Un pays monoculturel sans tag et sans islam : superbe Japon

Publié le 11 mai 2013 - par - 5 615 vues
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Un pays sans islam : superbe Japon…

Un des fondamentaux d’une culture me semble se caractériser par ces codes de relations   superficielles avec des inconnus, ces échanges « automatiques » intégrés lors des petits contacts quotidiens avec des gens qui « comptent » peu sur le plan affectif.

C’est le domaine de la politesse, du respect minimum dû à autrui, le sourire de détente…, bref, tous les codes qui expriment le « je ne souhaite pas être agressif avec vous » et du « je tiens compte de votre existence »…

japon1C’est le temps des cerisiers en fleurs au Japon. Je m’y suis rendu en ce mois d’Avril et sillonné le pays avec curiosité et attention, conscient de mon imprégnation imaginaire de la réputation un peu négative de ce pays.

Surprises…

J’en reviens modifié par ce que j’y ai vécu.

3 exceptions mondiales dans le Japon d’aujourd’hui :

1)   Un mode de relation à l’autre, même à l’inconnu non japonais : une extrême civilité des habitants, le sentiment d’un respect de chacun dans les échanges « banaux » du quotidien. L’espace exigu des logements est sans doute une des causes du souci à ne pas troubler la distance respectée par et pour tous. Les gens cèdent avec empressement leur place dans les transports aux personnes en difficulté. Ils ne se touchent pas, l’inclinaison délicate du corps en avant évitant le contact de la main dans un respect mutuel fort plaisant. (contrairement à d’autres qui considèrent que le contact physique social est impur, avec les femmes en particulier).

Les japonais attendent aux feux de signalisations, même si la voie est libre de tout véhicule. 9 niveaux de politesse existent, en fonction de l’âge, du social, et de bien d’autres critères sophistiqués.

Ce qui ne limite pas la chaleur des rencontres, surtout lorsque les japonais parlent français.

2)    Une propreté de l’ensemble du pays surprenante : pas un papier sur la chaussée, pas un tag, des personnels qui attendent les voyageurs pour déposer leur détritus à la sortie des trains. Le tout dans un génie organisateur accepté par la grande majorité des japonais. Aspect remarquable par rapport à l’habituel de nos villes, par contraste, où  les « incivilités » et autres agressions sont devenues si banales.

3)   Enfin et surtout, un pays sans le poids de l’islam :

Les premiers contacts Japon-islam ne datent que du 19ème . Puis, les quelques musulmans russes fuyant la révolution d’Octobre (moins d’un millier), favorables à l’extrême droite japonaise durant la guerre, furent aisément contenus par les américains vainqueurs.

Malgré les tentatives de rapprochement, lors de la crise du pétrole en 1973, les échanges furent sans lendemains, les 2 civilisations sans doute trop lointaines pour s’apprécier mutuellement.

Il paraît qu’il existe tout de même un millier de musulmans au Japon, qui s’auto comptent plus de 100 000. Une mosquée à Tokyo et quelques autres, assez invisibles dans quelques grandes villes. Aucune possibilité pour eux d’intimidation, d’expansion, d’arrogance méprisante, de violences, aucun privilège, aucun accommodement, aucune complaisance, mais seulement une forme de contention contrôlée, l’obligation de respecter les lois japonaises… A ce prix,  les problèmes liés à leur religion réactionnaire n’apparaissent point, leur influence est nulle dans le pays, malgré leurs finances externes en principe illimitées.

Aucune naturalisation ne leur est offerte, leur image reste très négative et leur front tenu bas, soumis et peu national.

Tous les japonais rencontrés soulignent que leur sécurité est, de cette façon, assurée.

japon2La vie monoculturelle leur apparaît d’une valeur relationnelle bien supérieure à celle du multiculturalisme conflictuel, dangereux et en réalité appauvrissant, surtout lorsque l’islam en demande toute la place, au détriment des autochtones.

Bien sûr, tout n’est pas idyllique au Japon. Les problèmes existent, comme dans toute communauté, même solide. Certains aspects de leur mode de vie ne nous conviendraient sans doute que peu (superstitions, rigorisme, apparences, etc.…), mais les points positifs (joie de vivre, échanges agréables et respectueux, finesse culturelle et gastronomique, etc..) l’emportent largement sur les inconvénients.

Un bien bel et passionnant pays que le Japon.

Guy SAUVAGE

 

 

 

 

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