Une ahurissante victoire juridique de l'islamisme, aux terribles conséquences potentielles

Une juge du TGI a prononcé ce vendredi 12mars 2010 en référé une ordonnance de retrait d’une affiche du Front National mettant en cause l’islamisme en France amené par des djihadistes algériens, en déclarant dans ses attendus que: « cette affiche est non seulement de nature à provoquer un sentiment de rejet et d’animosité à l’encontre d’un groupe de personnes dont sont visés les pratiques religieuses, les femmes et la nationalité …»
Comment décoder ce jugement, sans ambiguïté :
 Le port de la burqa ou voile intégral est considéré par la justice française comme une pratique religieuse licite, et stigmatiser cette pratique est un trouble à l’ordre public
 Stigmatiser ce port du voile intégral est alors considéré par la justice française comme une agression envers les femmes qui le portent, et donc comme un délit de nature justement de trouble à l’ordre public.
 Rappeler l’offensive islamique apportée par des djihadistes algériens est interdit par la justice française et relève du secret d’état inviolable; le révéler est donc un trouble à l’ordre public
Et ainsi, si dénoncer le port de la burqa et autre forme du voile intégrale est considéré comme une pratique religieuse licite et de ce fait est un trouble à l’ordre public, il s’agit bien de la reconnaissance dans les faits d’un délit de blasphème; c’est l’Eglise Catholique qui a fait introduire officiellement par une loi récente le délit de blasphème en Irlande qui doit être contente ! ; sa stratégie d’alliance avec les forces islamiques en France porte ses fruits!!
Si stigmatiser le port du voile intégral est considéré comme une agression envers les femmes qui le portent et donc relève d’un trouble à l’ordre public, c’est reconnaître que le statut de la femme emburqabée est d’une haute valeur morale qu’il faut protégée: les pétitions pour une loi interdisant le port en public du voile intégral deviennent alors, elles aussi, un délit de nature de trouble à l’ordre public.
Si rappeler que les djihadistes viennent essentiellement d’Algérie dans notre pays est un trouble à l’ordre public, c’est accepter la censure de l’information, instituée quand un pays étranger est mis en cause, notamment quand il y a pression du gouvernement de ce pays étranger, comme cela a été le cas par le gouvernement algérien dans cette affaire.
Mais c’est le FN qui a fait cette affiche, diront les bonnes consciences, et tout est bon pour le condamner!!! Qui s’insurge contre le référé du TGI à Marseille soutient le FN, prétendent ces bonnes consciences!
Eh bien non , cela n’a rien à voir.

