à grand coups de mondialisation et de multiculturalisme imposés.Comme si la destruction de notre culture était leur but final et que la hâte d’en finir avec elle était leur seule ambition.

Beate

Mon pays s’efface devant autour de moi depuis des années. Je ne suis pas restée sans voix mais j’étais étiquettée « folle », « réac. », « raciste » lorsque j’alertais mes concitoyens sur la disparition de la France de mon enfance, la France de mes parents et grand-parents.
Aujourd’hui je passe un peu moins pour une folle. Je ne suis plus seule, j’ai rencontré RL & RR qui sont encore plus « réac, » & « racistes » que moi.

Dominique

Je ressens la même chose que vous depuis une vingtaine d’années. Notre France a vraiment trop changé, et en mal.Cela nous serre le coeur de voir tous ces vautours malveillants, les politiques et associations anti-françaises, se délecter de nos misères et souffrances morales ressenties de perdre l’âme et les richesses culturelles et traditionnelles de notre pays.En échange de quoi, on nous impose des apports multiculturels, venant d’ailleurs que l’on est prié d’intégrer alors que les nôtres sont priés de s’effacer et encore mieux de se désintégrer.

DESHAYES

je suis née de l’autre côté de la Méditerranée ,j’ai connu la France en 47,puis ensuite nous venions tous les 2 ans ,jusqu’au grand départ de 62,j’ai connu la douceur Angevine,Toulouse,Saint Gilles Croix de vie ,Tancarville ?J’en ai gardé un souvenir merveilleux de cette France ,et lorsque je vois aujourd’hui ,j’en ai le coeur gros ,et je remercie le ciel que mes grands parents ,oncles et tantes ne voient pas leur France aussi salie ,dégradée ,rejetée par des gens qu’Elle nourrit ,c’est bien triste ,qu’allons nous laisser à nos arriéres petits enfants ?

Patricia.j

Comme votre témoignage est beau et touchant!

bataille de Tourtour

Soljenitsyne :  » Quand on veut détruire un peuple, il faut d’abord détruire ses racines ».