Un pervers sexuel viole la place Vendôme avec une poire à lavement géante

Publié le 18 octobre 2014 - par - 4 923 vues
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CAPlug-vendomeProfitant de ce que je me trouvais à proximité de la prestigieuse place Vendôme, j’ai décidé d’aller voir de plus près cet objet de scandale qui agite la Toile depuis hier. Je n’ai pas été déçue. La chose est un vulgaire objet gonflable de 24 mètres de haut, maintenu par des ficelles et relié par un tuyau à une soufflerie. Même un canot de sauvetage est plus travaillé.

Comme dirait Jean-Pierre Coffe… « c’est de la merde ! ». Atterrée je prends quelques photos, m’apitoyant au passage sur le sort des pauvres joailliers de la place, si soucieux de parfaite beauté, insultés par une telle horreur inesthétique, vulgaire et obscène, née du cerveau dérangé d’un obsédé du fondement anal.

Je ne suis pas la seule à arborer un air dégoûté. Un homme s’arrête lui aussi, sceptique et atterré. Il trouve cela extrêmement laid lui aussi et me demande si c’est vraiment un sapin. Je lui réponds que non, que c’est un sextoy et que l’auteur de ce machin a pour coutume de polluer la planète d’ «œuvres » similaires, étrons, actes pédophiles et autres. Il n’en croit pas ses oreilles.

A quelques mètres de nous, trois cerbères arborant des brassards orange « sécurité » nous surveillent, craignant probablement que nous commettions un acte sacrilège. Le fait est que dégonfler ce sextoy géant est très tentant. Paris est insulté, défiguré, humilié, Paris est violé.

A quelques pas de là, une femme est en train d’être interviewée par l’équipe du Petit Journal. Elle se présente comme roumaine et explique que tout ça c’est de l’art, que c’est tendance, qu’il faut s’y faire. Hors micro elle déclare que la France est un pays « démocratique et contemporain », que c’est de la liberté d’expression et que le politiquement correct ne passera pas par Mc Carthy, l’auteur du gode géant vert gonflable.

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La femme explique aux journalistes, qui ne cachent pas leur scepticisme quant à la comparaison avec un sapin, qu’au départ l’auteur n’a jamais prétendu qu’il s’agissait d’un sapin de noël. Quelques instants plus tard, elle en parlera pourtant bien comme d’un sapin. Mc Carthy lui-même revendique le caractère sexuel de son sapin érectile : « Tout est parti d’une plaisanterie: à l’origine, je trouvais que le plug anal avait une forme similaire aux sculptures de Brancusi. Après, je me suis rendu compte que cela ressemblait à un arbre de Noël ».

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Tandis que la femme est interrogée, une autre surveille l’interview en souriant. Je lui demande la raison de ce choix de la place Vendôme et si c’est de la provocation. Elle me répond que non, que « l’œuvre » va rester en place quelques jours seulement et que d’autres seront installées, notamment aux Tuileries, que tout cela est mis en place par la FIAC. Comme elle a l’air bien renseignée, je lui demande par qui sont payés les trois agents de sécurité qui tournent autour du machin. Elle tente de me rassurer en m’expliquant que c’est un financement privé à la demande de l’auteur en raison de l’agression de celui-ci la veille par un homme qui manifestement n’a pas su apprécier l’apport artistique d’un godemiché anal sur la plus belle place du monde.

Selon la directrice de la FIAC « cette œuvre a d’ailleurs reçu toutes les autorisations nécessaires : de la Préfecture de police, de la Mairie de Paris et du Ministère de la Culture, en lien avec le Comité Vendôme, qui regroupe les commerçants de la place. A quoi sert l’art si ce n’est de troubler, de poser des questions, de révéler des failles dans la société ? »

Les journalistes du Petit Journal ne sont pas dupes, ils sont même choqués et le disent hors micro, une fois l’interview achevée. La jeune femme qui tient la caméra n’y tient plus, elle dit à la Roumaine que tout de même c’est de la provocation de venir précisément installer ce sextoy sur la place Vendôme, là où se rendent quotidiennement les Veilleurs qui défendent la famille, et qu’en plus cette énormité défigure honteusement la place. Son collègue approuve, lui aussi est outré, même s’il reste poli et professionnel. La femme sourit comme si elle était au-dessus de cela, comme si le côté artistique se plaçait forcément au-dessus des contingences si bassement humaines. Elle rétorque donc que cela « n’est pas politique mais seulement artistique ». Et là, je manque de m’étrangler lorsqu’en guise d’argument, elle précise que la polémique sur le sextoy de Mc Carthy est en tout point comparable avec le scandale qu’avait suscité en son temps une œuvre du Caravage dans laquelle on voit un homme agenouillé devant la Vierge alors qu’au premier plan figurent ses deux pieds sales. Je regarde en coin le sextoy pendant qu’elle parle, mortifiée de cette comparaison de l’œuvre du vénérable Caravage avec cette grosse poche d’air aux allures de poire à lavement.

Voilà à quoi se résume l’art au 21e siècle : plastique, sexe, facilité, incompétence technique et artistique, et mauvais goût. Pour le talent authentique et l’émotion vraie, on repassera.

Si vous avez un chien à sortir ces jours-ci, n’hésitez pas à le promener du côté de la place Vendôme. Si certains ont le droit d’y déverser leurs déchets, il n’y a pas de raison que vous ne puissiez pas en faire autant.

Caroline Alamachère

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