Et je suis bien placé pour l’affirmer. Je suis en effet, de ceux qui , il y a 8 ans environ, avaient affirmé publiquement, en compagnie du seul homme politique, Jean-Luc MELENCHON, qui avait eu ce courage, de proposer l’interdiction du FN parce que c’était une organisation qui, avec les déclarations de son président, Jean-Marie LE PEN et de son vice-président Bruno GOLLNISH , ne respectait pas nos valeurs républicaines fondamentales; c’est par le même résonnement apporté par les révolutionnaires de 1792 qui explique que ne peuvent pas exercer dans notre République les organisations politiques ou associatives qui ne respectent pas les valeurs de la République que je préconisais à cette époque la dissolution des JCR, organisation des jeunes de la LCR (ancêtre du NPA) d’Olivier BESANCENOT, connue pour son soutien éhontée aux fanatiques islamiques dans les manifestations publiques ; n’oublions pas, en outre, qu’ils voulaient imposer le port du voile islamique à l’école et soutenait le HAMAS à la charte criminelle instituant l’obligation d’assassiner les juifs d’Israël; et maintenant; pour les mêmes raisons, je suis partisan de la dissolution du MRAP, des « Indigènes de la République »et autres officines antirépublicaines.
Dissoudre une organisation qui est une menace pour la République indivisible, laïque et sociale est un acte politique, ordonné par les représentants légitimes de la nation, à la suite des déclarations des dirigeants de ses organisations reconnues comme « incompatibles avec les principes d’une société démocratique », pour reprendre textuellement les attendus de l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) lorsqu’elle a justifié la dissolution en 1998 du parti islamique REFAH-partisi par la Turquie.
Mais ce ne sont pas aux juges, par des jugements de circonstances ayant pour but seulement de sanctionner une organisation toujours en mal de respectabilité, de créer, pour ce faire, de nouvelles lois jurisprudentielles qui vont à l’encontre de nos valeurs républicaines.
En effet, que chacun ait bien conscience des conséquences dramatiques si ces attendus sont repris dans d’autres jugements, ce qui risque désormais d’arriver :
– Le port en public de la burqa est désormais légitimé dans notre droit et donc protégé ;
– le port de la burqa relève dès maintenant explicitement de la dignité de la femme ;
– une pétition demandant l’interdiction du port en public de la burqa est susceptible de poursuites judiciaires ;
– la dénonciation de l’islamisme et des djihadistes venus d’Algérie est également susceptible désormais de poursuites judiciaires ;
C’est une grande victoire juridique de ceux qui sont partisans d’accepter, voire de favoriser l’islamisation de la France, comme le mènent le MRAP et ses acolytes depuis des décennies, et c’est une victoire juridique sur le fond, ce qui est très grave.
Beaucoup de laïques authentiques comme Elisabeth BADINTER se sont fait berner en acceptant de signer cette pétition demandant l’interdiction de cette affiche du FN, croyant de bonne foi lutter contre les relents racistes que porte le FN avec les déclarations antérieures de son président.
Mais d’autres ont manoeuvré sciemment pour obtenir ces résultats.
Mohamed SIFAOUI, dénoncé par les réseaux laïques d’Algérie comme étant au service du pouvoir algérien dans sa lutte contre le GIA mais aussi dans sa lutte contre les laïques d’Algérie, a été le premier à se lancer dans cette bataille, dont le résultat sert extraordinairement le pouvoir islamique conservateur d’Algérie, lequel comme chacun sait, a fait pression au niveau du gouvernement français pour obtenir l’interdiction de cette affiche.
Dalil BOUBAKEUR, recteur de la Mosquée de Paris et Bernard TEPER, secrétaire national inamovible de l’UFAL se retrouvent cote à cote sur cette pétition; il est vrai qu’ils ont passé il y quelques temps déjà un véritable pacte. Je me rappelle très bien (à l’époque j’étais dirigeants national de l’Ufal) que Bernard Teper, heureusement désavoué par sa base, grâce à la vigilance notamment des militants, voulait condamner les caricatures de Mahomet publiés dans les journaux. Je me souviens également qu’un de ses proches, en province, avait invité à débattre, en pleine affaire des caricatures, Dalil Boubakeur en personne ! C’était l’époque des grands projets de carrière politique, pour certains dirigeants associatifs… Je n’ai pas oublié le soutien discret à Nicolas SARKOZY dans sa politique moyen-orientale en refusant de condamner le scandaleux avant-projet du rapport de DURBAN II instituant un délit de blasphème, à charge bien sur d’un soutien discret des organisations musulmanes dites modérées au service du gouvernement algérien ; ils ont été les artisans principaux, et ils en paraissent fier, de cette manoeuvre aux conséquences désastreuses.
Ils se sont trouvés pour ce faire, ne serait-ce que dans cette pétition demandant l’interdiction de cette affiche, aux cotés de leaders du CFCM et de toutes les organisations favorisant l’islamisme.
Ils ont réussi, même, à conforter la position électorale du FN , et pas seulement dans PACA. Les islamistes, les islamogauchistes et le FN peuvent ainsi les remercier.

Les seules répliques possibles et nécessaires

Si l’ordonnance de référé du TGI de Marseille n’est pas réformée sur le fond, les forces islamistes auront gagné une bataille décisive
Si une loi condamnant le port en public du voile intégral n’est pas votée par le Parlement au nom de la dignité de la femme et des valeurs émancipatrices de la laïcité, alors j’ai bien peur que la guerre contre les fascistes islamistes et les féodaux de toute nature soit fondamentalement perdue.
Hubert SAGE

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